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Bernard Bezzina

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Bernard Bezzina est un artiste plasticien, sculpteur, né en 1956 à Tunis de nationalité française. Il réside dans le sud de la France et en Italie, marié deux enfants.

L'artiste Bernard Bezzina

Biographie

Enfance et famille

Musique et dessin bercent son enfance jusqu’au décès brutal de sa mère en 1972.

En 1976 l’un de ses frères décède suite à un accident de voiture dans lequel son père est gravement blessé.

Ces événements écourtent son service militaire au bout de dix mois.

Vie active

Il rentre de suite dans la vie active : travaille sur le marché du Cours Lafayette à Toulon pendant 10 ans, puis crée son restaurant en 1989.

Cuisinier autodidacte, il fut bien vite reconnu par ses pairs.

En 1998, sa passion pour la peinture prend le dessus.

« Il raccroche ses casseroles pour ses brosses » comme l’avait si bien dit son ami, Claude Nougaro, chanteur poète. De ce jour, il devient assidu des bancs des Beaux Arts de Toulon, mais cet éternel anticonformiste se rendit compte que l’atelier était son arène !

Là, il se bat avec la matière.

Ses références sont Diego Vélasquez, Francis Bacon (peintre), Salvador Dalí, Eduardo Chillida[1]

Il fera de nombreuses rencontres : Jean-Michel Folon, Sacha Sosno seront d’un grand intérêt. Il connaîtra le fondeur Jean Guyot, malheureusement décédé trop tôt et l’attention de ces derniers le pousseront à aller plus loin dans sa démarche de plasticien. C’est alors que la découverte de fonderies italiennes à Aoste (Vallée d'Aoste), Verone (Venetie) et Pietrasanta (Toscane) seront une vraie stimulation dans sa vie de sculpteur.

Depuis cette date, c’est en Italie qu’il résidera la majeure partie de son temps[2].

Bezzina a commencé son travail en fragmentant le corps, telle la série de belles fesses qui évoque les « Vénus callipyges » aux rondeurs parfaites. Il réalise également des torses masculins et féminins, les déclinant en plusieurs dimensions, dans des matières différentes en pierre, marbres, acier et bronze …

Pietrasanta, cité de l’Art, mondialement connue, fréquentée par de très nombreux artistes de Michel-Ange à Henry Moore, Fernando Botero, Robert Indiana, Anish Kapoor, Salvador Dalí, Giuseppe Penone, César (sculpteur), Arman, Jean-Michel Folon, Sacha Sosno ... sera son lieu de créativité.

Ce sera sans oublier le sud de la France, dans son atelier en pleine nature près de Toulon ou il réalise une grande partie de son travail.

A l’occasion de l’édition 2012 Art Élysée l’œuvre de BEZZINA a été exposée sur son principe de la « DIVITION » qui conduit l’artiste à des recherches sur les matières qu’il déconstruit, fragmente et réunit pour leur donner une nouvelle naissance.

En 2014, la Salle Gaveau à Paris, pour la première fois, consacrera une exposition à Bezzina.

Le Bozzetti Museum de Pietrasanta installera deux de ses œuvres parmi 600 bustes et sculptures, appartenant aux artistes italiens et internationaux qui sont principalement faits avec du plâtre.

Ce musée a été fondé en 1984, grâce à l’initiative du critique d’art Danois Jette Mumlendorph afin de documenter le travail des œuvres d’artistes de la Versilia (Toscane).

La Divition

Le concept : Force et Fragilité

Bezzina se bat avec la matière qui est au centre de son interrogation artistique. Il déstructure la figure en amont pour la recréer. L’artiste opère alors d’une manière chirurgicale en faisant des incisions, des traces et des fentes, recouvrant la peau lisse de signes de vie. Apparaît alors un objet fragmenté et reconstitué : la « DIVITION ». Si les fragments de corps évoquent les vestiges antiques ensevelis et fracassés par le temps, les crevasses sur la peau évoquent l’altération, le lit des fleuves desséchés, l’écorce des arbres qui tombe. Ce changement de peau révèle un moment de passage de la force de l’âge à la vulnérabilité de la matière. Il rappelle la métamorphose d’un insecte, la Chrysalide. Dans les sculptures de Bezzina coexistent autant l’image idéale que le corps érodé par le temps.

Son vocabulaire va vers l’essentiel : fragment de pied, de main, torse. Le poing serré incarne la force. La longueur d’un pied est également l’unité de mesure la plus ancienne de l’histoire humaine. Par le pied, l’être humain est ancré dans la terre. Sa sculpture exprime comment un corps occupe l’espace et renvoie à d’autres temps. Ainsi la dimension monumentale de certaines pièces rappelle le colosse de Constantin le Grand (280-337), haut de 12 mètres, jadis érigé sur le Forum romain (Palais des Conservateurs des Musées capitolins de Rome). La force archaïque de ses sculptures fait appel également aux objets africains célébrant la fertilité par les seins et le ventre prometteur d’une femme enceinte.


Bezzina débute avec des peintures intitulées « Sang de bœuf ». Ces tableaux aux paysages dénudés ne sont jamais des monochromes, mais plutôt des mélanges de pigments naturels à l’huile. Une véritable alchimie se joue, comme dans la peinture ancienne, sur fond noir qu’il travaille, couche par couche, pour obtenir cette densité de la matière rouge.

Papier et toile déchirée

« Dans l’éthique du développement durable, Bernard Bezzina témoigne d’une position respectueuse des éléments de la nature.

