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Bankster

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Le concept de bankster[réf. nécessaire] est concrétisé par un mot-valise fusionnant les termes banquier et gangster ; il désigne de façon précise[réf. nécessaire][Contradiction] les pratiques discutables ou répréhensibles (vraies ou supposées) des dirigeants des très grandes banques, en particulier new-yorkaises[réf. nécessaire], ou l'opacité des relations entre la très haute finance et les gouvernements des États.[réf. nécessaire]

Ce concept et ce mot bankster sont utilisés dans un titre du magazine Time du 5 septembre 1932 : "Bankster jailed" (un bankster mis en prison)[1]. Cependant, le site des Oxford Dictionaries (copyright Oxford University Press, ce qui est un indice de sérieux) indique une origine plus ancienne, fin 19° siècle : « Origin : late 19th century » [2].

La notion de bankster s'est popularisée depuis la dernière crise financière, notamment grâce au succès du film documentaire l'Argent dette.

Ferdinand Pecora et le Rapport de la Commission d'enquête parlementaire

L'administration d'Herbert Hoover nomme Ferdinand Pecora le 4 avril 1932 à la tête d'une commission d'enquête parlementaire sur les abus des banques[3] dans la période qui a précédé le krach de 1929. En janvier 1933, Ferdinand Pecora, est chargé de rédiger le rapport final.

Le rapport montre comment les amis de la Banque Morgan, parmi lesquels des personnages très importants tels que le futur Président des États-Unis Calvin Coolidge et le Juge de la Cour Suprême des États-Unis Owen J. Roberts bénéficiaient de faveurs au détriment des autres épargnants ; que Wiggin vendu à découvert des actions Chase pendant le crack, tirant profit de l'effondrement des cours ; que Mitchell et les principaux dirigeants de la National City Bank ont reçu de la banque 2.4 millions de dollars de prêts sans intérêts ; ou comment la banque National City a consenti des crédits douteux à des pays d'Amérique latine, revendus à des investisseurs sans les prévenir, une pratique proche de celle des subprimes. Il montre que les banques new-yorkaises s'étaient infiltrées au plus haut niveau de l'État américain, finançant même les régimes fascistes en Europe[4].

Les auteurs qui en parlent

Vers la même époque, le Belge Léon Degrelle, écrivain et journaliste d'extrême droite, diffusa le mot bankster dans son journal Le pays réel et l'utilisa pour le titre d'un de ses livres[5].

Carroll Quigley (1910-1977), historien américain et professeur d'histoire à l'Université de Georgetown de 1941 à 1976, a étudié ce thème[réf. nécessaire], qu'il traite notamment dans son livre Tragedy and Hope: A History of the World in Our Time[6] ; selon lui, les très grandes puissances financières avaient pour ambition de créer un système mondial de contrôle financier dans les mains du secteur privé capable de dominer le système politique de chaque pays et l'économie mondiale.

Nicolas Miguet, homme d'affaires et candidat régulier aux présidentielles, revendique lui être l'inventeur du mot[7], sur le site de son parti. Bien que condamné à de multiples reprises pour entre autres manquement de loyauté à ses lecteurs actionnaires[8], fraude fiscale, faillite frauduleuse, banqueroute, escroquerie, faux en écriture[9], il utilise assez systématiquement ce terme dès qu'il s'agit de parler d'un banquier[10] dans des discours jugés populistes[11].

Ce concept n'est pas du tout le monopole de l'extrême droite[réf. nécessaire] : même quand ils n'utilisent pas le mot, de nombreux blogs et sites internet "alternatifs" ou "contestataires" traitent clairement de ce concept, par exemple les blogs de :

La toute récente révolution d'Internet a été l'occasion pour beaucoup d'autres blogs de diffuser des informations[réf. nécessaire] sur ce sujet, de telle sorte que ce sujet est surtout traité dans des blogs.

