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Beltidum

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Ce mot latin « Beltidum » dérivant probablement du saxon beltis, serait suivant une tradition, utilisé dans le 10e canon du Concile de Celichyt en 816, ville qu'on a approximativement située à Chelsea, la plus ancienne allusion à un « compte-prière », un chapelet ou un rosaire, ceci en Angleterre du IXe siècle.

Matthiew Paris, Historia Anglorum, XIIIe siècle

La controverse

On attribue souvent à Bède l'invention du chapelet. Avant l'invention du Rosaire et du chapelet, des méthodes existaient sans doute déjà pour compter et grouper les prières. Un texte ossu du Synode de Celchyt font allusion au « Beltidum des Saxons », qui semble être un « compte-prières ». Et les auteurs anciens ont commenté cette expression d'un emploi « unique » dans l'histoire et la littérature comme étant la première allusion à une forme de chapelet, sans doute mis à la ceinture. Cependant que pour d'autres, cette invention du chapelet est de beaucoup postérieure et désigne donc autre chose. Mabillon et de nombreux auteurs anciens, relient le mot « Beltidum à » l'histoire de la Comtesse Godiva, qui priait ainsi la veille de sa mort, la Vierge Marie, qui est cette fois plus clairement celle de l'invention d'une forme de chapelet à partir des grains d'un collier de gemmes, pour expliquer l'histoire de cette forme de décompte de prières en Angleterre puis ailleurs. L'opinion la plus couramment admise autrefois[1], et expliquée longuement dans la vie de saint Dominique rapportée par les jésuites, dans les « Actes des Saints », est que le beltidum est la première forme du chapelet, puisque « cingula » signifiait aussi couronne[2]. Dans cette controverse du chapelet antérieur ou non à Dominique de Guzman, on a retenu souvent la traduction de « beltidum » par « rosaire », depuis Alain de la Roche jusqu'à l' Encyclopédie de Chambers. [3],[4]

Étymologie

L'étymologie de ce mot n'est pas certaine : on se heurte à plusieurs hypothèses mais plus courante et retenue traditionnellement, fait provenir ce mot du mot « Belt » qui signifie ceinture en anglo-saxon.

«  La piété, qui est inventive, imagina bientôt, en Angleterre, une ceinture de Pater noster (« beltidum est cingula » ), qui, peu à peu, devint le Rosaire en l'honneur de la bienheureuse Vierge Marie, et donna au peuple, privé de livres de dévotion, un moyen d'édification facile, efficace et approprié à ses besoins et à sa capacité »

— Jean Alzog, Histoire universelle de l'Église, p.  220

Étymologies traditionnellement proposées

BELTIDUM - : gen. pl. beltidum — Certains ont pensé que cela signifiait « rosaire », mais en langue saxonne, belt signifie ceinture [5]

  • De « Beltis » c'est-à-dire cingula, ceinture en saxon [7] ou « Belt of beads » venant de encore de Beltis [8] L'extrémité de la boucle de ceinture retrouvée dans la sépulture princière de Taplow, offre une certaine ressemblance avec les grains d'un chapelet [?]
  • De «  Beltyen » (mois de mai et de Marie)
  • De « Bel-li-tide » pour «  Prayer-finging-time  » [9] « Bell-time » ou temps de sonner la cloche (bell) pour la prière [10] 
  • De « bede », « bels  », prière en saxon. Puis beads, grains de chapelet, du vieil anglais « ebed » seulement l'emploi de ce mot bead/ebed, comme celui de « chapel » ou « rosary » est bien plus tardif[11],[12].
  • « Bet-lidum » de « bet » prière et « lidum » chant [13],[14]


En fait, aucune de ces étymologies, ne peut être démontrée. Ce terme (neutre latin, qui aurait du être alors « Beltida » au pluriel si cela désignait la prière et le nombre de pater à réciter, et non l'objet sur lequel on les comptait ) étant d'un emploi unique, dans l'expression « sept beltidum de Notre Père » on ne peut absolument pas savoir avec certitude à quoi il faisait référence. on peut imaginer mille significations autres : En celtique, « Bed » signifie aussi baptême. et « Bel », bouche, ce qui pourrait signifier prière vocale, récitée par la bouche, à haute voix. Les uns rapportent ce mot au « nombre » de prières du pater et les autres à l'« instrument » qui servirait à les compter.

