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École psychodynamique américaine

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L'école psychanalytique américaine s'est formée à travers des collusions complémentaires et symétriques de différents courants d'idées et de pratiques sur le fond de différentes cultures et valeurs de la morale des puritains et des pionniers.

Histoire socio-culturelle de la psychanalyse américaine

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« E pluribus unum », la devise nationale des États-Unis, signifiant « De plusieurs, un », peut être aussi l'emblème et le programme de l'école psychanalytique américaine formée des entrelacements d'enchevêtrements de différents courants d'idées et de pratiques occidentales et orientales amenées par des réfugiés d'une Europe des intolérances et des exclusions. La vague d'immigration aux États-Unis des années 1930 et 1940 a fait passer la langue scientifique de l'allemand à l'anglais américain. L'odyssée du St-Louis a donné aux États-Unis un grand nombre des plus brillants chercheurs du siècle.

L'Angleterre et le Commonwealth britannique ont été les points de passage ou de transit pour ces exilés de la persécution intellectuelle et politique, comme l'Australie pour Fritz Perls qui a ajouté différentes superstructures à l'infrastructure freudienne pour bâtir sa « Gestalt-thérapie » aux États-Unis et bien d'autres théories qui vont aboutir jusqu'à l'antipsychiatrie de Ronald Laing et David Cooper et la psychiatrie sociale américaine de Gregory Bateson.

Lorsque Freud s'est exprimé à propos des Américains, c'était généralement pour dire sa grande méfiance quant à ce qu'ils pourraient faire de la psychanalyse freudienne. Certains [Qui ?] exégètes freudiens ont apporté des nuances à ces affirmations de Freud en faisant aussi valoir la fascination qu'il avait pour l'Amérique.

La psychanalyse s'est essentiellement développée aux États-Unis grâce à l'afflux des immigrants européens fuyant la montée du nazisme et l'approche de la Seconde Guerre mondiale. Ces immigrants, parmi lesquels se trouvaient certains des psychanalystes les plus brillants de leur époque, ont entraîné un déplacement du centre de gravité du monde psychanalytique du vieux continent vers l'Amérique. Si aujourd'hui la psychanalyse américaine semble avoir perdu du terrain au profit de la pharmacologie et des sciences cognitives, c'est après avoir connu une période de gloire. En revanche, c’est en France que la psychanalyse est devenue importante.

Au départ et dans la mythologie américaine, les colonies anglaises d'Amérique ont été une terre d'accueil des persécutés et l'indépendance de ces colonies, vis-à-vis la Couronne britannique, se fondait sur quelques « libertés » inscrites dans le mythe d'origine et dans la constitution de la République.

  • « […] Les contacts transculturels de différentes populations venues de différents horizons ont donné ce que Gregory Bateson a nommé de « chismogenèse » complémentaire et symétrique étendue de l'anthropologie à bien d'autres domaines, comme la plupart de ses trouvailles. La chismogenèse est définie par Bateson (op. cit. 1971, p. 221) comme un processus de différenciation dans les normes de comportement individuel résultant d'interactions cumulatives entre des individus. » (Gregory Bateson, p. 217-240, La cérémonie du Naven, les éditions de Minuit, Paris, /971)

Il s'agit de relations fondées soit sur la symétrie, soit sur la complémentarité. Dans la « symétrie », les protagonistes tendent à adopter des comportements « en miroir » du type « de plus-en-plus divergents de la même chose » et se caractérisent par l'égalité et la minimisation de la différence, tandis que dans la « complémentarité », le comportement des interactants s'ajustent et se complètent mutuellement pour former une « Gestalt » ou « totalité complète » qui se caractérise par la différence la plus grande possible.

L'interaction complémentaire en « creux » et « relief » est celle des couples dominant-dominé, exhibitionnisme-voyeurisme, parent-enfant, maître-élève, médecin-patient. Ce qui a donné la quasi orthodoxie de l'Est au regard de l'« école de New York » où la psychanalyse était une spécialité médicale et dans laquelle se situait René Spitz (1887-1974) qui a mis l'accent sur les carences affectives dans la relation mère-enfant et d'autres qui ont eu peu d'influences.

