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Béatrice Le Fraper du Hellen

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Béatrice Le Fraper du Hellen est diplomate, elle occupe le poste d'ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République de Malte.

Biographie

Née à Nice, elle est la fille de Marc Le Fraper du Hellen, maire de Conqueyrac depuis 2001 et président de la Communauté de communes Cévennes-Garrigues, vice-président de la Communauté de communes du Piémont cévenol, et de Colette Charrière, issue d'une famille d'industriels du bois savoyards. Elle a une sœur Dorothée Le Fraper du Hellen, et un frère Luc Le Fraper du Hellen.

Elle a fait ses études à Montpellier (université Paul-Valéry), aux États-Unis, à Williamsburg en Virginie (Université de William & Mary) et à Paris (Science-Po/IEP).

Carrière

Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris, major au concours des Affaires étrangères en 1985, Béatrice Le Fraper du Hellen intègre son premier poste à l'Ambassade de France, à Cotonou au Bénin (1985-1988). Elle rejoint ensuite l'équipe Droits de l'Homme de la représentation permanente de la France à l'ONU à Genève (1991-1994), elle est ensuite nommée attachée culturelle au Consulat de France à Los Angeles (1994-1996), puis conseillère diplomatique de la représentation permanente de la France auprès de l'Otan à Bruxelles (2000-2004). Sous-directrice des Droits de l'homme au ministère des Affaires étrangères (2004-2006), elle est ensuite détachée à la Cour pénale internationale à La Haye, où elle devient directrice de la division compétence, complémentarité et coopération auprès de Luis Moreno Ocampo procureur de la Cour pénale internationale (2006-2010). Elle a occupé ensuite les fonctions de Première conseillère et Conseillère juridique dans la Mission permanente de la France auprès des Nations unies à New-York[1].Le 26 Novembre 2014 elle est nommée ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République de Malte [2]

Distinction

Chronique familiale

Son trisaïeul Jean-Marc Mousson a été, à 27 ans, le premier chancelier de la Confédération suisse durant près de 30 ans (1803-1830).

Le fils de Marc Mousson, Henry, fut secrétaire d'État de la Confédération entre 1830 et 1833. Il épousa Régula Dorothéa von Wyss, fille de David von Wyss, bourgmestre (maire) de Zürich de 1814 à 1832. Henri succéda à son beau-père et devint lui-même bourgmestre du canton de Zürich (1840-1845), et président de la Diète fédérale.

Le fils de Henry Mousson, Rudolf Heinrich, a épousé Anna von May, fille de Friedrich von May, issu d'une illustre famille Bernoise. Anna von May était aussi la petite fille de Hans Caspar Escher vom Glas et d'Anna von Muralt (Portrait d'Anna Escher von Muralt par Angelica Kauffmann, exposé au musée du Prado à Madrid) File:Anna von Escher van Muralt (Angelica Kauffmann).jpg . Anna l'ainée, avait 2 sœurs Bertha et Constance (ABC).

Hans Caspar Escher est le fondateur (1805) du plus grand atelier mécanique de Suisse et un des plus grands d'Europe qui devint l'entreprise mondialement connue "Escher, Wyss & Cie" File:Escher Wyss Maschinenfabrik 1903.jpg [2], avec des implantations en Allemagne File:Escher Wyss mit Bahnhof Ravensburg c1870.jpg, Autriche et Italie, employant plusieurs milliers de personnes, (2300 personnes au siège Zürichois en 1963) . C'est sous sa direction que furent produits des machines textiles, une première turbine (1841), des bateaux (qui naviguent encore aujourd'hui sur les lacs suisses, mais également sur le Rhône, le Rhin, le Danube, les lacs italiens et savoyards). Bateaux à vapeur en Suisse et des locomotives à vapeur. En fondant une caisse maladie et de secours pour les ouvriers, les manœuvres et les apprentis (1837) et une caisse d'épargne garantie par la famille Escher (1846), en ouvrant une cantine d'entreprise (1854) et en construisant des logements ouvriers (à partir de 1857), Caspar Escher joua un rôle de pionnier dans le domaine social suisse du XIXe siècle. Il reçut Goethe dans sa propriété de "La Schipf" qui longe le lac de Zürich, à Herrliberg, demeure où il s'éteignit en 1859. Son cousin, Alfred Escher fonda le Crédit Suisse en 1856, mais aussi la plus importante société ferroviaire de Suisse (percement du Gothard).