Les « 7 beltidum de Pater noster »

Durham, l'évêque William

Le mot saxon belt, signifierait selon une acception, cingula c'est-à-dire « ceinture » ou « couronne », ce qui pour certains est l'origine du rosaire. Ces beltida de pierres précieuses auraient selon Martigny, couramment été portés par les grands seigneurs au XIe siècle.

Au Concile de Chelsea (en), province de Canterbury, sou la présidence de Wulfred, archevêque de Canterbury en Angleterre, en 816 (10e canon), il est question d'un ou de sept beltidum de pater noster à réciter avec un certain nombre de messes et psaumes pour la mort d'un évêque ou d'un abbé (comme à Cluny au XIe siècle pour la mort d'un frère), ce qui désigne l'instrument pour compter les prières : 30 psaumes, 120 messes, 7 pater noster...

« On fit le règlement suivant dans un concile des évêques soumis au siège de Cantorbéry , lequel fut tenu en 816, en présence du roi Coenwulf de Mercie , et des princes et grands ofiiciers de sa cour. « Nous ordonnons qu'immédiatement après la mort d'un évêque, on fasse pour lui des prières et des aumônes. Aussitôt que le signal aura été donné dans l'église de chaque paroisse, que les fidèles s'assemblent dans la basilique , et qu'ils y chantent trente psaumes pour l'âme du défunt. Qu'ensuite chaque prélat et chaque abbé chante six cents psaumes; qu'il fasse célébrer cent vingt messes; qu'il mette trois esclaves en liberté et donne à chacun d'eux trois schellings; que tous les serviteurs de Dieu jeûnent un jour. Le concile veut encore que pendant trente jours , on récite après les heures canoniales, un certain nombre de fois, l' Oraison dominicale { = sept beltidum de pater noster } pour le défunt et qu'on renouvelle l'obit le 30e jour; c'est-à-dire, que l'on chante la messe avec une grande solennité. Il ordonne aux fidèles de remplir ces devoirs de religion avec autant de fidélité, que s'il était question de quelqu'un de leur famille , afin que par la ferveur d'une intercession générale , ils puissent mériter le royaume éternel qui est commun à tous les Saints. » [15]

Rosaire ou patenôtre de corail suspendu à la ceinture de la jeune femme

«  « et postea unusquisque antistes et Abbas DC Psalterios et CXX missa celebrare faciat & tres homines liberes &eorum quolibet tres solidas distribuas : et singuli servorum Dei diem jejunient & triginta diebus canonicis horis explete synaxas ( forte expleta synaxi ) & septem beltidum PATER NOSTER pro eo cantetur.  »

— Concile de Chelsea [16] , Chapitre X , de Episcoporum exequiis celebrandis

[17]

Le sens de patenôtre

Les anciens auteurs ont tenu pour certain que de l'étymologie de ce mot se rapportait au nombre de l'oraison dominicale pater à réciter ; « ...triginta diebus canonicis horis explecte Synaxes & septem [18] « Beltidum » Pater Noster pro еa cantetur , id est recitetur. His verbis « Beltidum Pater noster » certum orationum Dominicarum numerum designari non dubitamus »[5].

«  Du Cange [8]cite dans son « Glossaire », au mot beltis, « ce canon du synode de Celchyt, tenu l'an 816, qui obligeait à réciter, à la mort de l'évêque, pendant trente jours consécutifs, sept fois un chapelet uniquement composé de paters, « singuli servorum Dei diem jejunent, et 30 diebus canonicis horis expleto synaxeos, et septem Beltidum Pater noster pro éo cantetur, et hoc expleto tricesimo item die obitus sui, etc. » Or « Beltis » dériverait, paraît-il, du saxon Belt, qui signifie ceinture. Ce mot pourrait alors s'entendre de trois façons : patenôtre aurait eu les proportions d'une ceinture, c'est-à-dire qu'elle aurait été longue et droite; ou bien qu'elle aurait ressemblé à une ceinture, lorsqu'elle est fixée à la taille, autrement dit arrondie à la manière de la couronne des Italiens; ou encore que cet objet de dévotion se suspendait à la ceinture et en devenait ainsi l'accessoire obligé, à tel point qu'il n'y avait plus qu'un seul et même nom pour désigner les deux choses.  »

— Inventaire du pape Paul IV, Bulletin Archeologique

Selon Martigny :

«  On ne saurait nier, cependant, que le mot beltidum ne désigne un instrument destiné à compter les prières, et. il est avéré qu'il était d'un fréquent usage au onzième siècle. À cette époque, en effet, les grands seigneurs avaient de ces « beltida » dont les grains étaient, non de bois, mais de pierres précieuses. »

— Martigny, Dictionnaire des Antiquités Chrétiennes

Cependant ce mot « beltida », ne se trouve nulle part employé ultérieurement dans les textes.

