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Alice Monier

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Alice Monier est une agricultrice, journaliste et syndicaliste française, fille d'un négociant en morue de Bordeaux.

Biographie

Elle développe sa conscience politique à l'occasion des événements de 1968, et par sa participation à l'Aumônerie catholique du lycée François-Magendie et à la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC)[1].

En 1971, elle est inscrite en sciences politiques mais n'y fait que de brèves apparitions : elle préfère se consacrer aux luttes du moment : statut des objecteurs de conscience et antimilitarisme, coordonnées autour du Groupe de recherche et d'action non-violente (GRANV), fondé par Guy Goujon.

C'est ainsi qu'elle rencontre José Bové. Ils participent ensemble à la création du Comité de soutien aux paysans du Larzac puis au premier Comité de lutte contre la centrale nucléaire du Blayais, construite à Braud-et-Saint-Louis (Gironde). Elle a, avec José Bové, deux filles, Marie (1975) et Hélène (1978). Ils s'installent sur le Larzac en 1976, squattant dans le hameau de Montredon une ferme achetée par l'armée pour l'extension du camp militaire.

D'abord agricultrice, Alice Monier devient animatrice salariée du CIR (Centre d'initiatives rurales)[2] puis de la FD-CIVAM (Fédération départementale des centres d'initiative pour valoriser l'agriculture en milieu rural). Ces structures agissent à partir des principes de l'éducation populaire.

À titre bénévole, elle sera cogérante des GFA (Groupement foncier agricole) Larzac, membre du comité de rédaction puis directrice du journal Gardarem lo Larzac, le journal du plateau du Larzac, administratrice et trésorière du CPIE (Centre permanent d'initiative pour l'environnement).

En 1985, elle participe à la création du groupe Parténia en réponse à l'éviction de Mgr Gaillot.

Entre temps, elle épouse José Bové (en 1989) qui la quitte en 2000.

De septembre 2005 à la mi 2008, elle est directrice de l'Antenne solidarité Lévezou-Ségala, association d'insertion basée à Cassagnes-Bégonhès (Aveyron). Depuis 2008, elle est revenue habiter à Bordeaux, à proximité de ses filles et de ses petits-enfants.

Depuis 2010, elle est secrétaire de l'association antinucléaire girondine Tchernoblaye.

En 2011, Alice Monier participe à la création de L'Auringleta (« Hirondelle » en occitan), une association d'éducation à l'environnement[réf. nécessaire].

Références

  1. (en) Gilles Luneau (trad. du français par Anna de Casparis), The world is not for sale : farmers against junk food, Verso, (lire en ligne), p. 35
  2. (en) Sonia Alland et Alexander Alland Jr., Crisis and Commitment : the Life History of a French Social Movement, Routledge, (lire en ligne), p. 91

Lien externe

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