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Amadou Niang

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Amadou Niang
Naissance (64 ans)
Saint-Louis, Sénégal
Nationalité Drapeau du Sénégal Sénégal
Profession
diplomate

Amadou Niang, né le 22 novembre 1954 à Saint-Louis (Sénégal), est un diplomate sénégalais.

Biographie

Origines familiales

Il est le fils de Ibrahima Niang, qui a servi dans la haute administration, tant sous la colonisation qu'à l'époque de l'indépendance, de 1944 à la fin 1978.

Sa mère est issue d'une grande famille de Babr Waly Guéye de Saint-Louis, l'ancienne capitale de l'Afrique-Occidentale française. Elle est la fille de Arona Guéye, commerçant fortuné et frère aîné de Lamine Guèye qui fut avec Léopold Sédar Senghor, une des figures politiques de l'Afrique.

Sa grand-mère paternelle, d'origine Lébou, est la sœur aînée d'Amadou Assane N'Doye. Son grand-père, Ousseynou Niang, est issu de familles Toucouleur et Sérère.

Amadou Niang a eu un frère aîné, Ousseynou Niang, jeune administrateur civil du Sénégal, qui fut gouverneur adjoint de Thiès puis préfet de Dakar, mort prématurément à l'âge de 40 ans.

Formation

Amadou Niang a passé une partie de son enfance en France avant d'obtenir son baccalauréat, série philosophie au lycée Van Vollenhoven à Dakar. Il suit un cursus de juriste à la faculté de Sciences juridiques de l'Université d'Orléans où il a obtenu une licence et une maîtrise en Droit Public avant de suivre les cours d'été à l'Académie de Droit international de la Haye (Pays-Bas).

Amadou Niang obtint ensuite un stage à l'UNESCO.

Il obtint en juin 1984 le diplôme de l'Institut des hautes études internationales (I.H.E.I) de l'Université Paris I Sorbonne. La même année, il obtient son diplôme d'Études supérieures spécialisées en Droit d'administration des Organisations internationales à l'Université Paris II Sorbonne et un doctorat de troisième cycle en droit international Public à l'Université Paris I Sorbonne.

Carrière internationale

Après sa formation, il devient membre à Genève de la dix-huitième session du séminaire de Droit international de l'Organisation des Nations unies et simultanément auditeur à la trente-quatrième session de la Commission du Droit international de l'ONU.

À l'OUA

Un an plus tard, Niang rejoint le Secrétariat général de l'Organisation de l'unité africaine (O.U.A) à Addis-Abeba (Éthiopie) d'août 1985 à juin 1992. Durant sept ans, il occupe le poste de conseiller politique principal chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits. À ce titre, il est Directeur de cabinet de Ide Oumarou et de Salim Ahmed Salim, anciens Secrétaires généraux de l’ O.U.A. Niang a fait partie de la délégation de l'O.U.A dans la plupart des comités ou commissions ad hoc pour la recherche de solution aux conflits en Afrique.

En 1992, El Hadj Amadou Niang devient le Conseiller juridique et le Secrétaire par intérim de la Commission africaine des droits de l'homme et des Peuples qui a son siège à Banjul, en Gambie.

À l'ONU

En août 1993, Amadou Niang réintègre le système des Nations unies, en qualité de Directeur des affaires politiques de la deuxième mission de l'ONU en Angola (UNAVEM II) aux côtés d'Alioune Blondin Béye, représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Angola dont il fut le proche collaborateur. Il participe ainsi à la fin du processus de paix en Angola, caractérisé par les contacts exploratoires, les négociations et la signature du protocole de paix de Lusaka[1], le 20 novembre 1994 entre le gouvernement d'Angola et l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (União Nacional para a Independência Total de Angola, (UNITA).

Carrière diplomatique au Sénégal

Nommé ambassadeur du Sénégal auprès de Élisabeth II du Royaume-Uni, Amadou Niang a initié le groupe ad hoc des Ambassadeurs et hauts Commissaires du NEPAD, qui a contribué à l'élaboration du plan d'action pour l'Afrique adopté à la conférence des chefs d'État et de gouvernement du G8[2]à Kananaskis (Canada), le groupe a également contribué à convaincre le gouvernement britannique de corriger la tendance à la baisse des crédits au développement qui sont passés à 4,6 milliards de livres sterling par an à compter de 2005 et de l'opportunité pour le G8 d'annuler la dette des quatorze États africains très endettés (PPTE) envers la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et le Fonds monétaire international, décision finalement prise par le G8 lors de la conférence de Gleneagles (Écosse)[3]en .

À son rappel au Sénégal, en 2004, Amadou Niang est nommé ambassadeur itinérant[4].

Publications

  • Analyse sur la Paix et la sécurité en Afrique, contribution de l'Organisation de l'unité africaine, mai 1991 ;
  • Méthodologie pour la normalisation l'administration de l'État en Angola, janvier 1997 ;
  • La communauté internationale et la consolidation de l'état de droit en Angola, septembre 1997 ;
  • Rôle des Médiateurs et des Facilitateurs dans la résolution des conflits anarchiques: le cas de l'Angola, mai 1998 ;
  • Le processus de paix en Angola, mai 1998 ;
  • Les activités de l'ONU en Angola dans le domaine des droits humains, mai 1998 ;
  • L'état de mise en œuvre du processus de paix angolais, août 1998 ;
  • Bilan sur l'état des relations sénégalo britanniques, août 2002 ;
  • Les techniques sur les mécanismes de la diplomatie multilatérale, juillet 2003.
  • Le NEPAD et le développement de l'Afrique, janvier 2003.

Notes et références

  1. Afrique Relance
  2. Sommet de Kananaskis
  3. Sommet de Gleneagles
  4. Par décret présidentiel n° 2000-1642 du 14 décembre 2004 publié au journal officiel du 8 janvier 2005

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • [1] Historic maritime security conference

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