Le sens de rosaire

Le mot « Pater Noster » a été ultérieurement utilisé pour désigner un rosaire, comme le mot « patenôtre » qui en dérive : il lui donna son « pater noster » , son chapelet. D'autre part, le mot « beltdidum » associé, aurait signifié « circulaire » (circuitu, circulu, qu'on fait tourner en le récitant, « circulaire comme une ceinture ») de là l'opinion admise qu'il s'agissait d'un chapelet de pater (sept beltidum de pater noster) et qu'alors il aurait effectivement été antérieur à Saint Dominique si la saluation angélique était inventée par Bède. [19]

Ce mot figure suivant cette traduction dans la Cyclopaedia de Robert Chambers Cependant certains a (Du Cange) ont affirmé que son invention était de plusieurs siècles postérieure. On fixe traditionnellement à 70 le nombre des années de la Vie de la Vierge sur la terre. Si le “beltidum” représentait une dizaine de chapelet, qui commence par le Notre Père, “sept beltidum “ feraient précisément le chiffre 70 d'ave précédés par sept pater soit sept dizaines de chapelet : une coutume rapportée par les saints était de dire autant d'ave que d'années de la vie de la Vierge. Or on sait que le rosaire était anciennement appellé Psautier de la Vierge Marie.

  • Messes
  • Psautier de psaumes
  • Beltidum ou rosaire
  • Jeûne
  • Affranchissement des serfs (esclaves)

Le Pater au IXe siècle

Traduction du Notre Père
Saxon Vieil anglais Texte latin Traduction française dite « œcuménique »
Codex Aureus de Canterbury, environ VIIIe siècle, folios 8 et 9


Fadar ûsa firiho barno, thu bist an them hôhon himila rîkea, Fæder ūre þū þe eart on heofonum, Pater noster, qui es in caelis Notre Père, qui es aux Cieux,


Geuuîhid sî thîn namo uuordo gehuuilico. · Sī þīn nama ġehālgod. Sanctificetur nomen tuum; Que ton nom soit sanctifié,
Cuma thîn craftag rîki. Tōbecume þīn rīċe, Adveniat regnum tuum; Que ton règne vienne,
Uuerða thîn uuilleo obar thesa uuerold alla ġewurþe þīn willa, Fiat voluntas tua Que ta volonté soit faite
sô sama an erðo, sô thar uppa ist an them hôhon himilo rîkea on eorðan swā swā on heofonum. sicut in caelo et in terra. Sur la terre comme au ciel.
Gef ûs dago gehuuilikes râd, drohtin the gôdo Ūre ġedæġhwāmlīcan hlāf syle ūs tō dæġ, Panem nostrum quotidianum da nobis hodie, Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour,
thîna hêlaga helpa, endi alât ûs, hebenes uuard and forġyf ūs ūre gyltas, et dimitte nobis debita nostra Pardonne-nous nos offenses
managoro mênsculdio, al sô uue ôðrum mannum dôan. swā wē forġyfað ūrum gyltendum. sicut et nos dimittimus debitoribus nostris Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,
Ne lât ûs farlêdean lêða uuihti sô forð an iro uuilleon, sô uui uuirðige sind, And ne ġelǣd þū ūs on costnunge, et ne nos inducas in tentationem Et ne nous soumets pas à la tentation
ac help ûs uuiðar allun ubilon dâdiun ac ālȳs ūs of yfele. sed libera nos a malo. Mais délivre-nous du mal.
Sōþlīċe. Amen Amen


L'affranchissement des esclaves

La mort des évêques est accompagnée de l'affranchissement des esclaves, considérée comme les messes, aumônes, prières, jeûnes comme une œuvres satisfactoires [20], (7e canon), et se déroulait précisément pour le jour de la mort de l'évêque, qui marquait la fin de son droit seigneurial.