L'interaction symétrique « en miroir » est du type de la vantardise et de la surenchère où un exploit imaginaire de l'un conduit à un exploit aussi imaginaire supérieur ou au moins égal de l'autre ou du type de la course aux armements où un bouclier plus épais conduit à une flèche plus puissante qui conduit à un bouclier plus épais et ainsi de suite, pour minimiser la différence et tendre à l'égalité. Il en résulte l'« école culturaliste » de Chicago pour aboutir aux constellations périphériques des « thérapies corporelles » de la Californie.

L'école psychanalytique américaine s'est formée à travers ces collusions complémentaires et symétriques de différents courants d'idées et de pratiques sur le fond de différentes cultures et valeurs de la morale des puritains et des pionniers où le corps est surtout un corps « santé » plutôt qu'un corps ludique et « parure » sur lequel se fondent les prémices freudiennes de l'orthodoxie.

Le déferlement du protestantisme associé à Martin Luther, Jan Huss et d'autres arriva en Angleterre où il s'est identifié à la Réforme et au puritanisme de Cromwell. Le Piétisme et la condamnation de la passion charnelle, la haute valorisation du contrôle de soi et du pouvoir de la volonté et la croyance en une responsabilité personnelle envers Dieu se trouvaient au centre de la morale puritaine qui prônait une vie pure, le zèle au travail, l'effort, la propreté, la cohérence, l'honnêteté et préconisait la simplicité du culte et la solidarité envers les autres membres de la communauté puritaine.

Ces puritains ont rencontré en Angleterre une forte opposition et, en guise de protestation, ils quittèrent la scène anglaise. Arrivés en Amérique dotée d'un climat rigoureux et habitée par une population de plus en plus hostile à mesure que s'accentuait la colonisation, il a fallu faire face à l'adversité et inventer la « morale des pionniers » pour former des individus robustes capables de lutter contre la nature et les populations indigènes hostiles, capables de défricher et cultiver la terre, de produire leur propre nourriture, de bâtir leur propre logement et de fabriquer leurs propres vêtements, où il était primordial de savoir s'adapter à des situations changeantes et affronter les difficultés. Les nécessités des pionniers et les besoins des puritains se conjuguèrent et se trouvèrent à la base du système américain de valeurs.

Ce système américain de valeurs est caractérisé par l'autorité du groupe, la socialité des membres, la solidarité et la responsabilité sociales, la brutalité et la rudesse, la passion pour le changement et le culte de la réussite. La brutalité et la rudesse sont considérées comme nécessaires à la survie de l'individu, tandis que la morale des pionniers croit que le plaisir sexuel amollit l'individu. Alors, la sexualité n'a plus l'importance essentielle conférée par Freud, mais une importance fonctionnelle, voire existentielle.

Pour satisfaire des impératifs antagonistes, les Américains ont aménagé leurs méthodes où un « type régulier » (« good guy ») est celui qui cède aux tentations mais en tant que membre du groupe, c'est-à-dire à condition de faire « comme les autres ». Il peut se permettre ce que le groupe se permet de la même façon. Il suffit de remarquer la grande permissivité dans les « cocktails » et « parties » typiquement américains, alors que la privauté et l'intimité ont un effet dissuasif et coercitif. Le règlement des résidences universitaires américaines autorise la libre circulation des deux sexes, mais impose la tradition de la « porte entrouverte ».

Un comportement, jugé immoral quand il est le fait d'un individu isolé, est accepté et exempt de tout blâme extérieur quand il se produit en présence des autres. La promiscuité, le jeu et la bagarre appartiennent à cette catégorie. Les « drive in » sont aménagés à cet effet et un certain nombre de parcs et aires boisées. Les voyageurs européens sont consternés par l'étalage de « familiarités » qui prévaut dans les « surprises-parties » et dans les lieux comme les « allées des amoureux » où peuvent stationner des centaines d'automobiles avec des couples en train de s'explorer mutuellement. Parallèlement, les congrès de ci et de ça, les réunions d'anciens de toutes sortes ou l'escale à terre d'un bateau favorisent les frasques, les bagarres, les beuveries et les orgies d'une façon qui ne serait pas admise dans des cas isolés.

