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Bilala

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Bilala ou encore en langue Vili Wand-Li-Bwali, est un faubourg de Bwali (Loango ou encore Mbanza Loandjili), la capitale du Royaume de Loango.

Repères spatio-temporels

Bilala appelé Wand-Li-Bwali en langue Vili et signifiant le sud de Bwali était le faubourg le plus tonitruant de Bwali, la capitale du Royaume de Loango. Ses belles créatures féminines, qui faisaient de ce village, le creuset des futaies de la contrée, ses intrépides et infatigables tambourinaires, ses chanteurs, ses compositeurs et ses danseurs, sa vigoureuse jeunesse avide de bagarres et de performances physiques, ses braves pêcheurs, ses talentueux féticheurs et guerisseurs, tous, faisaient sa renomée[1]. Il fallait redoubler d'audace et de témérité pour s'aventurer dans Bilala pour y trouver l'âme soeur.

Wand-Li-Bwali fait partie intégrante du terroir du clan Tchiali,qui en tant que propriétaire terrien, est affilié à l'Association régionale des terriens du Kouilou (ARTK)[1].

Hormis Tchivesso, son campement de pêcheurs qui se trouvait à la plage du même nom et quelques autres petits hameaux parmi lesquels Tchibota, Kayi-Silu, Bilala était composé de deux grands quartiers[1]:

  • Wand-Li-Bwali à proprement parler
  • Mbat'-Ngondi

Le quartier Wand-Li-Bwali

Le quartier Wand-Li-Bwali s'étendait beaucoup plus sur les terres de Tchimagni, plus exactement sur le plateau qui mène à la plage de Tchivesso. De nos jours, ce quartier a complètement disparu, ainsi que tous les indices fiables pouvant servir de repères. En effet, le site est entièrement occupé par les plantations d'eucalyptus de la société ECO (Eucalyptus du COngo s.a.), en vue de l'hypothétique construction d'une usine de pâte à papier[2][3].

Le quartier Mbat'-Ngondi

Le quartier Mbat'-Ngondi, le plus grand du village, occupait la quasi-totalité des restes encore visibles de l'actuel Bilala. Ce quartier s'étendait de la boucle formée par la nationale 5, et de part et d'autre de cette dernière, avec la grande artère construite par la société ECO. Ladite artère fait ceinture du nord au sud du village et débouche à quelques encablures de Mavoussa; lieu historique situé à la sortie de Bilala en direction de Diosso.

Mavoussa était le lieu de rencontres ds jeunes du village, avec leurs homologues des villages avoisinants afin de régler leurs différends par des bagarres.

Hélas, depuis un peu plus d'un démi-siècle, les épidémies et l'éxode rural ont inexorablement sapé le dynamisme de ce gros bourg, qui ne compte plus de nos jours, qu'une vingtaine d'âmes.

Articles connexes

Références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Alexis Bouiti, « Le clan Tchiali », Document ronéotypé,‎ , p. 9
  2. Maurice Goma, « Eucalyptus du Congo s.a.: Plantation industrielle et développement durable », sur www.fao.org
  3. « Phénomène d'érosion : les plantations d'eucalyptus pointées du doigt », sur ADIAC - Agence d'information d'Afique centrale,
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