« ..... Quand un évêque sera mort, on donnera aux pauvres, la dixième partie de son bien, ibidem bétail, ibidem en autres especes et on affranchira tous ses serfs Anglais de nation. En chaque église on dira trente psaumes chaque évêque et chaque abbé fera dire six cens psaumes & six vingt messes et affranchira trois serfs et chaque moine ou clerc jeûnera un jour. Ainsi on joignait l' aumône et le jeûne aux prières pour les morts  »

— Fleury , Histoire ecclesiastique, p.  196

Le collier de la Comtesse Godiva

Notre-Dame de Walsingham

On a mention d'une forme de chapelet avant le XIIIe siècle, un circulus gemmarum ou chapelet de pierres précieuses appartenant à la célèbre comtesse Godiva épouse du Comte Leofric (en) , fondateur du Monastère de Coventry en Angleterre. On ignore la nature de ces gemmes mais la coutume subsiste encore aujourd'hui des chapelets de pierre fines. Guillaume de Malmesbury rapporte qu'elle avait coutume de réciter des prières (orationes) sur les grains de son collier de gemmes. Après la mort de son époux, devenue veuve, proche de la mort elle entre dans un monastère et met au cou d'une statue (ou image) de la Vierge son collier de pierres précieuses, qu'elle roulait entre ses doigts en récitant ses prières et en touchant chaque grain, pour n'en omettre aucune[21]. Hermannus Abbas rapporte la vision d'un ermite selon laquelle Dieu fit grâce au Comte Baruch dont la femme récitait plusieurs fois par jour l'Ave Maria. Toutes ces petites anecdotes constituent les seuls témoignages historiques concernant le chapelet. L'apport des coutumes étrangères : Marco Polo remarque en voyage le souverain de Malabar réciter des prières avec un chapelet de pierres précieuses.

Hagiographie ultérieure

L'image de la gemme

Détail de L'Agneau mystique (Van Eyck).Les louanges du IXe siècle ( Cantatorium) ont cette expression : « je poserai sur sa tête une couronne de pierres précieuses », coronna de preciosa lapide.

A l'origine le Beltidum semble comme le Patenôtre avoir servi à compter uniquement des « pater ». Des citations de saints font peut-être allusion à la forme la plus ancienne du rosaire, le beltidum de pierres précieuses des seigneurs saxons, sur lequel aucun document pictural ne nous est parvenu :

Les prédicateurs ont gardé ensuite cette image de la gemme pour désigner la prière, en particulier l' ave maria, de la pierre précieuse qui orne la couronne de Marie sur tant de statues et de peinture. Elle signalait aussi la valeur de la prière, comme un trésor, précieuse «  Présentez-lui chaque jour au moins cinquante «  Ave Maria » dont chacun contient quinze pierres précieuses, qui lui sont plus agréables que toutes les richesses de la terre. Que ne devez-vous pas attendre de sa libéralité ? Elle est notre Mère et notre amie. Elle est l'impératrice de l'univers qui nous aime plus que toutes les mères et les reines ensemble n'ont aimé un homme mortel, car, dit saint Augustin, la charité de la Vierge Marie excède tout l'amour naturel de tous les hommes et de tous les anges''  »

— Louis Marie Grignon de Montfort

Dirck de Bray - Still-Life with Symbols of the Virgin Mary - WGA03113.jpg

Le bienheureux Alain de la Roche selon une légende célèbre, voit la Sainte Vierge lui apparaître avec 150 pierres précieuses : [22]

«  Il est écrit : «  Donnez et l'on vous donnera . « Prenons la comparaison du bienheureux Alain : Si je vous donnais chaque jour cent cinquante diamants, quand vous seriez mon ennemi, ne me pardonneriez-vous pas ? Ne me feriez-vous pas comme un ami, toutes les grâces que vous pourriez ? Voulez-vous vous enrichir des biens de la grâce et de la gloire ? Saluez la sainte Vierge, honorez votre bonne Mère ».

Le diamant, selon Hildegarde de Bingen passait pour faire fuir le diable; tout comme le rosaire.