Au sein de la famille et dans les petits groupes, par l'histoire réelle et mythique des pionniers, la femme veille au respect de la moralité pour l'homme, pour elle-même et pour l'enfant, en contraste aux habitudes européennes où les hommes incarnent et défendent la moralité et la tradition, rendant ainsi caduc le « Nom du Père » qui est en même temps le « Non du Père » lacanien où le Père est l'incarnation ou le symbole de la Loi et de l'Ordre.

Sur le plan intellectuel des sciences et des arts, la conformité au groupe a fait fuir vers l'Europe de nombreux artistes et les plus grands théoriciens scientifiques américains sont pour la plupart nés à l'étranger et ont été naturalisés par la suite. La pression du conformisme n'est pas favorables aux grandes et petites trouvailles et c'est pourquoi ce domaine a été laissé presque entièrement aux Européens qui peuvent clamer oralement ou par écrit des idées originales, nouvelles et vraiment novatrices acceptées, adoptées et bien accueillies, puisque chacun sait qu'ils sont de cultures différentes et qu'on tolère leurs déviations.

En contraste aux colonies française et hispanique d'Amérique où les colons ont été majoritairement des hommes célibataires, la colonie anglaise d'Amérique s'est peuplée de colons venus en famille déjà constituée, de même que le déplacement des « Frontières » vers l'Ouest, où la collaboration entre les hommes et les femmes a été une première nécessité de survie.

Avec la fermière de la colonie et la pionnière de l'Ouest lointain (Far West), la phallocratie du schéma freudien orthodoxe n'a pas été acceptée d'emblée par le système américain de valeurs. Les bourgeoises oisives et entretenues, les « cocottes » et les « demi-mondaines » des grandes villes américaines de l'Est, contemporaines des métropoles européennes, ont cédé la place aux « pétroleuses » des mythes des « Frontières » de la colonie et de l'Ouest.

De la grande variété des cultures et des populations constituantes, l'ethnocentrisme du schéma freudien orthodoxe a trouvé aussi un accueil réservé dans ce système américain de valeurs mis en relief par Heinz Hartmann (1894-1970) où la « psychologie du moi » (« egopsychology ») est celle de multiples adaptations aux conditions changeantes, selon encore ce système américain de valeurs.

À partir des colonies européennes d'Amérique établies sur la côte Est, l'orthodoxie est de plus en plus secouée par les dissidences avec le temps et le déplacement des « Frontières » vers l'Ouest, de Chicago jusqu'aux « Nouvelles Frontières » de Californie dans les années 1960, ouvrant des voies nouvelles, novatrices, plus intéressantes et plus représentatives de l'école américaine psychodynamique par l'originalité, la plus grande spécificité américaine des apports multiples et la défiance envers l'ethnocentrisme et le phallocentrisme européens des quasi-orthodoxies de l'Est qui justifiaient encore l'étiquette de « La voix de son maître ». Dans ce contexte du système américain de valeurs, la répression sexuelle, pierre angulaire de l'édifice freudien, est beaucoup moins essentielle que fonctionnelle pour la survie aux « Frontières ».

La constitution de l'école américaine

La pensée et la pratique américaines iconoclastes, par rapport aux orthodoxies, ont mis en parallèle la cure psychanalytique avec la « médecine nègre », l'intervention « chamanique amérindienne » et la philosophie chinoise du « Chii » et du « Lii » .

Elles ont joint Marx et Freud avec les immigrants philosophes, psychologues et sociologues de l'« école de Francfort », comme Herbert Marcuse et Erich Fromm, chef de file de l'école culturaliste américaine où les problèmes sexuels ne sont plus considérés au centre dynamique des névroses, mais plutôt l'effet que la cause du caractère névrotique.

