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Agence (association)

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Agence[n 1] est une association qui a été fondée par l'artiste belge Kobe Matthys[1], en 1992. C'est un outil de réflexion visant à étudier la partition des notions philosophiques de "nature" et de "culture" en art. Pour cela, Agence est en train de constituer une liste[2] de controverses juridiques liées à l'art et aux pratiques artistiques[3].

Début du parcours

Le cheminement d'Agence à débuté à Francfort lors des études d'art de Kobe Matthys à la Staatliche Hochschule für Blidende Künste. À cette époque, Kobe Matthys effectuait des expérimentations dans le domaine de l'improvisation (art plastique, danse, théâtre...). Il s'intéressait aux variations des résultats obtenus, lorsqu'un des éléments de la série des instructions initiales variait. Cela l'a amené par la suite, à considérer la propriété intellectuelle, comme un "protocole" (instruction, « règle du jeu ») imposé aux artistes et extérieur à leurs pratiques. Ceci fut l'élément fondateur de la création d'Agence. Celle-ci s'intéresse donc depuis aux influences entre la propriété intellectuelle et l'écologie des pratiques artistiques.

Questionnement d'Agence sur la division "nature" et "culture"

La notion philosophique[Qui ?] de "nature" (objet) peut être considérer comme l'ensemble des caractéristiques innées communes et universelles à tous les êtres d'une espèce[n 2] et ayant une immuabilité relative. La notion philosophique de "culture" quant à elle serait propre à l'être humain et serait acquise par l'éducation. C'est un changement, une transformation, une appropriation, pouvant aller jusqu'à la privatisation par un individu, ou un groupe donné (sujets qui agissent) de la nature par la pensée, l'action, l'expression[n 3]... Ceci aboutit au particulier, au singulier, à l'original. C'est l'évolution, dans laquelle un ordre nouveau se mêle à l'ordre naturel. Donc, théoriquement la distinction entre nature et culture est relativement aisée.

Dans la réalité matérielle de la production artistique, l'un étant enchevêtré dans l'autre, les critères qui permettent de faire la distinction entre les deux sont bien plus complexes à définir. On pourrait avoir tendance à définir comme naturelle et à universaliser une chose qui a une valeur culturelle, singulière, propre à un groupe et n'appartenant qu'à une société donnée. Ou inversement, on pourrait définir une chose naturelle comme culturelle et à se l'approprier consciemment, ou non, pour une raison ou pour une autre.

C'est sur cette distinction complexe des fondements de la notion de propriété intellectuelle, d'une part le naturel, le droit réel et d'autre part le culturel, ou le droit personnel que la justice et donc la société doivent se prononcer et opérer un "classement". Les concepts de nature et de culture ne sont pas directement utilisés par la justice. On va plutôt rencontrer les notions d'idée/d'expression, d'objet/de sujet, de fruit de la création/de conséquence de l'évolution, d'humain/de non humain[n 4], d'originalité/de banalité, d'individuel/de collectif...

Les cas répertoriés par l'Agence ont un statut difficile à définir et mettent en évidence cette complexité. Ils s'opposent à une classification évidente sur laquelle s'appuie la propriété intellectuelle. Selon Kobe Matthys, c'est du doute et du questionnement que naît l'intérêt des controverses.

En pratique

Kobe Matthys a une approche conceptuelle, influencée par des mouvements artistiques artistes tel que l'art institutionnel (Dan Graham...), ou le collectif Fluxus[n 5].

Agence depuis sa création inventorie des controverses. Elle les désigne sous le nom de « chose » et de « quasi-chose » lorsque les verdicts des procès, ou la médiation les concernant ne sont pas encore rendus. Ce sont des jurisprudences[n 6] en lien avec la propriété intellectuelle d'œuvres artistiques. Le terme "chose" sous-entend un affranchissement de la classification "nature"/"culture" utilisée par la propriété intellectuelle. Ces dossiers sont regroupés sous la forme d'une liste[n 7]. Ils comportent un numéro et un nom permettant leur identification. Chacun étant étudié de manière singulière, ils ne sont pas classés, mais cartographiés dans un réseau, ou une arborescence mettant en évidence les liens pouvant éventuellement les rapprocher.

