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Action antifasciste

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Le logo du réseau.

En France, en Belgique et en Suisse, l'Action antifasciste (AA) est un réseau de groupes autonomes se définissant comme « antifascistes », dont notamment Action antifasciste Paris-banlieue[1].

Liés par réseaux sociaux interposés, autonomes les uns des autres, les groupes indépendants, souvent affinitaires, forment une mouvance plus qu'un véritable mouvement traditionnel organisé. Le politologue Nicolas Lebourg précise que « C'est assez typique d'une nouvelle forme de militantisme qui se construit loin d'un parti monolithique ou d'un léninisme d'une seule teinte »[2].

Histoire et idéologie

Fondé dans les années 1990, Action antifasciste se réclame de l'expérience antifasciste allemande des années 1930, inspirée notamment par le propagandiste Serge Tchakhotine.

Le nom du réseau, ainsi que son logo ont été empruntés à l'Antifaschistische Aktion allemande. Le logo présente, en son centre, deux drapeaux parallèles : le rouge pour le communisme et le noir pour l'anarchisme.

Selon le témoignage d'un de ses membres recueilli par Rue89, Action antifasciste est un mouvement peu structuré : « Il ne fait pas d'AG, seulement des réunions informelles, et des actions par groupes de deux ou trois amis qui agissent régulièrement ensemble mais sans forcément interagir avec les autres membres de l'Antifa[3]. »

L'un de ses fondateurs explique à l'AFP que leur objectif est de « connaître, analyser et combattre les organisations et modes de pensée pouvant être qualifiés d'extrême droite ». Antifa et anticapitaliste avant tout, ce réseau qui se présente comme « transpartisan à gauche de la gauche, et bien en face des plus à droite » n'est ni une organisation, ni un parti politique, « les rencontres se font donc dans la rue, les manifs, les actions »[4].

Le réseau utilise abondamment Internet pour communiquer, chaque groupe autonome ayant son propre site où il développe ses actions particulières.

Action antifasciste Paris-Banlieue

Logo de Action antifasciste Paris-Banlieue.

Créée en 2012[2], Action antifasciste Paris-Banlieue serait le groupe qui compte le plus de militants antifa à Paris, avec beaucoup d'anciens de la tribune Auteuil du Parc des princes[5].

Selon le groupe REFLEXes, concernant Action antifasciste-Paris Banlieue à laquelle appartenait Clément Méric, « Déjà il faut préciser de quelle AFA on veut parler. Il existe aujourd'hui une multitude de groupes revendiquant l'étiquette AFA, dont beaucoup l'activité se résume à une présence sur Internet ou Facebook. Si on parle de l'AFA-Paris Banlieue à laquelle appartenait Clément, c'est un groupe avec une existence et une activité militante bien réelle, avec pas loin de 60-80 militants/sympathisants. Ils proviennent de différents milieux dont le milieu antifa radical libertaire, les stades, mais aussi du rap[6]. »

Pour Action antifasciste Paris-Banlieue, le combat est d'abord politique, « La lutte antifasciste ne repose pas sur les violences de rue (...) Le but de l'antifascisme n'est pas de se battre avec l'extrême droite. Ça, c'est leur vision à eux. Une vision basée sur le conflit en désignant des ennemis, à savoir l'étranger, l'homosexuel ou l'antifasciste (...) Mais, à partir du moment où vous combattez des gens qui se nourrissent de la violence, que voulez-vous qu'il se passe ? Oui, la violence existe »[7].

Affaire Clément Méric

Article détaillé : Affaire Clément Méric.

Le 6 juin 2013, Clément Méric, un militant de l'Action antifasciste Paris-banlieue décède à la suite d'une rixe survenue la veille avec une bande de skinheads d'extrême droite.

Cette mort a déclenché un fort émoi sur la scène politique française[8].

Vidéographie

  • Marc-Aurèle Vecchione, Antifa - Chasseurs de skins, Résistance Films, 60 min., 2008, voir en ligne.
  • Hondelatte Dimanche : Qui sont les antifascistes ?, Numéro 23, 16 juin 2013, voir en ligne.

Sources

Références

  1. Liens antifa sur actionantifasciste.fr.
  2. 2,0 et 2,1 Matthieu Goar, La galaxie des nouveaux antifascistes (http://www.20minutes.fr/politique/1171745-20130611-galaxie-nouveaux-antifascistes), 20 Minutes, 11 juin 2013.
  3. Sophie Caillat, Elian Peltier, « Clément Méric, militant “antifa” et “radical introverti” » (http://www.rue89.com/2013/06/06/clement-meric-militant-antifa-radical-introverti-243063), Rue89, 6 juin 2013.
  4. AFP, « Son fondateur lève le voile sur le réseau autonome d'antisfascites dont Méric était membre » (http://www.midilibre.fr/2013/06/06/son-fondateur-leve-le-voile-sur-le-reseau-autonome-d-antisfascites-dont-meric-etait-membre,712041.php), Midi libre, 6 juin 2013.
  5. Tiphaine Le Liboux, Les antifascistes, des survivants des années 90 (http://www.liberation.fr/politiques/2013/06/06/les-antifascistes-des-survivants-des-annees-90_909009), Libération, 6 juin 2013.
  6. Nicolas Lebourg, « Rencontre avec “REFLEXes” : qu'est ce que l'antifascisme ? » (http://tempspresents.wordpress.com/2013/06/15/rencontre-avec-reflexes-quest-ce-que-lantifascisme/), Fragments sur les temps présents, 15 juin 2013.
  7. Frédéric Frangeul, « Les “antifa”, ces chasseurs de skinheads » (http://www.europe1.fr/France/Les-antifa-ces-chasseurs-de-skinheads-1544053/), Europe 1, 7 juin 2013.
  8. « Mort de Clément Méric : droite et gauche s'accusent de récupération » (http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/06/07/mort-de-clement-meric-droite-et-gauche-s-accusent-de-recuperation_3426010_823448.html), Le Monde, 7 juin 2013.

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

  • Site de l'Action antifasciste (http://actionantifasciste.fr/presentation/)

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