La conjonction de Freud et Marx a déplacé l'accent de l'étiologie exclusivement intrapsychique vers une étiologie sociale dans l'interaction de l'individu et du groupe social. D'autre part, l'insistance sur le passé dérive vers le présent, l'ici et maintenant (Hic et Nunc) de la situation.

Freud considérait les troubles présents de l'adulte comme la répétition quasi-directe de « pulsions » infantiles que la cure psychanalytique orthodoxe consistait à dissiper en révélant les expériences infantiles sous-jacentes. La croyance en une responsabilité individuelle, précédemment mentionnée, ajoute l'attention des « pulsions instinctuelles » vers les conditions de vie qui façonnent le caractère et les pulsions.

Dans cette école psychodynamique américaine, dont les différentes tendances seront détaillées, le « Surmoi » freudien régulateur des exécutions et des répressions sexuelles du « Moi » est déplacé au profit de l'influence culturelle et le « Moi » à celui de l'initiative, du jugement et de la volonté dans le cadre du système américain de valeurs des pionniers et des puritains. L'universalité freudienne, quant à la préférence pour un garçon dans la famille, aux dépens de la fille, ne tient plus qu'à la singularité d'une structure culturelle patriarcale et patrilinéaire d'une bourgeoisie européenne au tournant du XXe siècle.

Dès lors, le « Moi » décrit par Freud n'est plus un phénomène universel, mais névrotique. La déviation de ce « Moi » spontané est un élément important dans la genèse et la persistance des névroses qui s'inscrit dans la lutte pour la vie dans des conditions économiques et sociales difficiles. La structure de ces névroses serait, dans cette perspective, les perturbations relationnelles et les altercations du « Moi » avec les autres.

En conséquence, la thérapeutique élaborée se déplace de l'aide au patient à maîtriser ses « instincts » vers la réduction de ses angoisses pour pouvoir se passer de ses tendances névrotiques et la restitution à l'individu de sa capacité de spontanéité, c'est-à-dire d'être lui-même son « centre de gravité ».

École culturaliste

Horney

Karen Horney (1885-1952) est représentative de cette école culturaliste américaine qui a pensé la sexualité en rapport avec la culture, le passé articulé aux effets de la situation « actuelle ». Erich Fromm a pris la relève après l'excommunication de Karen Horney.

Fromm

Erich Fromm a raisonné dans le paradigme freudo-marxiste pour catégoriser en sociologue et en psychiatre (son influence fut grande au Mexique, avec notamment le controversé Centre Interculturel de Documentation de Cuernavaca, où a œuvré Ivan Illich et travaillé Paul Watzlawick avant de rejoindre le MRI (Mental Research Institute) de l'École de Palo Alto) et participer à l'élaboration des « thérapies systémiques familiales » dans la continuité de l'école psychodynamique américaine, sur des prémices cybernétiques, sémiotiques et systémiques des théories de la communication dans l’approche écosystémique.

Pour Fromm, la part instinctuelle chez l'Homme s'ajoute au comportement qui tend à s'individualiser dans la résolution du problème fondamental : l'union-au-monde dans la liberté, liberté « positive » (« freedom to ») et liberté « négative » (« freedom from »), amour et haine, confiance et méfiance, créativité et destructivité. Fromm a fait une brillante étude sur le phénomène psychologique du nazisme en particulier et de tout totalitarisme en général à partir des idées de « peur de la liberté » (« Fear of Freedom ») et de l'« évitement de la liberté » (« Escape from Freedom ») dans la destructivité, la haine et la surconsommation pour se relier au monde. Dans l'étiologie sociale, l'union-au-monde d'Erich Fromm peut être reliée au sentiment d'infériorité par le statut social et les conditions de vie selon la psychologie individuelle développée par Alfred Adler.

Les Thérapies corporelles

Sur l'axe culturaliste se greffent progressivement des dissidences mettant l'accent sur tel ou tel aspect dont le plus important est sans doute le corps. Manifestées à travers des techniques orientales du Yoga, du Zen et du Tai Chi et issues directement de Wilhelm Reich dont l'engagement politique et l'élaboration scientifique, particulièrement, sur la « cuirasse corporelle », ces thérapies corporelles se présentent en un large éventail, de la « bio-énergie » d'Alexander Lowen à la « Gestalt-thérapie » de Fritz Perls en passant par la « thérapie primale » d'Arthur Janov. Elles sont toutes fondamentalement issues de l'école psychodynamique américaine.