Agence a effectué des recherches dans des domaines relativement courants, dans un premier temps. Puis, elle a évolué vers l'examen de pratiques artistiques de plus en plus singulières et même de pratiques minoritaires dans des pratiques majoritaires... ex: numéros avec des animaux de cirque, ouvrages rédigés à l'aide d'écriture automatique résultant de l'intervention d'esprits chez des médiums, la technologie et les machines[4], l'enregistrement de chants d'oiseaux... La propriété intellectuelle attribuée à ces formes d'expression n'est pas considérée juridiquement équivalente à celle des humains. L'“artisanat” ou la conception d'objets utilitaires, quel que soit le degré de satisfaction qu'ils offrent, ne bénéficient pas de la protection des droits d'auteur, à la différence des œuvres d'art...

Agence[n 8] s'intéresse aussi à la réciprocité et à la collectivité. C'est-à-dire à l'enchainement des actions, donc à une vue d'ensemble et non aux éléments isolés. Les listes regroupent un mélange d'intentions (humains, parfois non humain). Agence s'est intéressée à ses débuts aux collectivités humaines, comme les fanclubs (ex: Harry Potter, Tween pics) notamment et aux interactions entre auteurs et spectateurs, lecteurs...

Matériellement[5], l'ensemble constitue une archive composé de boites en bois, une par "chose", comportant les pièces présentées lors des audiences (objets, copies des textes du jugement, livres, coupures de presse, photos, vidéos...). La mention "spécimen" est apposée sur ces pièces, pour des raisons pratiques[n 9], mais également en référence à leur valeur matérielle potentielle, ou encore aux spécimens[n 10] que l'on peut admirer dans les musées d'histoire naturelle.

Lors des expositions, Kobe Matthys sélectionne des "choses" qui peuvent être regroupées selon un ou plusieurs critères en lien avec le thème choisi[6]. Ce dernier se présente souvent sous la forme d'une question telle que : « comment ce qui est commun peut-il s'insérer dans le champ artistique[n 11] ? Comment des collectifs parviennent à s'inclurent au cœur des pratiques artistiques ? Comment les corps peuvent-ils être inclus dans les pratiques artistiques? Comment les non-humains peuvent-ils parfois s'inclure dans les pratiques artistiques...? »

Le contenu de certaines des choses sélectionnées sont présentés sur des tables éclairées par des suspensions lumineuses, alors que d'autres restent dans les boites sur des étagères[n 12]. Les pièces de ces dernières sont consultables sur demande[n 13] et sous supervision du « gardien des choses », personne désignée et ayant un rôle actif dans leur présentation[n 14].

Les « choses » sont en outre, matière à des assemblées publiques. Ces débat/performances[n 15], se déroulent dans des gradins[n 16] facilitant les échanges. L'artiste y invite différents intervenants: artistes, auteurs, chorégraphes, danseurs, designers, juristes, historiens, chercheurs, dramaturges, thérapeutes, philosophes... Cette approche singulière permet de prolonger la réflexion en dehors du palais de justice[n 17], d'approfondir les connaissances sur le sujet et éventuellement de proposer une alternative, sans pour autant donner de conclusion. Chacun repart avec la sienne, voire avec de nouvelles questions à leurs issues.

Les choses font également l'objet de publications et de conférences[n 18].

Le travail est en constante évolution et de nouveaux domaines et questionnements apparaissent constamment. À l'heure actuelle, le numérique est une nouvelle source d'étude et de questionnement pour Agence. Auparavant, les sites hébergeant des contenus étaient responsables de ce qu'ils mettaient en ligne. Récemment[Quand ?], la loi a été inversée. C'est maintenant à l'ayant droit de réclamer le retrait du contenu, s'il ne souhaite pas le voir apparaitre. Ou encore une interrogation sur le fonctionne et des limites du peer to peer

À l'avenir, Agence devrait faire[pas clair] évoluer les expositions vers des « rétrospectives »[n 19]. Actuellement l'Agence recherche à combiner plusieurs séries ensemble.

