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Bruno Bernard (homme politique)

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Bruno Bernard
Illustration.
Fonctions
Président de la Métropole de Lyon
En fonction depuis le
(1 mois et 12 jours)
Prédécesseur David Kimelfeld
Conseiller municipal de Villeurbanne

(6 ans et 14 jours)
Maire Jean-Paul Bret
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Sainte-Foy-lès-Lyon
Nationalité Française
Parti politique PS (jusqu'en 1996)
LV (2002-2010)
EÉLV (depuis 2010)
Père Roland Bernard
Profession Chef d'entreprise

Bruno Bernard, né le à Sainte-Foy-lès-Lyon, est un homme politique français.

D'abord membre du Parti socialiste, il rejoint en 2002 Les Verts, devenu Europe Écologie Les Verts. Conseiller municipal de Villeurbanne et conseiller de la communauté urbaine du Grand Lyon entre 2008 et 2014, il devient président du conseil de la métropole de Lyon à la suite des élections métropolitaines de 2020.

Biographie

Vie privée

Né à Sainte-Foy-lès-Lyon en 1970, Bruno Bernard grandit dans une famille importante de la sphère politique lyonnaise : son père est Roland Bernard[1], député puis sénateur-maire socialiste d'Oullins, très proche de François Mitterrand, ayant contribué à l'ascension de de plusieurs personnalités dans le Rhône dont Charles Hernu, Jean-Jack Queyranne et Gérard Collomb[2].

Sa mère, également sympathisante du Parti socialiste, est une infirmière à la retraite[3]. Il a trois frères[2].

Carrière professionnelle

Diplômé en ingénierie mécanique des structures à l'université Claude-Bernard-Lyon-I au campus de la Doua, à Villeurbanne[4], il commence sa carrière professionnelle dans le bâtiment en travaillant pour la société Onet, où il s'occupe principalement des activités de désamiantage[2]. En 2007, il fonde une société spécialisée dans la dépollution et le désamiantage, employant en 2020 environ 25 personnes[5]. En juin 2019, pour se consacrer à sa campagne électorale, il nomme un directeur à la tête de sa société[2].

Il détient 17 parts sociales dans d'autres entreprises dont des bars et restaurants (notamment le bar à vins de son frère à la Part-Dieu), un club de sport et une brasserie artisanale[2],[6].

Parcours politique

Premiers mandats

Suivant le parcours de sa famille, Bruno Bernard s'engage d'abord au sein du Parti socialiste. Il finit néanmoins par ne plus se sentir en accord avec la ligne du parti, notamment sur les sujets sociétaux, et le quitte en 1996 ou 1997, selon son souvenir[2].

En 2002, il rejoint Les Verts[4], inspiré notamment par le programme de Dominique Voynet, candidate à l'élection présidentielle de la même année. D'abord militant discret, il est ensuite candidat aux élections municipales de 2008 à Villeurbanne, sur une liste socialiste et écologiste portée par le maire Jean-Paul Bret[4],[7] : la liste obtient la majorité au second tour, ce qui lui permet d'obtenir un siège de conseiller municipal à Villeurbanne et de conseiller métropolitain du Grand Lyon, dans la majorité de Gérard Collomb[2]. En 2014, les écologistes villeurbannais décident néanmoins de présenter une liste autonome, qui est battue par la liste de Bret, mettant fin aux mandats politiques de Bruno Bernard.

Il devient alors secrétaire régional d'EELV, poste qu'il occupe jusqu'en 2016 pour prendre au sein du parti la responsabilité nationale des élections et des relations avec les autres partis[3]. Décrit comme un « bosseur qui n'a pas forcément besoin d'être mis en avant personnellement », cette fonction lui vaut régulièrement d'être surnommé « homme de l'ombre »[4]. Il est présenté comme un modéré, sur la ligne de Yannick Jadot[2].

Président du conseil de la métropole de Lyon

Toujours inconnu au grand public, Bruno Bernard lance officiellement le sa candidature à la présidence du conseil de la métropole de Lyon pour les élections métropolitaines de 2020, à la suite d'une primaire interne où il remporte largement l'investiture avec 70 % des voix.

