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Angelo Djidjoho Houssou

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Angelo Djidjoho Houssou, né le 5 avril 1976 à Cotonou au Bénin, est magistrat de profession. Précédemment juge d'instruction au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, il est depuis le 1er décembre 2013 réfugié politique aux États-Unis.

Vie privée

Né d'un père chef magasinier à la CFAO Mabecy et d'une mère ménagère, Angelo D. Houssou est devenu orphelin à l'âge de 8 ans. Élevé par son oncle paternel, un professeur certifié d'histoire et de géographie, il a successivement fait ses études primaires et secondaires à Cotonou, Klouékanmè, Ouidah et à Comè au Bénin. Angelo D. Houssou est marié et père de cinq enfants.

Formation

Angelo D. Houssou est diplômé de l'École Nationale d'Administration (ENA) en 1998 et titulaire d'une Maîtrise en Droit des Affaires et Carrières Judiciaires de la Faculté de Droit de l'Université d'Abomey-Calavi en 2001 au Bénin. En 2005, il obtient un Diplôme d'Études Approfondies (DEA) en Droit de la Personne et Démocratie à la Chaire UNESCO de l'Université d'Abomey-Calavi au Bénin. Il est également titulaire du diplôme de magistrature, obtenu en 2009 à l'École Nationale d'Administration et de Magistrature d'Abomey-Calavi au Bénin, sortant troisième sur 49 élèves-magistrats.

Activités juridiques

Agent Permanent de l'État (APE) depuis le 15 novembre 2000, Angelo D. Houssou a travaillé à la Cour Constitutionnelle du Bénin en qualité d'Assistant Juridique jusqu'en mai 2006, un peu avant son entrée a l'école de magistrature. En tant qu'Assistant Juridique, il a travaillé aux côtés de Professeur Conceptia Ouinsou, des Professeurs Maurice Ahanhanzo-Glele et Christophe Kougnianzonde, des magistrats Lucien SeboO, Jacques Mayaba, Marcelline Afouda, Henri Amoussou-Kpakpa, Cyriaque Dogue. Il était chargé de faire des recherches orientées et approfondies relativement aux recours dont la Cour est saisie et d'élaborer les rapports ainsi que les projets de décision sous la direction des conseillers.

Profession de magistrat

Angelo D. Houssou a été intégré dans le corps de la magistrature béninoise en avril 2009. En tant que juge du 6e cabinet d'instruction du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, il a instruit d'importants dossiers comme celui de détournement de deniers publics et de corruption, relatif à la construction du siège du Parlement béninois et portant sur plus de 14 milliards de FCFA . Courant mai 2012, il a enquêté sur l'enlèvement et la séquestration d'un citoyen américain, du nom de Kenneth Shawn Bishoff qui a été retrouvé et remis aux autorités américaines[1].

Les plus gros dossiers qu'il a instruits ont été ceux relatifs à la tentative d'empoisonnement de l'actuel Président de la République du Bénin, Boni Yayi, et celui d'atteinte à la sûreté intérieure de l'État béninois, les affaires dites « Talon », dossiers dans lesquels il a rendu deux ordonnances de « non-lieu » le 17 mai 2013[2]. Ces décisions lui ont valu la persécution de la part du Président de la République Boni Yayi. En effet, le jour de la reddition de ces ordonnances, il a été arrêté par la police à la frontière bénino-nigériane et conduit à la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN). Son passeport a été saisi.

En dépit de nombreux obstacles, il a réussi à rejoindre, le 1er décembre 2013, l'aéroport international John Fitzgerald Kennedy de New York, où il a demandé l'asile politique. Il vit depuis lors en exil aux États-Unis[3].

Vie associative

Angelo D. Houssou est membre de l'ONG ALCRER (Association de Lutte Contre le Racisme, l'Ethnocentrisme et le Régionalisme) dont Martin Assogba est le Président.

Il est aussi membre de la Fédération Béninoise de karaté. Il est, avant son exil, le Président de la Commission des Textes et Disciplines de cette fédération.

Publications

Depuis son exil, Angelo D. Houssou a décidé de vivre « une citoyenneté plus active basée sur l'exercice de son droit à la parole et son devoir de contribuer à l'amélioration de la qualité de la gouvernance dans son pays »[4]. Dans ce cadre, il a publié et continue de publier des tribunes libres comme : Le Bénin survivra à la honte d'aujourd'hui ; La guerre contre la magistrature fragilisera notre démocratie ; Le Bénin et ses 54 ans d'indépendance : en finir avec le « jeu de maux[5] » ; Démocrates du Bénin, debout[6] !

Notes et références

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