Agence garde une distance par rapport aux éléments qu'elle présente. Elle ne tranche jamais. Le doute laissé en suspens favorise la réflexion. C'est une manière de rendre le spectateur actif.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Expositions

Expositions personnelles (sélection)
  • 2014: Agence, assemblée (des gestes et de la pensée), La Verrière, Fondation d'entreprise Hermès
  • 2013: Agency. Scripted by Characters, Centre d'art contemporain, Vilnius
  • 2012: Chose n°001650 (Gypsy), Musée de la danse, Rennes
  • 2012: Chose 000783 (The Nutcracker: A Story & A Ballet), KaaiStudio, Bruxelles
  • 2011-2012: Résidence aux Laboratoires d'Aubervilliers, Paris
  • 2011: Assembly, Objectif-Exhibitions, Anvers, 2011
  • 2011: The Showroom, Londres
  • 2010: Contemporary Art Museum, St. Louis
Expositions collectives (sélection)
  • 2011-2012: "Grand Domestic Revolution", Casco, Utrecht
  • 2009-2012: "Animism" ExtraCity, [Mus%C3%A9e d'art contemporain d'Anvers] (M HKA), Anvers, Kunsthalle de Berne, Generali Foundation, Vienne, Haus der Kulturen der Welt, Berlin
  • 2011: "Speech Matters", Biennale de Venise
  • 2010: "Les vigiles, les menteurs, les rêveurs. Erudition concrète", Le Plateau, Paris
  • 2010: Contemporary Art Museum, St. Louis
  • 2009: "PhotoCairo 4: The Long Shortcut", CiC Cairo
  • 2008-2009: Un-Scene, Wiels, Bruxelles
  • 2008: Master Humphrey's Clock, De Appel, Amsterdam
  • 2008: 5th Berlin Biennial
  • 2008: "Anna Kournikova Deleted by Memeright Trusted System", HMKV, Dortmund
  • 2006: "on the way to: From/To Europe", Shedhalle, Zürich
  • 2006: Biennale de Paris
  • 2005: "Projekt Migration, Kölnischer Kunstverein, Cologne
  • 2004: "Bartleby", HAU, Berlin

Séminaires et conférences

  • 2016: Artist's Ideals and the Ideal Curator – Grégory Castéra & Kobe Matthys, conférence sur Agence (en anglais), Centre d'art contemporain Witte de With, Rotterdam.
  • 2014: Agence, assemblée (des gestes et de la pensée), Reportage vidéo sur l'exposition d'Agence à La Verrière, Fondation d'entreprise Hermès, vidéo
  • 2014: Kobe Matthys (Agence), Studium Generale, Académie Gerrit Rietveld, Amsterdam vidéo
  • 2014: Agency Assembly (Sofam Artist Talks), Beursschouwburg, Bruxelles
  • 2013: State of the arts – solidarity and action, Social security and the inscription of an artist as a worker - Kobe Matthys and Axel Claes, Beursschouwburg, Bruxelles
  • 2011: Séminaire avec Kobe Matthys, séminaire "Something you should know: Artistes et producteurs aujourd'hui", École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris lien.

Publications

  • Ding 001151, De Witte Raaf #143, jan-février 2010.
  • F.R. David #10, De Appel, Amsterdam, 2009
  • dotdotdot #17, New York, 2008
  • Starship Magazine, été 2008
  • ARTS FLANDERS 08 – COMPILATION BOX, Bam arts, 2008 lien
  • Casco Issues XI: An Ambigous Case, Casco, Utrecht, 2008
  • Brakin. Brazzaville-Kinshasa, Jan van Eyck Academie, Maastricht & Lars Müller Verlag, Baden, 2006
  • The Manifesta Decade, MIT Press, 2005

Notes et Références

Notes

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Références

  1. Rencontre avec Kobe Matthys, de l'agence Agence, 22/11/2012
  2. Agence a commencé à constituer cette liste en 1992 et elle continue à la faire évoluer à l'heure actuelle[Quand ?]
  3. Kobe Matthys : collectionneur de controverses artistiques, 01/03/2013
  4. Agence, Assemblée (Générique & Spécifique)
  5. Agence - Assemblée (Générique & Spécifique), Le Grand Café (https://vimeo.com/149743222)
  6. Agence Assemblée (Générique & Spécifique) (http://www.grandcafe-saintnazaire.fr/fr/projets/645-agence.html), 10/10/2015
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