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Adombrement (théosophie)

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définition de l'adombrement

Dans la terminologie de la Théosophie et plus particulièrement de la magie blanche, l'adombrement, ou action d'adombrer, est un processus par lequel un être spirituellement très avancé - du rang d'un "fils" de dieu, ou avatar divin[1] - utilise avec son plein accord conscient, le véhicule physique d'un disciple (généralement un initié de niveau assez élevé) afin de transmettre les enseignements spirituels de haut niveau, nécessaires au développement moral futur de l'humanité[2].

La conscience adombrante pénètre temporairement le corps du disciple et peut ainsi œuvrer à l'accomplissement de sa mission terrestre au sein de l'humanité, en usant de celui-ci comme intermédiaire. L'adombrement est employé lorsque le Maître ne peut venir lui-même en incarnation et qu'il se trouve dans la nécessité de toucher rapidement l'humanité.

conditions de l'adombrement

L'adombrement nécessite l'assentiment total et la pleine coopération du disciple adombré (ce qui exclut toute médiumnité de type inférieur et donc inconsciente). Il est pleinement conscient de ce qui se passe à travers lui, ce qui distingue formellement l'adombrement de la possession, laquelle est son exact contraire, au moins dans ses effets, puisqu'elle est le contrôle exercé par un être maléfique sur un autre être, lequel est contraint et subit cette emprise malgré lui, ce qui se fait à ses dépens.

Selon les enseignements théosophiques, le Christ adombra son disciple Jésus durant les 3 dernières années de sa vie, entre son baptême dans le Jourdain (par Jean-Baptiste), et sa crucifixion. Durant cette période, ce n'était plus Jésus qui s'exprimait, mais le Christ à travers lui.

Au regard de la théosophie : le Christ et Jésus seraient donc deux entités différentes, le Christ ayant occupé le corps de Jésus pendant les trois années de son ministère public.

Le caractère éminemment "subtil" du processus de l'adombrement, donc imperceptible par le commun des mortels, explique que l'histoire n'ait retenu que les noms couplés Jésus-Christ sans faire de distinction.

Pour l'immense majorité des chrétiens, les noms Jésus, Christ ou Jésus-Christ sont synonymes, alors que pour les ésotéristes, ils définissent trois conditions, trois statuts différents :

  1. Jésus l'homme, le grand initié;
  2. le Christ, incarnation du principe christique (ou conscience christique), et chef de la hiérarchie spirituelle de cette planète;
  3. Jésus-Christ, c'est-à-dire Jésus pendant son adombrement par le Christ.

Un être d'une magnitude spirituelle supérieure, tel un "Boddhisattva" (ou Christ), peut éventuellement adombrer un groupe plus ou moins important de personnes. La Théosophie tient l'actuel Bodhisattva, (Maïtreya Bouddha), pour la même entité que le Christ des chrétiens, mais aussi que l'Imam Mahdi des musulmans, ainsi que le Messie des juifs, en fait, le grand être spirituel dont toutes les religions -sous des noms différents- annoncent le retour plus ou moins proche.

Usage du terme

Le terme adombrement est surtout utilisé dans la littérature ésotérique (œuvres d'Alice Bailey, d'Héléna Blavatsky, d' Annie Besant, de Charles Leadbeater), ainsi que quelques auteurs contemporains (comme Benjamin Creme).

Le New Age s'est aussi approprié le terme.

références

  1. soit : du 8e degré initiatique (un Christ ou Bodhisattva, par exemple Maïtreya), parfois aussi un Maître de Sagesse
  2. "Car chaque fois qu'il y a relâchement dans l'observance de la Loi, et recrudescence de l'impiété en tous lieux, alors Je me manifeste." (Bhagavad-Gîta, IV, 7 et 8.)

Sources

bibliographie

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