Il travaille avec un papier coton fabriqué d’après un procédé ancestral auprès d’un moulin ancien. Il déchire cette peau épaisse pour la recomposer en une cartographie. Opérant par strates, il la recouvre des multiples couches de pigments naturels à l’huile d’un rouge de sang, d’un noir luisant ... Une véritable alchimie se joue alors, comme dans la peinture ancienne qu’il travaille, couche par couche, pour obtenir une densité/force de la matière. Celle-ci s’apparente à du cuir tanné, recouverte d’incisions, de traces, d’impacts. »

— Extrait d'une citation de Mme Jeanette Zwingenberger Membre de l’AICA (International Association of Art Critics), historienne de l’art et commissaire d'exposition indépendante

Engagements

Sensible aux enjeux du développement durable, Bezzina cultive une position d’artiste respectueux de la planète. A ce titre il fait don en 2017[3] d’une œuvre de 4,60 mètres à la fondation du Prince Albert II de Monaco[4]. Cette pièce unique intitulée « Main Divition III Ludus » est la représentation symbolique de la protection et de la préservation de notre planète. Evénement « Monte-Carlo gala de l’océan »[5] honoré par Leonardo DiCaprio, militant écologiste.

Ludus, Main Divition III, Œuvre offerte par Bernard Bezzina à la fondation Prince Albert II, 2017

Expositions

Les créations de Bernard Bezzina sont fréquemment exposées près de chez lui, dans le sud de la France et en Italie.

L’artiste a également fait voyager ses œuvres au-delà de nos frontières, avec plusieurs expositions permanentes et temporaires en France et à l’international.

  • 2001 - Banque du Gothard, Monaco
  • 2001 - VIP "Saint-Tropez"
  • 2002 - Création / Exposition de l'affiche "Jazz à Toulon"
  • 2004 - Maison du Cygne, Six-Fours Var
  • 2004 - Banque de Gothard, Monaco
  • 2006 - Château Trians, Néoules
  • 2007 - Château Trians, Néoules
  • 2007 - Gorges de Pennafort, Callas
  • 2007 - Galerie Anne Lettré, Paris
  • 2007 - Contemporary Fine Art, Saint-Tropez
  • 2008 - Galerie Olga Lamdon, Bruxelles, Belgique
  • 2009 - Printemps des Arts, Palais Abdellia, Tunis, Tunisie
  • 2011 - Citadelle de Villefranche-sur-Mer, Alpes-Maritimes
  • 2012 - Domaine viticole Sainte-Roseline aux Arcs-sur-Argens[6]
  • 2013 - Biennale Borgo di Montone Ombrie, Italie
  • 2013 - Piazza de Duomo, Pietrasanta, Italie
  • 2014 - Bossetti Muséum, Pietrasanta, Italie
  • 2014 - Galerie Hurtebize à Paris[7]
  • 2014 - Exposition Piazza de Duomo[8]
  • 2014 - Pont Alexandre III, Paris
  • 2014 - Art Elysées, Paris
  • 2015 - BRAFA, Bruxelles
  • 2015 - PAD de Paris
  • 2015 - Art Fair, Antibes
  • 2015 - Masterpiece, Londres
  • 2015 - Jardin des Arts, Roquebrune-Cap-Martin
  • 2015, 2016 et 2017 - Plage « Méridien Beach Plaza » de Monaco
  • 2016 - BRAFA, Bruxelles
  • 2016 - Exposition « Sculptures Monumentales » à Saint-Tropez[9] [10]
  • 2016 - Exposition « Monochromaniac » à l’Opera Gellery de New York[11]
  • À l’Hostellerie Les Gorges de Pennafort[12]
  • Sur le domaine du Resort & Spa ***** Holiday Green à Fréjus [13]

Notes et références

  1. « Biographie de Bernard Bezzina », sur Museo dei Bozzetti (consulté le 1er mars 2018)
  2. « Le Prince Albert a rendu visite à l'artiste toulonnais Bernard Bezzina dans son atelier en Italie », sur Nice Matin (consulté le 23 janvier 2018)
  3. « Le prince Albert II dévoile une oeuvre monumentale qui sera vendue pour la cause environnementale », sur Monaco Matin (consulté le 23 janvier 2018)
  4. « Le Prince Albert en Toscane chez l'artiste varois Bezzina », sur Le Var Matin (consulté le 23 janvier 2018)
  5. « Le 28 septembre 2017, s'est tenue la toute première édition d'un gala grandiose sur les Terrasses du Casino de Monaco », sur Monaco-Gate (consulté le 1er mars 2018)
  6. « Bezzina expose ses sculptures monumentales au château Sainte-Roseline », sur Culture Box (France TV Info) (consulté le 23 janvier 2018)
  7. « La Galerie Hurtebize présente Bezzina », sur Artsixmic (consulté le 23 janvier 2018)
  8. « Visit of the Prince of Monaco Alberto Grimaldi », sur Massimo Galleni (consulté le 23 janvier 2018)
  9. « Exposition Monumentale de Saint-Tropez dédiée à Bernard Bezzina », sur Connaissance des arts (consulté le 23 janvier 2018)
  10. « Exposition de Sculptures de Bernard Bezzina », sur Pure Saint-Tropez (consulté le 23 janvier 2018)
  11. « Bezzina, Bronze Blanc déchiré, 2015 », sur Opera Gallery (consulté le 23 janvier 2018)
  12. « L’Hostellerie Les Gorges de Pennafort expose les oeuvres du sculpteur Bernard Bezzina », sur Luxetentations (consulté le 23 janvier 2018)
  13. « Balade artistique », sur Holiday Green (consulté le 23 janvier 2018)


Liens externes

https://www.bezzina-bernard.com/

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