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Art de la guérilla

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L'art de la guérilla est un mouvement d'art urbain qui est d'abord apparu au Royaume-Uni mais s'est depuis répandu à travers le monde et est maintenant établi dans la plupart de pays qui avaient déjà développés des scènes de graffiti. Il doit beaucoup au premier mouvement de graffiti, tellement qu'aux États-Unis, l'art de la guérilla est couramment appelé 'l'art du post-graffiti'. L'art de la guérilla est différent des autres types d'art en ce sens qu'il n'y a pas de limite frontière entre l'image et l'environnement. Alors que qu'il est possible de déplacer une peinture traditionnelle d'un musée à l'autre sans que le sens ou la crédibilité artistique en soient affecté, l'art urbain est lié à l'environnement, vu que la surface sur laquelle il est appliqué est aussi essentielle pour la signification de la pièce que ce qui est utilisé. Sans la dynamique de la vie moderne, l'art de la guérilla ne serait que de ' l'art et conséquemment, on ne verrait que ce qu'il est, quand il faut voir ce qu'il fait. La production d'art de la guérilla se concentre sur la cause et l'effet, pas sur le matériau de la pièce en soi. Elle vise à créer un effet dans l'esprit des habitants de l'environnement transformé. Il ne vise pas nécessairement de produire l'art lequel trouve son sens en soi.

Les artistes de la guérilla

Les artistes de guérilla semblent de plus en plus choisir de peindre une œuvre d'art en continu, y ajoutant au cours du temps quand des éléments moins développés de la pièce sont effacé par les efforts de nettoyage du graffiti ou la lutte pour obtenir l'espace. L'art sur toile n'est pas l'art de guérilla. Bien que beaucoup d'artistes de guérilla créent souvent l'art statique, ils ne considèrent pas que ce soit la même chose. Cela s'est manifesté dans la vague de nouveaux styles de toile qui évoquent un style d'art de la guérilla, mais ils sont plus détaillés et finis. Rares sont les artistes traditionnels qui accepteraient de travailler en série avec de la colle de farine Beaucoup d'artistes de guérilla détournent des marques principales pour leur publicité voire comme signature, souvent en désaccord avec la marque elle-même. Par exemple, la récupération de la signature de Walt Disney par D*Face. Quelques artistes de guérilla sont des anti-capitalistes, certains ne portent que des baskets Nike. Ce n'est pas un mouvement qui essaie de soutenir l'influence des marques, ni d'ailleurs de s'y opposer. C'est la réponse artistique que leur donne le grand publique.

Le premier art de guérilla

Wellington, Nouvelle-Zélande lang|en|Vacant Lot of Cabbages (1978) En 1978, dans le centre de Wellington en Nouvelle-Zélande, l'artiste Barry Thomas, en collaboration avec Lipscombe, Hugh Walton et d'autres, ont planté 180 choux « Sur le chantier démoli de Duke of Edinburgh Theatre' de l'ancien théâtre (Duke of Edinburg/Roxy Theatre) au centre ville de Wellington Cette parcelle de choux, plantés de façon à figurer le mot ‘CABBAGE’ (chou) a tout de suite capturé l'attention non seulement des média mais aussi du public, et a attiré un débordement foisonnement d'autres activités sur la parcelle, elle finit par un festival où l'on cueillit les choux en grande cérémonie » [1][1] En dehors du faite qu'il soit une sculpture conceptuelle, cette intervention est aussi du premier art guérilla et du jardinage guérilla en Nouvelle-Zélande. Cette innovation de Thomas est restée six mois, jamais vandalisée contre toute attente, comme une sculpture vivante et admirable dans le cœur de la ville. [2][2] Christina Barton écrit que dans les mois suivants, «Elle a captivé le cœur et l'esprit des Wellingtoniens, qui ont suivi la croissance des choux, ajoutant leurs propres embellissements sur la parcelle, et contribuant à la semaine de fête (par la lecture de poésies, des spectacles et la distribution gratuite de salade de chou cru) pour fêter la récolte », décrivant le travail comme «une incitation au conseil local et aux urbanistes».[3][3]une ville de sculpture La documentation de Thomas a été acquise récemment par le musée national de la Nouvelle-Zélande, Te Papa qui qualifie l'œuvre de « moment important dans l'histoire de l'art et l'histoire sociale de la Nouvelle-Zélande » en lien avec le Mouvement d'occupation, l'agriculture urbaine et le jardinage guérilla. » [4][4]

Mouvement artistique

Les mouvement artistique sont réactifs. Ce mouvement est une réponse au pouvoir de plus en plus fort et à l'importance des marques dans la vie quotidienne. Les environnements développés des quartiers déshérités sont des endroits où la valorisation de marque et l'art de la guérilla fleurissent à la fois. Cela n'est pas fortuit. La caractéristique essentielle de cet art urbain, et la raison qui l'a fait appeler « guérilla » c'est le remplacement des techniques artistiques habituelles par des techniques de marketing. L'emploi de telles méthodes, loin de l'image du créateur solitaire, présente les artistes comme des marques. C'est cette valorisation et l'effet profond qu'elle produit dans le cœur du grand public général qui motive le mouvement guérilla.

Référence

  1. http://books.google.co.nz/books?id=bWhH1fjliCwC&q=barry+thomas#v=snippet&q=barry%20thomas&f=false
  2. "The Artists' Co-op: Barry Thomas; Eva Yuen; Ian Hunter; Ross Boyd; Terry Handscombe; Robin White"
  3. "Wellington:une ville de sculpture"
  4. "‘Vacant lot of cabbages’ documentation entre dans l'archive de Te Papa's archives"

Liens externes

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