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Affaire Gerson

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Article principal : Lycée Gerson.

Lycée précédemment considéré comme « ouvert d'esprit »

Une mère d'élève déclare « Nos enfants, on les a mis à Gerson justement parce que c'était un collège ouvert, c'est cette tolérance et cette ouverture d'esprit qui nous a plu »[1]. Cela semblait être le cas jusqu'à l'arrivée du nouveau directeur en 2011.

Intervention d'Alliance Vita

Le 14 avril 2014, Europe 1 révèle que des enseignants, des élèves et leurs parents s'inquiètent de « dérives intégristes » lors des cours de catéchèse au lycée Gerson. Ils citent en exemple des interventions de l'association anti-avortement Alliance Vita fondée par Christine Boutin. Des propos comme : « Une fille qui prend la pilule du lendemain est considérée comme ‘semi-meurtrière’. En revanche, une fille qui avorte commet un ‘homicide volontaire’ » auraient été tenus[2].

L'association Alliance Vita s'estime victime de diffamation et annonce qu'elle va porter plainte[3].

Intervention de la Fondation Jérôme-Lejeune

l'intervention d'Alliance VITA n'est pas un événement isolé. Fin janvier, c'est la Fondation Jérôme-Lejeune, anti-IVG et anti-euthanasie, qui était invitée à intervenir sur le droit à la vie et le handicap devant les élèves de 6e[1].

Autres allégations

  • Deux enseignants ont reconnu être membres de l'Opus Dei. La porte parole de l'Opus Dei confirme que deux femmes de l'Opus Dei travaillent bien à Gerson mais que l'organisation en tant que telle n'est jamais intervenu à Gerson[4].
  • Les enfants non baptisés, les enfants issus de familles recomposées, de parents séparés ou de familles monoparentales, les enfants juifs ne seraient pas admis dans le Lycée[5].
  • D'après le syndicat de l'enseignement privé catholique FEP-CFDT : « plusieurs professeurs se sont plaints de harcèlement » et une vingtaine ont demandé leur mutation. « Clairement, on veut faire de cette école un établissement Opus Dei et faire partir ceux qui s'y opposeraient »[6],[7].
  • « On les a forcé à se confesser », raconte une maman, dont les enfants sont pourtant de confession juive[1].
  • « Un des parents chargés du catéchisme leur a dit : le viol, c'est forcer une femme à avoir du plaisir »[1].
  • Le portrait du Pape François, contrairement à Jean-Paul II et Benoît XVI, n'est pas affiché. Ce pape n'est pas apprécié par les catholiques les plus conservateurs[1].

Actions des autorités

  • Benoît Hamon, le nouveau ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, diligente le 15 avril 2014, une mission d'inspection dans le lycée[8].
  • La Direction diocésaine de l'Enseignement catholique de Paris écrit que « De fortes convictions sont reconnues à l'encadrement mais soulèvent la crainte d'une recherche d'uniformité dans le recrutement des élèves comme du personnel et d'une vie de l'établissement refermée sur elle-même »[9]. Le diocèse de Paris est mis en cause [1].

Notes

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