Parmi ces blogs qui abordent épisodiquement ce sujet, on peut citer : LIESI - Lettre d'Informations Économiques Stratégiques Internationales [13]

De même, des sites internet de technique financière, souvent très appréciés[réf. nécessaire] de certains investisseurs[Lesquels ?] (et parfois contestés au sujet de leurs prévisions), publient des articles traitant de ce thème[réf. nécessaire]. Parmi ceux-ci, il faut citer :

  • 24hgold[14], qui donne des informations très techniques et les cours de l'or et de l'argent-métal, qui transmet des informations sur la manipulation des cours de ces métaux[Lesquelles ?] ;
  • Hard Investor[15]. Ces deux sites abordent ouvertement les questions de manipulation de cours[Qui ?], car ils intéressent essentiellement des épargnants ou investisseurs qui s'intéressent aux métaux précieux précisément parce qu'ils ont de sérieux doutes sur la solidité du système bancaire : de tels épargnants sont donc très critiques vis-à-vis des banques, sans que leur démarche ne puisse être qualifiée de gauche ou de droite.

Enfin, un avocat, Maître Alain Bousquet a créé la Fédération Nationale des Associations Contre les Abus Bancaires [16] , surtout dans une perpective de défense du consommateur ; mais en plus des excès de facturation, il dénonce les lois mauvaises instaurées en France, et la complicité de l'Etat ; il a écrit notamment Les Banksters en mai 2009.

Ce qui est reproché au Cartel bancaire [Qui ?]

Ce qui est reproché[Qui ?], c'est de[Qui ?] s'être organisé en Cartel, pour fausser la concurrence et s'imposer face aux États.[réf. nécessaire]

La mainmise sur la Fed

Entre autres, le Federal Reserve System ou Réserve fédérale des États-Unis ("Fed"), qui est la banque centrale américaine, est l'émanation d'un groupe de banques privées (J.P. Morgan, Lehmann...), à travers une structure particulièrement complexe et opaque (cette création fut décidée lors d'une réunion des principaux banquiers new-yorkais dans l'île privée de Jekyll Island en novembre 1910, réunion qui fut tenue secrète très longtemps ; par la suite, cette île (jusque là privée) a été rachetée par l'Etat de Géorgie, et une plaque a été posée dans la maison où l'accord créant la Fed a été conclu. De telle sorte que ce cartel contrôle l'émission de monnaie, et par voie de conséquence exerce un rôle majeur dans la politique financière et économique du gouvernement américain[17].

Les développements récents

Un certain nombre de blogs[Qui ?] se sont émus[Comment ?] de voir toute une équipe d'anciens de la banque Goldman Sachs prendre un grand nombre de postes de responsabilité dans les états européens : Mario Draghi, Vice-président pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011, il est maintenant président de la Banque centrale européenne (BCE) ; Mario Monti, ancien consultant de la même banque, dirige l'Italie ; la Grèce, elle, est confiée à un autre ancien banquier, Loukás Papadímos, ancien Vice-président de la Banque centrale européenne.

Crise de la dette publique grecque

Au sujet de la Crise de la dette publique grecque, L'Agefi du 17 février 2010 rapporte l'intervention de Goldman Sachs qui avait réalisé pour la Grèce un montage financier opaque et surpenant pour un Etat, dissimulant des dettes, ce qui avait permis à la Grèce d'entrer dans la zone euro et d'emprunter plus facilement (aggravant ainsi son surendettement)[18].

Plainte de l'État du Massachusetts

Les autorités de l'Etat du Massachusetts ont porté plainte en décembre 2011 contre cinq banques, dont JPMorgan Chase, pour utilisation de pratiques inéquitables et trompeuses. Les Banques sont accusées d'avoir effectué des saisies de logement dont elles ne détenaient pas le prêt immobilier, de faux et usage de faux, d'avoir triché avec le cadastre en vigueur[19].

Manipulations de cours

Les grandes banques sont souvent accusées[Par qui ?][réf. nécessaire] de manipuler les cours de tout ce qui est coté : devises, actions, obligations, matières premières, et métaux précieux. Des plaintes ont été déposées[Par qui ?] et une enquête officielle a été ouverte au sujet des manipulations des cours de l'argent-métal[20].

Pour le marché de l'or et de l'argent, les banques sont accusées d'avoir émis des certificats de propriété de lingots, en nombre beaucoup plus important que les réserves réellement détenues ; ces banques se retrouvent donc dans la même situation qu'un "vendeur à découvert" (elles sont "short" en jargon financier), et si le cours des métaux précieux monte trop, le risque de faillite est important. De ce fait, elles manipuleraient les cours pour les faire baisser, notamment en émettant toujours plus de certificats[21].