Sa petite fille Anna von May et Rudolf Mousson ont eu 4 enfants dont Friedrich Markus Henrich qui a été membre du Grand conseil de la ville de Zürich, député et Conseiller d'état jusqu'en 1944 et Mathilde Mousson von May qui est l'arrière grand-mère de Béatrice Le Fraper du Hellen.

Mathilde épousa Rudolf Stahel, issue d'une famille d'industriels du textile installée dans la vallée de La Remismülhe, depuis le XVe siècle, à proximité de Zürich. Début XXe siècle, Ils s'installèrent à Saraisk en Russie, à 150 km au sud de Moscou, où Rudolf Stahel créa une filature qui employait plus de 4000 personnes en 1916 (dont les machines à tisser sont toujours utilisées sur le site qui a fêté ses 100 ans il y a plus de 10 ans). Anticipant la révolution, Mathilde et ses 5 enfants quittèrent la Russie en 1915, d'abord en calèche, par la Scandinavie, puis en bateau jusqu'en Allemagne, seules issues possibles, dues à la guerre entre la Russie et l'Empire Allemand. Au retour de Rudolf , qui réussit à prendre le dernier train qui quitta la Russie après la révolution, la famille vécut entre l'Hôtel particulier familial Mousson von May du "Talegg" sur Talacker, à côté de la Bahnhoftrasse à Zürich, et la résidence de leur tante, Bertha von May, le Château de Erlengut à Erlenbach. Ils s'intallérent ensuite sur la célèbre « Goldküste » (Côte d'or) à Zollikon File:Mittelholzer Zollikon.jpg, acquérant la Villa Praestana, demeure dominant le lac de Zürich. La maison fut donnée à la ville de Zollikon, au début des années 1960, par Dorothéa Le Fraper du Hellen-Stahel, la grand-mère de Béatrice, pour en faire un "home" pour personnes nécessiteuses.

Quelques anecdotes sur la famille de Béatrice Le Fraper du Hellen :

Un von May, Bartholoméo, récupéra le Diamant "Sancy", abandonné par Charles Le Téméraire durant la bataille de Grandson (ou Morat selon les version) en 1476. Le passage du diamant entre ses mains, lui apporta un bon profit selon les dires de l'époque. Ce diamant de 55,23 carat, actuellement exposé au Louvre, a appartenu successivement à Henri IV, Marie de Médicis, Henriette-Marie de France Reine d'Angleterre, Mazarin, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Marie-Antoinette, William Waldorf Astor et Lady Astor. Une autre version voudrait que cela soit "Le Florentin" un diamant jaune pâle de 137,27 carats, qui ait été récupéré par Bartholomäus May. Revendu à Ludovic le More, duc de Milan, celui ci l'aurait offert au pape Jules II. Ce diamant a appartenu ensuite à la famille Habsbourg, à Marie Antoinette, à Napoléon, qui l'offre à seconde femme Marie-Louise, et à Sissi Impératrice d'Autriche. Florentin (diamant)

Un Escher, Heinrich, maire de Zurich, découvre le chocolat à Bruxelles en 1697 et en rapporte chez lui, où il connu un grand succès bien qu'interdit en 1722, car substance jugée indigne des citoyens vertueux de la ville de Zürich, en raison de ses supposées vertus aphrodisiaques. Le chocolat finit quand même par s'imposer en Suisse quelque années plus tard.

Un des ancêtres de Béatrice, Étienne I, comte de Bourgogne, est le frère du pape Calixte II, 162e pape, 4e pape français, dont le règne pontifical ne dura que 5 ans, de 1119 à 1124. Il a 69 ans, quand le 1er février 1119, il est élu pape à l'abbaye de Cluny. Le 9 suivant il reçoit la couronne papale à Vienne (Isère). Le 16 juillet, il consacre un autel dédié à saint Augustin dans la basilique Saint-Sernin de Toulouse. Ce pape est connu pour avoir imposé le premier le célibat sacerdotal complet dans toute l'Église Catholique lors du premier concile du Latran.

Constance Maressal, une des grandes tantes de André Le Fraper du Hellen, le grand-père de Béatrice, a épousé en 1809, Louis Say fondateur des "Sucres Say" et frére de l'économiste Jean-Bathiste Say. Un cousin de Constance, Charles Raoul Duval Maressal Raoul Duval, épousera d'ailleurs Octavie, dite Fanny, la fille de Jean-Bathiste Say,

Un des fils de Constance et Louis Say, Constant a eu 3 enfants dont 2 filles : Jeanne et Marie.