Les « oraria » de Bède

Ce dominicain du XIVe siècle, propagateur du rosaire tout au long de sa vie, affirme qu'à l'époque de Bède le Vénérable, auquel Jean Grancolas et d'autres auteurs [23] attribuent l'invention du rosaire, on utilisait déjà cette forme de « couronne » de prières. [24] Bède, [25] aurait donné à son disciple Wilberth , des petites choses précieuses à distribuer aux prieurs, du poivre, l'encens et des « oraria » [26], terme qu' on s'est accordé à traduire par beads, chapelets, pour ne pas qu'ils l'oublient dans leurs prières après sa mort. [27]

«  Les prières vocales se sertissent comme des joyaux sur ce canevas, sur cette foi chrétienne en actes. Formules divines : Notre Père..., Je vous salue, Marie..., Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Couronne de louanges à Dieu et à notre Mère, constituée par le Saint Rosaire et par tant d'autres acclamations pleines de piété que nos frères chrétiens ont récitées depuis toujours. » , 248 [28]  »

— Amis de Dieu, José Maria Escriva Balaguer

Notes et références

  1. D. et C. Magri, Hierolexicon sive sacrum dictionarium in quo ecclesiasticae voces, article « beltis », p. 73
  2. J.-B. Sollerius, Compagnie de Jésus (la) « Acta sanctorum », tome 1, (1723), vie de Saint Dominique, p.  433-434.
  3. Chambers's Encyclopedia : index : « Beltidum = Rosary ». Et aussi : à l'article du Rosaire de la Vierge Marie.
  4. Note provisoire : On s'accorde à dire que le mot « Beltidum » est le premier qui servit au IXe siècle, en Angleterre, à désigner soit une forme (nombre) de la prière du Notre Père, soit un compte-prière comme les patenôtrier puis le rosaire. En effet, les histoires antérieures, font allusion aux cailloux de Paul l'Ermite , comme saint Macaire le rapporte, qui servaient à compter les pater ou les prières en chemin, mais aucun mot ne désignait le chapelet (bien plus tardive invention, littéralement « chapeau de fleurs » ou rosaire, « couronne de roses » parce que c'était destiné aux « Ave Maria » et non au « Pater Noster » comme le Patenôtrier ou Compte-Patenôtre) Les auteurs évoquent une très ancienne peinture, « L'enterrement de Saint Ephrem », où l'on voyait peinte, cette forme du « chapelet de grains » et ils en existait peut-être d'autres, inconnues alors, mais rien ne le mentionnait dans les textes que l'unique mot de « Beltidum » dans un des conciles de Londres (Chelsea ou Celchyt ) que Bède aie inventé cette forme de prière.
  5. 5,0 et 5,1 Spelmann Gl. Arch. p.  79. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom «  » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  6. Alban Butler , Vies des pères des martyrs et des autres principaux saints ( Volume 16 ), p. 347 note 41.
  7. Joseph Alexandre Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes.
  8. 8,0 et 8,1 Du Cange Glossarivm manvale ad scriptores mediae et infimae latinitatis, article « beltis » Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Du Cange » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  9. James Sibbald, Chronicle of Scottish poetry: from the thirteenth century, article Beltyne/Beltane du Glossaire des mots écossais.
  10. George Gresley Perry, A History of the English Church...: 596-1509,-v.2. 1509-1717.-v.3.1717-1884, p. 93
  11. Chris Laning David, University of California, The Name of rosary : «  The English word bead for small round objects on a string, which dates from at least 1377 in this sense, comes from the Old English ebed, meaning bid. » « To get back to beads, however, traces of the earlier meaning of « bid/bede as » a prayer still remain. For instance, a wealthy patron in the Middle Ages may have supported poor « bedesmen », who had promised to pray for the patron, and may have provided a « bedehouse » for « bedesmen » or bedeswomen to live in. Likewise, «  bidding one's bedes » in the Middle Ages does not so much mean praying with a literal string of beads, as it means praying for one's bedes, that is, the people or requests one is obliged to pray for. » http://teaattrianon.blogspot.com/2009/07/name-of-rosary.html
  12. P. Carpentier uni-mannheim.de
  13. Johann Schilter, « Unde nisi fall or in « voce Beltidum » transpositio literarum ab amanuensi admissa est, legendum BET - LIDUM, h. e. precum carminicarum sive psalmorum, ex BET, preces, LIDUM, Lied, cantío » Thesaurus Antiquitatum teutonicarum, ecclesiasticarum, civilium
  14. « Septem beltidum puto vices significare, quod ab Hispanis « Siete Buelts » Italicè « sette Volte », id est septem vices, à Volvendo verbum vulgariter dedudum. At bac ultima «  beltidum » explicato, ex idiomate Hispanico aut Itálico, non inmérito quibusdam nimis violenta ac longe accerfita videbitur. Adde, quod « buelta » Hispaine non significet vicem ; sed prater altas sgnificationes, quas ел vox habet, plerumque pro reditu aut circuitu accipiatur » Spel. Magri.
  15. Jean Francois Godescard, Traité des fêtes mobiles, jeûnes et autres observances annuelles de l'Église : « Commémoration des morts, 2 nov. » [lire en ligne]
  16. Synodus Calchuthensis, cap. x., Wilkins Concil, t. I, p.  171.
  17. Jan Gerchow, Die Gedenküberlieferung der Angelsachsen , page 64, note 412
  18. Nombre biblique, qui symbolise la totalité, la plénitude : sept jours de la création, sept anges, sept pater, etc.
  19. Acta sanctorum , « Arguments de ceux qui pensent que le rosaire est antérieur à saint Dominique » [lire en ligne]
  20. Destinées à acquérir l'amitié de Dieu, à se rapprocher de Lui. Selon Isaïe (58) « dénouer les jougs » est la meilleure et plus efficace forme de jeûne. L'affranchissement, découlant de la volonté divine, était donc, tout naturellement associé à Dieu : comme les jeûnes, messes et prières, plus qu'au droit civil surtout qu'il s'agissait des serfs de l'évêque.
  21. « ... Ut in singularum contactu, singulas oriationes incipiens, numerum non praetermitteret  : cette description précise montre que ce n'était pas alors semble-t-il un usage courant ».
  22. J.-B. Sollerius, Compagnie de Jésus (la) « Acta sanctorum », tome 1, (1723), vie de Saint Dominique, p.  433-434. Sur Alain de la Roche, le rosaire et le beltidum.
  23. Jean Grancolas, L' ancien sacramentaire de l'église, « chapelet et rosaire ».
  24. Jean Regnaud , Le rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie, Bloud et Barral, 1886
  25. Docteur de l'Eglise depuis le pape Léon XIII
  26. = oraries , du mot latin orare
  27. « Bède le Vénérable », p.  88 « Oraria. The meaning of the word in this place is doubtful. In its common acceptation it simply means a handkerchief to wipe the facea cleanly synonyme for sudarium. In its ecclesiastical sense it is derived ab orando, and signifies a scarf or tippet, worn by deacons on the left shoulder, and on both by priests and the higher clergy. (Bingham, B. 13. c. 8. § 2.) But it is evident that neither of these things can be intended here, for they would not have been kept among things of value in a casket.. quadam pretiosa in capselld. Cressy says, some interpret it handkerchiefs, others stoles; and some likewise chaplets, for numbering of prayers, which, say they, therefore from him took the name of Beads." (582.) And in another place he says, "I do not know by what warrant from ancient monuments the devout writer, by some stated the chancellor of the blessed Virgin, B. Alanus de Rupe, affirms, that St. Bede was the first who began in England the exercise of particular devotions and reciting of chaplets to the honour of that glorious queen of Virgins; for so we find the « Oraria », distributed by St. Bede to his brethren, translated; and that from Brittany such devotion was propagated into France and other foreign countries. »
  28. http://www.fr.josemariaescriva.info/article/le-saint-rosaire

