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Association Hippocampe

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L'association Hippocampe est une association étudiante lyonnaise de l'Université Jean Moulin Lyon 3 créée en 1993 et prônant la vigilance vis-à-vis de l'extrême droite au sein de cette université. Cette association est non-représentative.

Origine et histoire

Le but de l'association Hippocampe est de lutter contre le négationnisme, le racisme et l'antisémitisme qui, selon elle, affectent l'université Jean Moulin. C'est sur le constat du besoin d'une lutte spécifique, théorique, que l'association Hippocampe est fondée en 1993 par des étudiants en histoire. Ceux-ci sont alors soucieux de dénoncer et de lutter contre des dérives extrémistes qui visent à falsifier l'histoire en donnant une caution universitaire, une scientificité à ces travaux. Ils veulent lutter avec leurs moyens, le savoir et l'histoire, contre cette falsification.

Il s'agit, à l'origine, selon le rapport de Henry Rousso de 2004, d'un « tout petit groupe d'étudiants d'histoire ou de droit [qui] n'a rien d'une organisation structurée ». Reprenant le flambeau de l'association René-Cassin dans la lutte contre les falsificateurs de l'histoire, Hippocampe bénéficie du soutien de "quelques personnalités extérieures, tel Pierre Vidal Naquet, devenue persona non grata pour les dirigeants de Lyon III, l'avocat Alain Jacubowicz, maire adjoint de Lyon, avocat des parties civiles aux procès Barbie et Touvier, le journaliste Bernard Fromentin, ou encore l'historien Bernard Comte, connu pour ses travaux sur l'Occupation". Hippocampe qui, par la suite, bénéficiera aussi « de l'aide du Parti socialiste et de la mairie de Lyon "parvient également à recueillir des soutiens y compris du côté des autres tendances du milieu universitaire". "Elle parvient surtout à trouver des relais dans la presse, toutes tendances confondues" »[1].

Membres et participants

Parmi les membres fondateurs on compte notamment Pierre-Jérôme Biscarat, Hervé Saulignac. L'association a été présidée depuis 1993 par, entre autres, Florent Le Duc, Frédéric Bove, Sophie Charnavel, Fanny Claret, Marc Jampy, Mélanie Perron, Stéphane Nivet, Aurélio Burnot, Marc Bouchage et Fanette Merlin.

L'association organise depuis 2005 et en partenariat avec L'UEJF, les Universités de la Mémoire avec entre autres invités : Bernard Kouchner, Richard Prasquier, Gérard Collomb, Jean-Olivier Viout, Alain Jakubowicz, Benjamin Orenstein, Laurent Joly, Emmanuel Dockès, Albert Levy, Jean-Baptiste Racine, Jariel Rutaremara, Dogan Özgüden, Marek Halter, Barbara Lefebvre et Jules Mardirossian. L'association est également en lien étroit avec la ville de Bron et son maire, Annie Guillemot, grâce à laquelle (avec le soutien du FSJU) des membres d'Hippocampe ont participé à un voyage de six jours en Pologne (Auschwitz, Varsovie, Cracovie, Lublin-Majdanek) afin d'accompagner des lycéens du Lycée Jean-Paul Sartre de Bron.

Du 28 au 31 mars 1998, en collaboration avec l'association d'étudiants Mnémosyne, alors présidée par Bertrand Wert, de l'université Lumière Lyon 2, ces deux associations ont organisé un voyage pédagogique de 5 jours en direction du camp de concentration du Natzwiller-Struthof et du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Ce voyage pédagogique a rassemblé plus de 180 élèves de la région Rhône-Alpes. Il a regroupé des lycéens des lycées Jean Perrin (Lyon 9e) et Marcel Sambat (Vénissieux)) et des étudiants des universités Lumière Lyon 2, Jean Moulin Lyon 3 et Jean Monnet de Saint-Etienne. Un certain nombre d'accompagnateurs, professeurs et témoins, se sont joints à ce voyage, tels Benjamin Orenstein, Michel Foucher ou le père Patrick Desbois. Depuis Cracovie les présidents d'Hippocampe et de Mnémosyne lancèrent un appel à la démission de Charles Millon fraîchement élu Président de la Région Rhône-Alpes avec les voix du Front National.

Les dix-milles pages d'archives constituées par l'association ont été déposées à l'Institut d'Histoire du Temps Présent (CNRS). L'association a été appelée à témoigner par la section disciplinaire du Conseil d'administration de l'Université Jean Moulin Lyon 3 dans le cadre de l'affaire Gollnisch.

Hippocampe a reçu en 2004 le diplôme d'honneur de la LICRA.

L'association Hippocampe est membre du Conseil lyonnais pour le respect des droits (CLRD). Créé par délibération du Conseil municipal de Lyon en octobre 2001, le conseil a pour une mission de veille et d'alerte sur tous les sujets liés à la dignité humaine dans la ville de Lyon.

L'association Hippocampe est membre du Conseil d'Administration d'Animafac (réseau national d'associations étudiantes) avec qui elle participe aux programmes sur la mémoire, les médias et la discrimination.[Quand ?]

Annexes

Notes et références

  1. (fr) [PDF] Rapport Rousso, p.161, consultable sur le site du ministère français de l'Éducation nationale

Article connexe

Lien externe

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