Encyclopédie Wikimonde

Baruch Schlesinger

Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « Szlezinger » redirige ici. Pour les autres significations, voir Schlesinger.
Boruch Szlezinger
Boruch Szlezinger en 2012
Nom de naissance Baruch Schlesinger-Zilberberg
Naissance (94 ans)
Trzebinia, Pologne
Nationalité Français
Pays de résidence Drapeau de la France France

Boruch Szlezinger, né Baruch Schlesinger-Zilberberg officiellement le 26 février 1925 (mais véritablement le 16 février 1923) à Trzebinia, Pologne, est un rescapé de la Shoah, un ancien déporté des camps de concentration ainsi que des camps de travail nazis, et un survivant des marches de la mort[1],[2].

Biographie

Enfance

Baruch Schlesinger-Zilberberg demeure à Chrzanow de sa naissance jusqu'à sa déportation en compagnie de son frère ainé, de sa sœur cadette, et de ses parents. Issu d'une famille modeste de langue Yiddish et de confession Juive, il reçoit des ces derniers une éducation religieuse et stricte.

Déportation

Le 1er septembre 1939, la Seconde Guerre mondiale débute par l'Invasion de la Pologne.

Dès le premier jour de la guerre, Trzébinia subit les bombardements et les premiers morts sont à déplorer.

Il est alors âgé de 14 ans et est, comme tous les garçons juifs de son âge, contraint de porter l'étoile jaune, d'ajouter le suffixe Israel à son nom et aussi à « des travaux d'intérêt général » du type balayage des rues, déblayage de la neige, entretien des travaux de voirie, etc.

On peut immédiatement être témoin d'exécutions sommaires dans les rues. On assiste à des brimades à l'encontre des juifs telles que le rasage des barbes des juifs orthodoxes, de l'interdiction faite aux juifs d'utiliser leurs bicyclettes, de la suppression de leurs radios, etc.

Cette situation va se poursuivre durant deux années.

Son père va être déporté en 1941 au camp de Yohannesdorf. Son frère aîné, lui, fuit vers l'est, du côté « annexé » de la Pologne par les soviétiques au lendemain du pacte Germano Soviétique signé une semaine avant le début de la guerre.

Baruch Israel Schlesinger-Zilberberg reste donc à 14 ans le seul — homme — de la maison aux côtés de sa jeune sœur et de sa mère.

En 1942, il est définitivement séparé de sa mère et de sa sœur qu'il avait réussi quelques mois plus tôt à sauver une première fois des mains des nazis. Comme toutes les personnes de sexe féminin, elles sont envoyées pour le travail dans la ville voisine, Chrzanow, avant d'être déportées à pieds à Auschwitz distant de 18 km de là en 1943, d'où elles seront exterminées dès leur arrivée.

Baruch est déporté en 1942 au camp de Blechhammer[note 1] (Auschwitz 3) en Haute Silésie où, tel un esclave, il travaillera pour l'entreprise allemande IG Farben.

Il sera tatoué à son arrivée et on ne le reconnaîtra plus dès lors que sous le matricule 178605.

En décembre 1944, les Allemands considérant que leur entreprise d'extermination des juifs est vouée à l'échec, et ne voulant laisser aucune trace de leur forfaits, organisent la marche de la mort où il doit avancer dans la neige et sous un temps glacial, sans s'arrêter et ce de jour comme de nuit en tenue de déportés d'une extrême légèreté, sous peine d'être tué sur le champs. Il survit et c'est ce qui va le conduire jusqu'à Buchenwald, un camp de concentration nazi en Allemagne où il va demeurer jusqu'au 11 avril 1945, après avoir subi de nouvelles infamies et ne pesant plus que 35 kilos.

Alors qu'il est proche de succomber à la maladie du typhus, les Américains libèrent Buchenwald et découvrent les cadavres qui jonchent par milliers le sol au moment de leur entrée dans le camp.

Immigration et arrivée en France

En janvier 1946, Baruch Schlesinger-Zilberberg arrive clandestinement en France.

En 1956, il se fait naturaliser et s'appelle désormais « Boruch Szlezinger ».

Par la suite, il fait fortune dans la confection vestimentaire et dans le commerce.

Témoignage

Le 2 décembre 2010, il accorde son témoignage en yiddish à Max Kohn[3] pour la chaîne de radio australienne Special Broadcasting Service. Son témoignage sera étudié à l'Université Paris VII (étude dirigée par Max Kohn). Il témoigne encore aujourd'hui de la déportation.

Hommage

Le nom de sa mère, le nom de son père et le nom de sa sœur ont été gravés sur le sol dans la salle des noms du mémorial de Yad Vashem, à son instance.

Notes et références

Notes

  1. Le nom de BlechhammerBlachownia en polonais : בלכהמר — fait référence à un ensemble de camps de prisonniers, camps de travail, camps disciplinaires et camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. Le camp de Blechhammer (Blachownia en polonais, בלכהמר) désigne le camp de travail des Juifs : ZAL (de) Zwangsarbeitslager für Juden.

Références

Voir aussi

Sources

Articles connexes

Article publié sur Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 189 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).