Autres affaires

D'autres affaires (complicité dans l'escroquerie de Bernard Madoff, rôle lors de la faillite de la banque Lehman Brothers, sont mentionnées dans l'article JPMorgan Chase au paragraphe Scandales.

Concernant Goldman Sachs, la NCUA, régulateur des caisses d'épargne, a poursuivi Goldman Sachs pour faux ayant causé la faillite de 5 caisses d'épargnes [22].

Bibliographie

En français

  • Alain Bousquet, Les banksters, Res publica éditions, mai 2009. ISBN 9782358100045
  • Marc Roche, La Banque. Comment Goldman Sachs dirige le monde, Albin Michel, Paris, 2010. (ISBN 2-226-20626-8[à vérifier : ISBN invalide])
  • Pierre Jovanovic, Blythe Masters, Éd. Le Jardin des livres, 2011.

Traduit de l'anglais :

  • Eustace Mullins, Les secrets de la Réserve Fédérale, édit. "Le retour aux Sources", ISBN 978-2-355-12031-2.

En anglais

  • Carroll Quigley, Tragedy and Hope: A History of the World in Our Time, 1966, ISBN 0-945001-10-X
  • Gary Allen, None Dare Call It Conspiracy, 1971 (première édition : Concord Press, Seal Beach, Calif. 90740, USA)

En italien

  • Laura Serafini, Italian Bankster, Fazi Editore, 227 p., 2009, ISBN 9788864110158 (livre en italien, malgré son titre ; enquête sur 5 banquiers d'affaires italiens ; l'auteur, spécialiste de la banque et de la Bourse, est journaliste au quotidien économique Il Sole 24 Ore).

Articles connexes

Références

  1. voir [1]
  2. http://oxforddictionaries.com/definition/bankster?region=us
  3. "Banques : la vérité sort de la bouche des candides", par Irène Inchauspé dans Challenges
  4. "Le Glass- Steagall global et le précédent français", par Bertrand Buisson
  5. Mœurs de banksters rouges. Les 300 millions de la Banque du Travail, Coll. « J'accuse » no 3, 1936
  6. (en),Tragedy and Hope: A History of the World in Our Time (1966) ISBN 0-945001-10-X
  7. En 2003, j'ai inventé le mot banksterN. Miguet, site du RCF, juillet 2011
  8. http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/01/13/nicolas-miguet-condamne-par-l-amf_1464974_823448.html Nicolas Miguet condamné par l'AMF], Le Monde, 13 janvier 2011
  9. Miguet, "candidat de la société civile" le JDD, 6 décembre 2011
  10. [http://www.liberation.fr/portrait/0101485406-petit-re-actionnaire Petit 'ré)actionnaire), Libération, 15 avril 2004
  11. http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Nicolas-Miguet-de-nouveau-en-course Nicolas Miguet de nouveau en course : Une campagne permanente et populiste], Le courrier Picard, 24 janvier 2012
  12. http://www.jovanovic.com/
  13. http://liesidotorg.wordpress.com/
  14. http://www.24hgold.com/francais/
  15. http://www.hardinvestor.net/plan-du-site-h3.htm
  16. http://www.fnacab.org/
  17. Voir Eustace Mullins, Les secrets de la Réserve Fédérale, édit. "Le retour aux Sources", ISBN : 978-2-355-12031-2.
  18. http://www.agefi.fr/articles/Nouvelle-revelation-swap-Goldman-Sachs-Grece-1126021.html
  19. http://www.news-banques.com/usa-le-massachusetts-poursuit-cinq-banques-pour-des-saisies-irregulieres/012190744/
  20. http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-trois-points-concernant-la-manipulation-du-cours-de-l-argent.aspx?article=3762306546G10020&redirect=false&contributor=Theodore+Butler.&mk=2
  21. Plusieurs blogs et sites financiers parlent de ce problème en train de devenir très notoire, comme cet article recopié dans diverses revues de presse : http://les7duquebec.com/2010/11/17/massive-manipulation-du-prix-des-metaux-precieux/
  22. http://www.news-banques.com/usa-le-regulateur-des-caisses-depargne-poursuit-goldman-sachs-pour-faux/012185584/ Voir aussi : http://www.news-banques.com/le-gouvernement-allemand-envisage-des-poursuites-contre-goldman-sachs/012126496/

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