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Jean Grancolas, L'ancien Sacramentaire de l'église, Du Rosaire ou du chapelet
  • Jean Mabillon, « Acta ordinis Sancti Benedicti » Actes des Ordres de Saint Benoît... [lire en ligne (http://books.google.fr/books?id=JqfXUUlLBpAC&dq=beltidum%20godiva&hl=fr&pg=PA428#v=onepage&q=beltidum%20godiva&f=false)]
  • Joseph Alexandre Martigny, « Dictionnaire des antiquités chrétiennes » , article « Chapelet », p. 168. [lire en ligne (http://books.google.fr/books?id=OZgFAAAAQAAJ&dq=macaire%20beltidum&hl=fr&pg=PA146#v=onepage&q=macaire%20beltidum&f=false)]
  • Jan Gerchow, Die Gedenküberlieferung der Angelsachsen , page 64, note 412 [lire en ligne (http://books.google.fr/books?id=ZK4AiWDEzIoC&lpg=PA199&dq=Die%20Gedenk%C3%BCberlieferung%20der%20Angelsachsen%3A&hl=fr&pg=PA64#v=onepage&q=%20beltidum&f=false)]
  • Linking Your Beads: The Rosary's History, Mysteries, and Prayers de Patricia Ann Kasten [lire en ligne (http://books.google.fr/books?id=sl_PJtDeGogC&lpg=PP1&dq=beads%20history&hl=fr&pg=PP1#v=onepage&q=beads%20history&f=false)] .

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