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Benoit Fleury

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Benoit Fleury, né en 1976, est un universitaire français, agrégé des facultés de droit, major au concours de droit romain et d'histoire du droit en 2008. Il est professeur à l'Université de Poitiers, spécialiste du droit public, en particulier administratif, directeur des affaires juridiques au Conseil général de Vendée entre 2009 et 2013. Durant ses études, il a milité à l'extrême droite et a dirigé le GUD de 1995 à 2000.

Biographie

Issu d'une famille de militaires, Benoit Fleury a deux grands-pères généraux, le général Guy Fleury (Vannes 1925 - ), chef d'état-major de l'armée de l'air (1979-1982), ancien PDG de l'OFEMA (Office français d'exportation de matériel aéronautique), grand-officier de la Légion d'honneur, et pour grand-oncle le général Jean Fleury (Brest 1936 - ), chef d'état-major de l'armée de l'air (1989-1991), grand-croix dans l'ordre de la légion d'honneur et ancien PDG d'Aéroports de Paris, tous deux fils de René Fleury (Vannes 1899 - Vannes 1985), capitaine de frégate.[réf. souhaitée]

Il est marié à Jeanne d'Herbais de Thun d'Avine, issue d'une famille noble impliquée dans l'extrême droite française[1],[2],[3]originaire de Thun-Saint-Martin (Nord) établie en Bretagne à Roscoff (Finistère) au XVIIIe siècle.

Il passe les 15 premières années de sa vie à Sète (Hérault) avant de terminer ses études secondaires au lycée jésuite Saint-François Xavier de Vannes (Morbihan). De 1994 à 1996, il est étudiant en droit à l'université Montpellier 1. À l'issue de l'année universitaire 1995-1996, il s'inscrit en licence à la faculté de droit d'Assas (université Paris II). Après un DEA d'histoire du droit en 2000, il soutient en 2006, sous la direction du recteur Jean-Marie Carbasse, une thèse sur L'abdication dans le droit public européen de l'époque moderne : étude comparative.

Après avoir été tuteur à la faculté de droit de Paris Descartes (1999-2000), attaché temporaire d'enseignement et de recherche à la faculté de droit de Tours (2004-2006) et ATER à la faculté de droit de Rouen sur un contrat spécial (3e année d'ATER à titre exceptionnel) pour l'année 2006-2007, il est Maître de conférences à la faculté de droit de Montpellier pour l'année universitaire 2007-2008.

G.U.D.

Benoit Fleury préside le GUD, association étudiante d'extrême droite, de 1995 à 2000[4],[5],[6],[7] ,[8].

Polémique lors de son affectation à l'université de Poitiers

Major du concours 2008 de l'agrégation d'histoire du droit[9], il est affecté à l'université de Poitiers. Cette affectation suscite la polémique en raison de son passé de dirigeant du GUD[10]. Le Conseil d'administration de l'Université de Poitiers vote à l'unanimité une motion dans laquelle, « compte tenu de l'opposition de la communauté universitaire (enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels BIATOS, étudiants) et afin d'apaiser les tensions », il demande au Président de la République de ne pas procéder à la nomination et à l'affectation à Poitiers de Benoît Fleury[11]. Par Décret du 17 avril 2008 portant nomination, publié au Journal Officiel le 19, Benoit Fleury est nommé à son poste par le Président de la République[12].

Il revient à l'université de Poitiers (sites de Niort et d'Angoulême) en septembre 2013[13], suscitant à nouveau la polémique, en particulier auprès des mouvements politiques et syndicaux étudiants de gauche[14]. Benoît Fleury réaffirme qu'« il s'agit là d'engagements qui, à [s]es yeux, relèvent définitivement du passé » et qu'il ne revendique plus aucune appartenance politique[14].