Jeanne Say, considérée comme la femme la plus riche de France, épousa le Marquis Roland de Cossé-Brissac. Un de leurs fils, Anne Marie Timoléon François, 11e Duc de de Cossé-Brissac, épousa Mathilde, la fille de la fameuse duchesse d'Uzès, Anne de Rochechouart de Mortemart, et leur fille Diane épousa Ernest Henri Louis Lamoral, Ernest de Ligne, 10e prince de Ligne, prince d'Amblise et d'Épinoy, grand d'Espagne. Jeanne Say de Cossé-Brissac, veuve à 22 ans, se remaria avec le Comte de Trédern. On cite sa répartie au Duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, qui venait de tuer un homme en duel, et voyant des gouttes de confiture sur sa robe, lui dit : « "Madame, le sucre tache" (claire allusion à la "mésalliance" commise par son époux appartenant à la grande noblesse française) - "Moins que le sang, Monsieur" lui répondit-elle.

Marie Say épousa en premières noces le Prince Henri-Amédée de Broglie, fils du Président du Conseil Albert de Broglie, devenue veuve, elle se remaria, à 73 ans, en 1930, avec l'infant d'Espagne Louis-Ferdinand d'Orléans, 41 ans. Marcel Proust s'est inspiré de l'entourage de la princesse dans « À la recherche du temps perdu ». Il évoque à plusieurs reprises la princesse de Broglie et son château de Chaumont-sur-Loire dans ses Chroniques. Dans Albertine disparue, il écrit par ailleurs : « la mélodie de Fauré, "le Secret", m'avait amené au "Secret du Roi" du duc de Broglie, le nom de Broglie à celui de Chaumont ». Jean Cocteau fait également référence à la princesse dans ses mémoires, "Le Passé défini". Évoquant une danse à la mode en 1913, il écrit : « Je me souviens d'un cauchemar. Chez la princesse de Polignac, la vieille princesse Amédée de Broglie et Boni de Castellane bondissaient de la sorte d'un bout à l'autre du vaste salon… ».

André Le Fraper du Hellen, ses sœurs et sa mère Bonne, née Maressal Le Breton de Ranzegat, rendirent souvent visite à leurs cousines Say, soit au 14 Place Vendôme Place Vendôme, dans l'hôtel particulier de Jeanne, l'un des plus importants de la place, vendu par la suite à la banque JP Morgan File:P1040415 Paris Ier place Vendôme immeubles n°12 14 et 16 rwk.JPG (http://commons.wikimedia.org/wiki/File:P1040415_Paris_Ier_place_Vend%C3%B4me_immeubles_n%C2%B012_14_et_16_rwk.JPG), soit au 10 de la rue Solférino dans Hôtel particulier de Marie, qui abrite aujourd'hui le siège du Parti socialiste Rue de Solférino File:PS-Solfé1.jpg (http://commons.wikimedia.org/wiki/File:PS-Solf%C3%A91.jpg). Pendant ce temps, le mari de Bonne, Jules Le Fraper, juge de Paix, fils de Marie de Bernardi de Clavières d'Oraison, fréquentait, quant à lui, un autre Hôtel particulier, celui de la fameuse "cocotte" Liane de Pougy, actuellement 15 rue de la Néva, dans le VIIIe arrondissement File:P1050443 Paris VIII rue de la Neva n°15 rwk.JPG (http://commons.wikimedia.org/wiki/File:P1050443_Paris_VIII_rue_de_la_Neva_n%C2%B015_rwk.JPG)…

La grand-mère savoyarde de Béatrice, Georgette Charrière Delallée (105 ans) [3], a pour ancêtre, François-Marie de Lallée, baron de Songy. Ce gai luron s'adonne au vin et recherche la compagnie des oisifs et des débauchés, ce qui l'amène à commettre différents délits. Le Sénat de Savoie prononce, à son encontre, une condamnation à dix ans de prison en juillet 1770. La famille du baron craignant pour l'avenir des écarts plus graves encore, supplie le duc de Savoie, Roi de Piémont-Sardaigne, de le faire enfermer dans une forteresse et s'engage à pourvoir à ses dépenses. Il n'est finalement arrêté qu'en 1772. Durant sa détention au fort de Miolans, il partage sa cellule avec le marquis de Sade, Ils s'évadent tous les deux dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1773.

Notes et références

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