Ces thérapies corporelles ont en commun pour objectif les retrouvailles avec le corps et le retour dans le corps disloqué, disjoint, isolé et négligé (« non-relié » en lui-même et aux autres, « neg-ligere » : « non-lier ») dans les sociétés industrielles où l'individu et son corps sont réduits en « commodités ».

Il existe dans ces formes de thérapie corporelle une forme psychanalytique explicitement énergétique qui ne se rapporte pas à la thérapie freudienne. Ces thérapies sont langagière et une communalité dans les « abréactions » ou décharges d'énergie dans lesquelles les émotions tendent à s'associer à des représentations mentales, dans le rapport des processus primaire et secondaire de la circulation libre de l'énergie d'où surgit le sens.

Le tout est lié avec Ivan Illich dans l'Outil convivial et la simplicité volontaire dans la relation entre autonomie et hétéronomie.

Lowen

La « bio-énergie » de Alexander Lowen est une technique thérapeutique qui aide le patient à retrouver son corps à travers la respiration et la libre circulation des sensations pour mieux apprécier la vie totale où, selon Lowen, en ne respirant pas profondément, la vie du corps est diminuée, et, en ne ressentant pas totalement, la vie du corps est rétrécie.

Pour Lowen, le corps est une composante des sensations, des sens et de la signification. La liberté est l'absence de restrictions intérieures à la circulation des sensations pour finir sur la maxime latine « Mens sana in corpore sano » où un corps sain dénote un esprit sain. Avec la respiration et la sensation, le corps comprend la sexualité, le mouvement et l'expression de soi, dans l'amalgame des niveaux physique, social et culturel de l'individu.

Perls

La Gestalt-thérapie de Fritz Perls privilégie la nourriture directement reliée à l'agressivité et à la destruction, ce qui n'est pas une découverte pour ce médecin d'origine allemande familier de l'humeur déterminée par le taux glycémique du sang. Par contre, il a écarté des formes d'agressivité générées par d'autres zones érogènes. La primauté de la nourriture chez Perls initie la convivialité du partage de la nourriture. Elle initie aux interactions continues et chaleureuses de l'individu dans sa vie privée et sociale. Les stades prédental et dental de Perls constituent le déploiement du stade oral chez Freud.

En cela, l'alimentation, selon Perls, est le « tire-bouchon » des inhibitions mentales. La relation entre la nourriture et l'agressivité a été déjà longuement étudiée en zoologie et en anthropologie. En zoologie, la lutte au sein de l'espèce et entre les espèces pour la nourriture est permanente, tandis que la lutte et la simulation de lutte pour l'accouplement sont saisonnières. L'humanité pouvant être définie comme une espèce animale qui boit sans soif et qui copule en toutes saisons, ces luttes et simulations de lutte saisonnières et circonstancielles peuvent devenir permanentes. En anthropologie, la convivialité, ou prise de nourriture en commun, amène l'interdiction de tuer ou de violenter les convives.

Janov

Pour la « thérapie primale » d'Arthur Janov, il y a des scènes primales majeure et mineure dont la différence quantitative vient du degré de bouleversement ressenti par l'enfant, en termes de solitude, d'abandon ou de rejet pour ce qu'il est et que le patient doit retrouver pour la résolution du « Moi ». La scène primale majeure de Janov est beaucoup plus large que la scène primitive de Freud qui ne consiste, pour l'enfant, qu'à être témoin de la sexualité de ses parents.

Notes et références


Bibliographie

  • Gregory Bateson & Jürgen Ruesch, Communication et société, la matrice sociale de la psychiâtrie, Seuil, Paris, 1988.
  • Collectif, Les écoles psychanalytiques : la psychanalyse en mouvement, Tchou, Sète, 1981.

Voir aussi

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