Polémique en Vendée

Benoit Fleury est en 2009 détaché comme directeur des affaires juridiques du conseil général de la Vendée alors présidé par Philippe de Villiers puis par Bruno Retailleau après la démission du premier en 2010. Des personnalités politiques vendéennes de gauche et de droite dénoncent cette arrivée et évoquent « les réserves que suscite cette nomination dans le département »[15]. Selon un article de 20minutes.fr en 2009, «Il n'y a eu aucune manifestation devant les grilles du Conseil général» et Dominique Paillé, alors porte-parole de l'UMP, déclare qu' « il faut savoir accorder son pardon aux pêcheurs repentis »[16].

Travaux d'édition

Selon le site de l'université de Poitiers, Benoit Fleury est membre du comité de rédaction de la Semaine juridique Administrations-Collectivité territoriales[17].

Il est membre du comité de rédaction d'Asso Vendée, le Mag, revue publiée par la maison départementale des associations à destination de l'ensemble des structures associatives[18].

Bibliographie

Livres

  • Les chemins ruraux, Voiron, éditions Territoriales, 2012.
  • Le contrôle des associations subventionnées. Contractualisation et maîtrise des risques, Voiron, éditions Territoriales, 2013.
  • Associations-collectivités : Guide pratique, Voiron, éditions Territoriales, 2014.

Voir aussi

Références

  1. http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140612.OBS0331/festen-chez-les-le-pen-l-autre-blonde-par-qui-le-scandale-arrive.html
  2. http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/09/lintervieweuse-ingenue-pen-amie-denfance-marine-a-lultradroite-252795
  3. http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article117
  4. « Bêtes et méchants: petite histoire des jeunes fascistes français », Réseau no pasaran, Éditions Reflex, 2002.
  5. Renaud Dély, Histoire secrète du Front national, Grasset, 1999.
  6. Villiers s'attache les services d'un ancien dirigeant du GUD, groupuscule d'extrême droite, Le Monde.fr, 28.08.2009.
  7. L'université de Poitiers se mobilise contre la nomination comme professeur d'un ancien du GUD, Le Monde.fr avec AFP et Reuters, 26.02.2008.
  8. Luc Cédelle, Université de Poitiers : tollé contre l'arrivée d'un ex-dirigeant du GUD, LE MONDE, 26.02.2008.
  9. Procès-verbal du premier concours national d'agrégation de l'enseignement supérieur pour le recrutement de professeurs des universités en histoire du droit et des institutions (année 2007-2008) [PDF]
  10. http://rue89.nouvelobs.com/2008/02/28/un-ancien-du-gud-prof-a-la-fac-de-poitiers-le-web-partage
  11. http://sudeduc86.org/spip.php?article445
  12. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=4CC428D9A9FAF70AE25FEA0D4088DEA6.tpdjo04v_3?cidTexte=JORFTEXT000018664057&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000018663515
  13. « L'ancien dirigeant du GUD enseigne à Angoulême : “Aucune leçon à recevoir” », Charente libre, 24 septembre 2013.
  14. 14,0 et 14,1 Philippe Bruyère, « Les jeunes socialistes et l'Unef dénoncent le retour de Benoît Fleury », La Nouvelle République, 25 septembre 2013. « ... une polémique vient de voir le jour... »
  15. Article du quotidien Libération : « Villiers recycle un ancien dirigeant du GUD » de Sylvain Mouillard, 26 août 2009, [1] « plusieurs responsables politiques locaux, de gauche comme de droite, dénoncent ainsi le recyclage de personnalités au passé plutôt trouble »
  16. Julien Ménielle L'arrivée d'un ancien du GUD au Conseil général de Vendée passe comme une lettre à la poste20 minutes, septembre 2009
  17. http://ihd.labo.univ-poitiers.fr/spip.php?article176
  18. http://www.mdavendee.fr/V2/nl/index.php?nl=1

Lien externe

  • Benoît FLEURY (http://ihd.labo.univ-poitiers.fr/spip.php?article176), Institut d'histoire du droit, université de Poitiers

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