Axant notamment sa campagne sur « un rééquilibrage entre les territoires de la métropole »[8], il propose notamment la construction de 450 kilomètres de pistes cyclables sécurisées sur les 59 communes de la métropole, la réalisation d'un réseau express métropolitain similaire au RER parisien et un renforcement des transports en commun. Sur le plan économique, il avance que la métropole soutiendra le secteur économique en effectuant de nombreuses commandes publiques, notamment dans le cadre du projet ECO'RENOV, qu'il souhaite renforcer, ou encore pour réaliser les infrastructures nécessaires aux projets qu'il porte sur les transports. Il se positionne également contre « l'Anneau des Sciences », projet très controversé depuis 30 ans qui vise à terminer le bouclage du boulevard périphérique de Lyon en aménageant sa partie ouest, de la porte du Valvert à Gerland[9].

Le , soir du premier tour des élections métropolitaines, ses listes arrivent en première position et obtiennent 22,5 % des voix, en se plaçant en tête dans huit des quatorze circonscriptions métropolitaines. Néanmoins, la crise liée à la pandémie de Covid-19 entraîne le report des élections métropolitaines à une date ultérieure, ce qui le contraint à mettre en pause sa campagne.

Le , quelques jours après que le gouvernement français annonce que les élections se tiendront le dimanche , il annonce qu'il fusionne ses listes avec le mouvement d'union de la gauche porté par Renaud Payre et le mouvement Lyon en commun de Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon[10],[11].

La campagne du second tour reprend donc officiellement à partir du . Ses opposants - principalement Gérard Collomb et François-Noël Buffet qui ont fusionné leurs listes - l'attaquent notamment sur une prétendue absence de volet économique dans son programme, le fait que plusieurs grands événements lyonnais soient supprimés par le candidat, et sur le fait que son alliance porterait l'extrême gauche au pouvoir[12].

Le soir du , alors qu'il est le grand favori du scrutin à la suite de ses résultats et des sondages, ses listes remportent largement l'élection[13] en obtenant 42,44 % des voix et en arrivant en tête dans neuf des quatorze circonscriptions métropolitaines, grâce à notamment avec l'aide de listes alliées de gauche dans deux d'entre elles. Sa victoire s'inscrit dans un mouvement national de « vague verte », les écologistes remportant un certain nombre de grandes villes dont Lyon. Obtenant une large majorité de 84 sièges sur 150 (la majorité absolue étant de 75 sièges sur 150), il est élu président du conseil de la métropole de Lyon le .

Notes et références

  1. Richard Schittly, « Une génération spontanée à la tête de Lyon », Le Monde,‎ , p. 7
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4, 2,5, 2,6 et 2,7 Léa Delpont, « Municipales : Bruno Bernard, le nouvel homme fort du Grand Lyon », sur lesechos.fr, (consulté le 14 juillet 2020)
  3. 3,0 et 3,1 « Métropolitaine à Lyon : qui est l'écologiste Bruno Bernard, le futur président de la métropole de Lyon », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le 14 juillet 2020)
  4. 4,0, 4,1, 4,2 et 4,3 Paul Terra, « Élections à Lyon : qui est Bruno Bernard (EELV) ? », sur lyoncapitale.fr,
  5. « IDF ENVIRONNEMENT (STAINS) dirigeants sur SOCIETE.COM - 791816242 », sur societe.com (consulté le 29 juin 2020)
  6. « Il talonne Gérard Collomb dans les sondages : Bruno Bernard, le candidat Vert à la Métropole est aussi chef d'entreprise », sur lyon-entreprises.com (consulté le 29 juin 2020)
  7. « Résultats des élections municipales 2008 », sur interieur.gouv.fr (consulté le 29 juin 2020)
  8. Programme des écologistes aux élections municipales et métropolitaines [lire en ligne], p. p.12 (encart droite) 
  9. « L'élection métropolitaine se jouera-t-elle sur l'Anneau des Sciences ? », sur lyonmag.com, (consulté le 29 juin 2020)
  10. Anthony Faure, « Métropole de Lyon : alliance "verte-rose-rouge" confirmée au 2e tour des élections », sur lyoncapitale.fr, (consulté le 29 juin 2020)
  11. Maïté Darnault, « A Lyon, une union anti-Collomb », Libération,‎ , p. 4 et 5
  12. « Bruno Bernard et les entreprises : la difficile unanimité », sur lyon-entreprises.co (consulté le 29 juin 2020)
  13. Quinault-Maupoil, Tristan, « Le duo Bernard-Doucet s'impose dans le fief de Collomb », Le Figaro,‎ , p. 9

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