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Banque populaire Côte d'Azur

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La Banque populaire Côte d'Azur (BPCA) est une des 17 banques régionales du Réseau des Banques populaires BPCE[1]

Historique

La première agence naît à Menton en 1883 sous le nom de Banque populaire de Menton. Le département est alors en pleine croissance économique et démographique grâce au tourisme hivernal, l'arrivée de riches hivernants à Menton favorise le développement de nombreux métiers du commerce, de l'artisanat et du tourisme. Aussi à l'exemple de ce qui s'est fait dans quelques rares régions de France à commencer par l'Anjou en 1878 à l'initiative du père capucin Ludovic de Besse[2] (Alphonse-Élisée Chaix né à Besse dans le Var), Charles Raynéri fonde la Banque populaire de Menton[3] rue Partouneaux en se basant sur un système mutualiste.

L'agence de menton rue Partouneaux

Il participe au premier congrès des banques populaires à Marseille en 1889. En 1893 il crée la première caisse de Crédit agricole du département à Castellar. La Banque populaire de Menton obtient la médaille d'or à l'Exposition de l'Économie sociale de Lyon en 1894.

Par la suite, les banques populaires fleurissent un peu partout en France. Durant la Grande Guerre, le quart nord-est du pays est occupé par les Allemands ou anéanti par les bombardements. Le gouvernement compte alors sur les petites entreprises réparties dans les autres régions pour maintenir l'effort industriel. Il décide de doter leurs banques, les banques populaires, d'un statut légal spécifique par la loi du 13 mars 1917[4] sur le crédit coopératif, sur l'initiative d'Etienne Clémentel, Ministre du commerce. Immédiatement les banques populaires sont chargées par le gouvernement de distribuer des crédits bonifiés pour l'effort de guerre puis pour la reconstruction.

Après la Guerre, les banques populaires des Alpes-Maritimes s'unissent. La première agence est sise au boulevard des Italiens (aujourd'hui BD Jean-Jaurès) à Nice en 1921, la seconde à Cannes rue du Bivouac de Napoléon et la troisième à Menton en 1922 dans sa nouvelle adresse de l'avenue Félix-Faure. Elles y demeurent toujours au XXIe siècle. Bien vite le mouvement coopératif gagne d'autres villes du département et des Alpes-de-Haute-Provence. La Banque populaire des Alpes-Maritimes deviendra d'ailleurs dans les années 60 la Banque populaire des Alpes-Méridionales pour tenir compte des agences de Digne, de Manosque et de Sisteron. Ces trois agences seront vendues à la Banque populaire des Alpes (dont le siège est à Grenoble) en 1991.

En décembre 1985, deux assemblées générales extraordinaires de la Banque populaire du Var et de la Banque populaire des Alpes-Méridionales décident la fusion des banques. C'est la naissance de la Banque populaire de la Côte d'Azur qui deviendra par la suite la Banque populaire Côte d'Azur (BPCA). Son président Georges Debant et son directeur général Bernard Lefèbvre décident de vendre l'ancien siège du Var et les bâtiments du siège des Alpes-méridionales pour construire dans le quartier d'affaires de l'Arénas.

La BPCA totalise aujourd'hui environ une centaine d'agences, répartie entre les départements des Alpes-Maritimes et du Var. Elle est également présente en Principauté de Monaco depuis 2000. Ses activités reposent sur les services à la clientèle de particuliers, de professionnels et de grandes entreprises.

Partenariats, sponsoring et mécénat

Dès sa création le siège fut dotée d'œuvres d'art, citons :

  • Trois créations de Sacha Sosno
    • Un grand Drapé dans le vide en marbre rose.
    • Une fontaine dont les jets d'eau partant de toute la circonférence convergent au centre en traversant un buste de femme en pierre oblitéré en son milieu.
    • Une Tête au carré en métal.
  • De Marc Chapaud une peinture intitulée Venise, la porte bleue,
  • De Steve Carpenter Polarity,
  • D'Anne Rouillot Eux
  • De Guy Fagès la statue de L'Éveil.
  • De Nivèse (Nivès Oscari) : Pyramide avec un homme qui court. Elle fut commandée par la banque à l'artiste pour rendre hommage à Georges Meygret, directeur juridique et technique décédé lors d'un cross Nice-Matin à Vaugrenier.

La création du nouveau siège fut complétée par celle d'un spectacle commandée par la banque à l'Atelier de Barbizon dirigé par Jean-Michel Mahenc : L'Opéra d'Azur. Il s'agit en 1989 d'un mur d'images composé de 3 000 diapositives projetées par une vingtaine de projecteurs synchronisés par un ordinateur et illustrant l'histoire de la Côte d'Azur. Il est sous-titré Mémoires, trésors et grandes espérances de la Côte d'Azur à l'aube du XXIe siècle. Il porte le nom d'opéra car il possède une bande musicale composée de grands airs classiques. Les textes sont dits par Jean Topart et Patrick Burgel.

Les dirigeants et les informations comptables

Présidents du conseil d'administration

  • 1991 Charles Costamagna
  • 1996 Jacques Lebraty
  • 2001 Bernard Fleury, réélu en 2004, en 2007 et en 2012

Chiffres clés au 31 décembre 2011

Agrégat en milliers d'euros[5]

  • Total du bilan : 6 049 933 €
  • Produit net bancaire : 182 223 €
  • Résultat brut d'exploitation : 60 808 €
  • Résultat net : 10 100 €

Le capital est réparti entre plus de 80.000 sociétaires[6].

Notes et références

  1. Description du groupe BPCE, brochure assemblée générale BPCA 2012 en page 6, paragraphe 1.1.6
  2. L'émergence du crédit populaire en France au XIXe siècle, David VALLAT (Centre Walras/ARASSH - Université Lyon 2 / CNRS)
  3. portrait des fondateurs, Fédération nationale des Banques populaires.
  4. Les Banques populaires avant 1917 : une lente gestation et la nécessité de légiférer (pages 23 à 27), Ouvrage : Les Banques populaires 1878-2008, 130 ans de coopération. Par Élisabeth Albert, Editions d'Organisation.
  5. Brochure assemblée générale BPCA 2012, en page 19.
  6. Site internet BPCA, présentation de la BPCA

Liens externes

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