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André Marquès

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André Jules Marquès (1897-1968) agent des PTT, communiste et dirigeant syndicaliste C.G.T.U. Issu d’une famille d’origine cévenole, André Marquès réside et travaille à Nîmes. En 1917, il épouse Julienne Allard qui lui donne deux enfants, Julienne et Marius. Arrêté en 1940 par le gouvernement Daladier, puis déporté en Algérie, il poursuit après la Libération son action politique et syndicale. Sous les municipalités Edgar Tailhades (1947-1965) puis Émile Jourdan (1965-1983), il participe aux décisions relatives à la reconstruction et à la modernisation de la ville, notamment dans le domaine de l’habitat populaire.

Après la Première Guerre mondiale

André Marquès adhère au Parti communiste Français en 1920. Devenu responsable syndical des PTT, il est nommé en 1935, secrétaire général de l’Union locale CGT de Nîmes. En 1934, il est à la tête des grandes manifestations antifascistes de Nîmes. Il lutte aux cotés des travailleurs en 1936 et 1937, sous le Front Populaire. Il manifeste contre la guerre du Maroc.

Seconde Guerre mondiale

Le gouvernement de Vichy le fait arrêter en octobre 1940. Pendant la Seconde Guerre mondiale André Marquès et ses compagnons Émile Bondurand et Marcel Sabatier, sont d’abord incarcérés à la prison de Nîmes, puis traînés de camp en camp (Chabanet, Nexon, puis Djelfa et Bossuet en Algérie). Six membres de la famille d’André Marquès, dont sa fille Julienne Marquès-Perretto (1908-2016) et son gendre Daniel Perretto, s’impliquent également dans les premiers réseaux de résistance. Ils impriment notamment des tracts antiallemands et des ordres de mission avant d’être arrêtés et internés dans plusieurs camps en France. André Marquès reste interné pendant 3 ans puis retrouvera à la Libération les membres de sa famille, tous sains et saufs.

Après la guerre

À la Libération, André Marquès reprend la direction des syndicats ouvriers. En 1945, il est élu pour la première fois conseiller municipal le 13 mai 1945 et la même année conseiller général du deuxième canton de Nîmes jusqu’en 1958.

Pendant douze ans, André Marquès préside la Caisse de la Sécurité sociale avant que les ordonnances gaullistes ne réduisent le nombre de sièges accordés aux syndicalistes. La population nîmoise lui renouvelle sa confiance aux élections municipales de 1953. Non réélu en 1959, il préside en tant que doyen la séance d’installation de la première séance de la municipalité Jourdan en 1965. Il meurt dans sa ville natale le 30 janvier 1968 . Plus tard, son nom sera attribué à une rue du quartier HLM du Chemin-bas d’Avignon , édifié à l’est de Nîmes à la fin des années 1950 .

Notes

  • D’après le dictionnaire Maitron en ligne , « Né le 15 novembre 1897 à Nîmes (Gard), mort le 30 janvier 1968 à Nîmes ; ouvrier des lignes PTT ; militant communiste et syndicaliste CGT du Gard. »
  • Les 60 ans du Cercle de l’Avenir Monique Jourdan, 1954-2014. Cercle de l’Avenir. Nîmes, 2014. p. 14
  • Jacqueline Reynaud, L’épopée d’une famille de résistants pendant la Seconde Guerre mondiale - Les souvenirs de Julienne Perretto . Le Dauphiné libéré, 27 mai 2008.
  • André Marquès est mort, La Marseillaise, 31 janvier 1968
  • Aimé Serre, Les rues de Nîmes du Moyen Age à nos jours. Montpellier : Espacesud, 1989.
  • Délibération du conseil municipal de la ville de Nîmes, le 9 octobre 1970

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