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Alain Vagh

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Alain Vagh (ou Vagh-Weinmann) est un céramiste et peintre français, autant figuratif que surréaliste. Il est né à Toulouse en 1947.

Biographie

Alain Vagh-Weinmann est le petit fils de Maurice Vagh-Weinmann (1899-1983) et le fils de Tihamer (dit Tim) Vagh-Weinmann (1925- 2009). Le père et deux oncles - Nándor (1897-1978) et Elemer (1966-1990) -, tous artistes peintres hongrois sont arrivés en 1937 en France[1],[note 1].

Les trois frères travaillent ensemble et parcourent la France avec femmes et enfants. Les Vagh-Weinmann ne s’intéressent pas à la religion, mais étant de confession juive ils décident, en 1939, de partir s'installer en zone libre à Toulouse, au 5 bis rue Coustou (où Alain Vagh-Weinmann verra le jour).[réf. nécessaire]

En 1942, âgé de 17 ans, le père d’Alain, Tihamer Vagh-Weinmann, rejoint la résistance au côté de Jean-Pierre Vernant puis s'allie au FTP-MOI (unités de la résistance, du communiste) ainsi qu'à celui des vétérans espagnols de la guerre civile. Tim Vagh-Weinmann sauva, durant la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de familles de confession juive, des communistes, et des résistants[réf. nécessaire].

Durant la guerre, Tihamer Vagh-Weinmann rencontre Jacqueline Langreney, la fille d'un riche parisien installé en Provence, et partisan du Régime de Vichy. Ils se marieront à la fin de la guerre et ce en dépit des divergences politiques qui subsistent entre le père de la jeune femme et Tihamer. De cette union naîtront six enfants ; Jean-Pierre, Alain, Vincent, Dominique, Laurent et Frederic. Alain est le second de la fratrie.[réf. nécessaire]

En 1957, Alain Vagh Weinmann entre au lycée Mignet à Aix-en-Provence. Adolescent il se lie d'amitié avec Mirabelle Jouve, la fille du céramiste Georges Jouve (en) qui deviendra, plus tard, une source d’inspiration pour Alain dans la réalisation des ses céramiques. Pas très bon élève, il quitte le lycée à 16 ans pour aller travailler dans une boite de nuit « La Grange aux Loups » que son père avait bâti sur la colline du village de Ventabren, ainsi baptisée en hommage à la chanteuse Barbara. Il rencontre en 1964 à Ventabren, sa future épouse, Jacqueline Emphoux (dite Jacotte), originaire de Salernes (Var).[réf. nécessaire]

En 1966 le père d’Alain Vagh ferme la « Grange aux Loups », et part avec son épouse, ses enfants et ses beaux enfants dans le Massif du Luberon pour y créer un ranch, cadastré sous l’appellation d'Éden Val (la vallée du bonheur).[réf. nécessaire]

En mai 1968, Alain Vagh-Weinmann et Jaqueline Emphoux se marient et Jean-Paul Bassaget est leur témoin ; le dessinateur Ronald Searle, ami d'Alain, leur dédie une série de dessins originaux pour l'occasion.[réf. nécessaire]

Parcours

Céramique

En 1968, Jacotte, l'épouse d'Alain Vagh, hérite de son père d'une usine de céramique située à Salernes. Alain Vagh se lance dans l'aventure. Il commence tout d'abord son apprentissage[2] sur des tomettes ; l'engobage, le séchage naturel au soleil, la cuisson au four à bois, l’émaillage et la recherche de nouvelles formes[3],Erreur de script : le module « Ref » n’existe pas.. Il fabrique des céramiques aux teintes dans la ligne de Jouve. Il choisit aussi de raccourcir son nom de famille, préférant se faire appeler Alain Vagh.

Toujours en 1968, Sylvain Floirat, le fondateur du Groupe Floirat, rachète « le Byblos » de Saint-Tropez et demande à Alain Vagh de lui fabriquer un décor en brique de style babylonien. « Je n'y arrivais pas, et un jour j'en ai jeté une par terre de colère, elle n'était pas encore sèche alors cela a donné une forme différente qui m'a plu, et je l'ai appelé les terres arrachées » explique Alain Vagh.[réf. nécessaire] Le décor est toujours visible dans l'hôtel de Saint Tropez.

En mai 1969, il est sollicité pour refaire, dans le Fort de Brégançon, toute une pièce en tomettes de style du XVIIIe siècle.[réf. nécessaire].

La même année il reçoit un courrier du marchand d'art du sculpteur César, lui demandant s'il serait d'accord pour compresser de la poterie afin d'en faire une œuvre dans la ligne du sculpteur. Pour compresser la terre il faut qu'elle soit molle, et césar voulait le faire lui-même et n'est jamais venu au rendez-vous. Alain Vagh décide, malgré tout, de tenter de faire la compression lui-même, et apporte le résultat à César qui n'apprécie pas du tout l’initiative d'Alain[1]. Alain ne reverra plus jamais César après cette histoire.[réf. nécessaire].

En parallèle il propose de construire des cuisines, des salles de bains... et toutes sortes de décors qu'il peut réaliser avec ses céramiques qu'il fabrique dans son usine à Salernes[3],[2],[4].

