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Énigme archéologique

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L'expression énigme archéologique, ou mystère archéologique recouvre, selon son emploi, des réalités différentes.

Elle se base généralement sur une découverte archéologique dont certains aspects sont incomplètement explicables. Cependant, un grand nombre finissent par recevoir une explication plausible, sinon avérée. L'expression rencontre un grand succès médiatique, au carrefour de la science, de l'ésotérisme et de l'exotisme.

Énigmes résolues

Les mégalithes

Les mégalithes sont de très grosses pierres (au moins quelques tonnes), taillées et déplacées parfois sur de longues distances, par des civilisations dépourvues de moyens de transport élaborés. On en retrouve sur toute la planète : des menhirs bretons aux statues de l'île de Pâques en passant par la Corée. La taille et l'érection de ces mégalithes a donné lieu à de nombreuses théories mais la connaissance des techniques anciennes d'extraction de la pierre, procédant par éclatement et non par découpe, a permis d'expliquer ce phénomène. Il existe deux techniques principales :

  • l'étonnement de la roche, en la chauffant avec du feu, technique attestée chez les Égyptiens et encore utilisée de nos jours[1] ;
  • la technique dite des « coins forcés », qui exploite une fissure avec du bois mouillé pour le faire gonfler, qui ne demande aucun effort.

Des techniques rudimentaires – rouleaux, leviers – permettent de démultiplier la force des ouvriers et des calculs simples montrent qu'elles suffisent à déplacer de lourdes charges, sur un terrain préparé. Déjà prouvée par le calcul, la possibilité de tels déplacements a été confirmée par l'archéologie expérimentale.

Glozel

À partir de 1924, on mit au jour à Glozel, dans une même couche stratigraphique, des objets très anciens mais fabriqués à des époques très différentes, ainsi que des tablettes inscrites d'un système d'écriture inconnu. On conclut généralement à la supercherie[2].

Article détaillé : Glozel.

Bibliographie

  • Jean-Pierre Adam, L'archéologie devant l'imposture, Robert Laffont, 1975.
  • Jean-Pierre Adam, Le passé recomposé. Chroniques d'archéologie fantasque, Seuil, Collection Science ouverte, 1988.
  • Jean-Loïc Le Quellec, Des Martiens au Sahara, Chroniques d'archéologie romantique, Errance-Actes sud, 2009

Notes et références

  1. Jean-Pierre Adam, L'archéologie devant l'imposture, Paris : Robert Laffont, 1975, p 140
  2. Jean-Pierre Adam, L'archéologie devant l'imposture, Paris : Robert Laffont, 1975, p 71-94

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