Dans les années quatre vingt, parce qu'il en avait assez de démolir ses stands de démonstration à chaque fin de salon d’exposition. Il décide de fabriquer un showroom mobile, en habillant un véhicule tout-terrain (4X4) de céramique et en le transformant en salle de bain[2]. C'est depuis lors que la presse et ses collègues lui attribuèrent le surnom de « Céramiste fou »[4]. Après la voiture, il se mit à recouvrir un piano à queue, une télévision, un sidecar, des poteaux EDF… Ensuite il se mit à créer ses propres œuvres, des totemsErreur de script : le module « Ref » n’existe pas., les yeux de Pablo Picasso, des chaises…

Des chaises ont d’ailleurs été utilisées durant plusieurs mois sur le plateau de télévision de l’émission « Le Cercle de minuit » animée par Michel Field car en 1994 c'est Alain Vagh qui a la charge de la décoration. Ses chaises colorées et biscornues plaisent et intriguent les invité(e)s. Dès lors, Michel Field, décide d'inviter Alain sur son plateau[5]. Ce jour là, le pianiste géorgien Irakli Avaliani, invité lui aussi de l'émission joua la Mazurka de Chopin sur le piano grand queue décoré en céramique par Alain Vagh plusieurs années auparavant. Sacha Distel a également joué sur le piano d'Alain durant un festival à Ramatuelle, ainsi que le pianiste François-René Duchâble lors d'un concert au château de la Moutte à Saint-Tropez.

En 1992 Alain Vagh rencontre l'architecte Albert Caviezel, avec qui il réalisera plusieurs chantiers en céramique ; de Engelberg en Suisse, puis États-Unis, au Japon, et au Canada… En 1993 il arrive à Paris à bord d'une péniche qu'il avait recouverte de céramique[6] pour deux amis ; Olivier Baussan et Hazel une jeune femme passionnée de péniche. Toujours avec Olivier Baussant, ensemble ils créent, en 1992, la première boutique située rue Vavin dans le sixième arrondissement de Paris. C'est à cette époque qu'il découvre, entre la Place de la Contrescarpe et les quais où il avait accosté, sa future boutique parisienne – dans le quartier de Jussieu, au 24 rue des Fossés saint-Bernard, dans le cinquième arrondissement de Paris. Il s'y installera en 1994 pour y vendre ses céramiques. Toujours en 1994, il ouvre une seconde boutique sur l'Île de Ré, puis en 1996 une troisième à Ramatuelle.

Peinture

Tableau d'Alain Vagh. Exposition Émoi pictural pour le creux poplité (féminin), mai 2018, Paris.

Alain Vagh-Weinmann a grandi dans un univers de peintres. Enfant, il passait des heures à regarder travailler son grand-père, Maurice Vagh-Weinmann. Il prenait grand plaisir à nettoyer les pinceaux et la palette du maître. Et son Grand Père adorait prendre son petit fils comme modèle.[interprétation personnelle] La collection de Maurice Vagh-Weinmann comprend, au moins, une trentaine de tableaux représentant Alain lorsqu'il était enfant.

Bien qu’Alain ait peint son premier tableau à huit ans, il ne se sentait pas à la hauteur face au talent de son aïeul. Il se contentait alors de dessiner (au crayon ou au stylo) des personnages tels que, Peter Pan, des cow-boys, des super-héros de bandes dessinées...[interprétation personnelle] Dans les années soixante dix, il reprend le pinceau, et peint un tableau représentant un poteau en béton entouré d'un arc en ciel, qu'il intitula « Horreur Boréale triphasée »Erreur de script : le module « Ref » n’existe pas.. Alain repose à nouveau les pinceaux pour un temps, et se remet à temps plein à la céramique. Mais dans les années 2000, alors qu'il est en visite à la Galerie Garnier avec son ami Nicolas fils de Bernard Buffet, il remarque le creux poplité d'une charmante jeune femme. À peine rentré chez lui il se met à peindre l'arrière du genou de la jolie dame. Et depuis il n'a plus jamais cessé de peindre ce joli petit creux, si féminin, « J'ai toujours trouvé cela sexy et mignon. La plupart des artistes aiment peindre des fesses, des seins, des visages... moi je préfère peindre cette partie là. Je ne suis pas le seul à m'y intéresser d'ailleurs. Je me souviens d'une planche de dessins de Claire Bretécher, où elle parlait aussi de cet endroit là du corps, elle l'avait appelé le « Cropoplité.» explique t-il.[réf. nécessaire]

En mai 2018, il expose pour la première fois, dans sa boutique parisienne située au 24, rue des Fossés-Saint-Bernard, dans le cinquième arrondissement sa collection intitulée Émoi pictural pour le creux poplité (féminin)Erreur de script : le module « Ref » n’existe pas..

Notes et références

Notes

  1. C'est Elemer Vagh Weinmann, le cadet de la tribu qui a convaincu ses deux aînés, Maurice et Nandor, d'y aller exposer leurs œuvres.

Références

Article publié sur Wikimonde Plus.

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