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Catherine Rouvier

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Catherine Rouvier-Mexis est docteur d'État en droit public et en science politique de l'université Paris II Panthéon-Assas, maître de conférences à l'université Paris-Sud, et avocate française.

Biographie

Formation et carrière universitaire

Catherine Rouvier, après des études secondaires au lycée Claude-Debussy de Saint-Germain-en-Laye (section A, lettres classiques, latin grec) a fait des études de droit à l'université Paris II Panthéon-Assas. Titulaire à 21 ans d'une licence en droit privé, elle obtint à 23 ans deux DESS, l'un de droit public, l'autre de science politique et entra à l'Institut d'études politiques de Paris en deuxième année, section « service public », puis commença à enseigner dans l'équipe du doyen Georges Vedel à l'université de Paris II Panthéon-Assas, avant d'intégrer l'université de Paris-Sud où elle enseigne la sociologie politique, le droit constitutionnel, la théorie générale du droit, le droit général de l'Union européenne, et co-dirige un master de diplomatie et négociations stratégiques.

Sa thèse d'histoire des idées politiques sur Gustave Le Bon, parue en 1986 aux PUF avec une préface d'Edgar Faure et qui a reçu en 1987 le Prix Fabien de morale et de sociologie de l'Académie française, a permis de redécouvrir cet auteur tenu pour « sulfureux » par la communauté universitaire française, qui fut le père de la psychologie collective et dont l'ouvrage Psychologie des Foules, paru en 1895, connut un grand succès. Dépouillée de son appareil de notes et de sa bibliographie, cette thèse a été rééditée, actualisée en fonction des récentes découvertes des neurosciences sur le rôle de l'émotion, dans une version « grand public » sous le titre Gustave le Bon, clés en enjeux de la psychologie des foules aux éditions Terramare en février 2012.

Ses recherches actuelles portent sur une analyse du phénomène de l'opinion, nationale, européenne et internationale. Elle analyse, dans des articles et des colloques (Institut de France 2011), les correspondances entre les intuitions de la psychologie des foules au XIXe siècle et les découvertes actuelles des neurosciences sur le rôle central de l'émotion dans la mobilisation politique comme en matière d'éducation.

Elle collabore à des revues (Liberté politique, Causeur, Le Spectacle du Monde ou La gazette du Boulevard Voltaire) et donne régulièrement des conférences sur des sujets juridiques, politiques ou de société.

Elle est l'auteur d'un manuel de sociologie politique dont la 5e édition paraîtra à l'automne 2013.

Engagement associatif

Présidente de l'association de protection du patrimoine Culture Art et Patrimoine, et inquiète du sort fait au patrimoine religieux depuis le concile Vatican II de 1962 (des grilles de communion, autels d'origine, confessionnaux, chaires de prédication souvent de très belle facture enlevés ou laissés à l'abandon, etc.), elle est signataire du « manifeste en faveur de la messe tridentine[1] » publié le 16 décembre 2006 dans Le Figaro.

Un jeudi sur quatre, elle dirige un « Libre Journal » sur Radio Courtoisie.

Parcours politique

Elle est un temps proche du RPR[2],[3]. Analysant l'échec de la droite aux élections régionales de 1998 comme le début d'une longue suite de défaites provoquées par le refus du RPR et de l'UDF de s'allier avec le Front national, elle se rapproche de Charles Millon, exclu de l'UDF pour avoir été élu avec les voix du FN comme trois autres présidents de conseil régional, et adhère à son parti éphémère La Droite, puis au parti d'Alain Madelin Démocratie libérale[2] pour lequel elle est candidate aux législatives de 2002 dans les Hauts-de-Seine[Information douteuse] [?]. Elle devient de facto membre de l'UMP quand, entre les deux tours des législatives, le parti d'Alain Madelin se fond dans ce nouveau parti. Elle en sera membre[4] et fera partie de la fédération professionnelle « enseignement - recherche » de 2002 à 2010.

Partisane déclarée de l'union des droites, elle cesse d'adhérer à l'UMP en 2010[4], estimant que la « droitisation » de Nicolas Sarkozy ne le conduit pas à considérer le Front national comme un parti « républicain » et ne l'amène donc pas à passer avec ce dernier les accords électoraux qui seuls permettraient d'enrayer la victoire continue d'une gauche qui, elle, n'hésite pas à s'allier avec les écologistes et le Front de gauche. Ayant invité Marine Le Pen dans son émission sur Radio Courtoisie à plusieurs reprises, elle décide, après l'élection de cette dernière a la tête du FN en janvier 2011, de participer a la naissance de ce qui deviendra le Rassemblement Bleu Marine[3],[4]. À Nice, aux « journées d'été de Marine Le Pen » en septembre 2011, elle adhère à l'idée de ce rassemblement et à celle de la création d'un parti qui sera le premier à s'allier avec le Front national : Souveraineté, indépendance et libertés lancé par Paul-Marie Coûteaux. Le 24 mars 2012, elle intervient à la tribune lors du congrès fondateur de ce parti politique à la Maison de la Chimie à Paris[5], en soulignant l'alliance possible d'un « parti de la liberté » avec le programme de Marine Le Pen et du Front national, du fait de la dénaturation selon elle du libéralisme par le mondialisme.

À l'occasion des élections législatives de 2012, elle sera investie candidate dans la dix-neuvième circonscription du Nord, sous l'étiquette SIEL et soutenue par le FN[6],[7], où elle recueillera 19.61 % des suffrages, seuil insuffisant pour accéder au second tour compte tenu de la forte abstention (46.04 %)[8]. Elle devient peu après vice-présidente du SIEL[9],[10]. En décembre 2012, elle est nommée par le Front national responsable de la quatorzième circonscription des Bouches-du-Rhône[10]. En février 2013, elle est investie comme tête de liste du Rassemblement Bleu Marine pour les élections municipales de 2014 à Aix-en-Provence, où elle réside depuis septembre 2012[11].

Prises de position

Pour elle, le libéralisme, traditionnellement favorable à l'initiative individuelle contre le « collectivisme marxiste », mais aussi protecteur du petit commerce, des PME, de l'artisanat contre les trusts, chaines et multinationales, a besoin pour renaître, d'un État fort et d'un service public centré sur les activités régaliennes de l'État, qui laisse à l'initiative individuelle le commerce, l'entreprise, l'artisanat et les professions libérales, ainsi que d'une protection minimale de la production nationale, de sécurité et de morale publique.

Attachée à la dimension spirituelle de la culture occidentale, elle fait partie des 70 premiers intellectuels signataires d'un « appel à la vérité » paru dans Le Monde du 10 avril 2010 destiné à montrer, par-delà les faits — prêtres accusés d'abus sexuels — la vérité d'un pape qui fait toute la lumière sur ce problème et prend des mesures sévères, et d'une Église qui constitue une force capable d'endiguer la tendance à l'irrespect de la dignité des personnes et à ce titre doit être respectée par delà des délits individuels qui doivent, eux, être dûment sanctionnés.

Publications

  • (préf. Edgar Faure) Les idées politiques de Gustave Le Bon, Paris, PUF, coll. « Politique d'aujourd'hui », 1986, 280 p. (ISBN 9782130393580)
  • Sociologie politique, Paris, LexisNexis Litec, coll. « Objectif droit », 2006, 4e éd. (1re éd. 1993), 244 p. (ISBN 9782711006823)
  • Gustave Le Bon, clés et enjeux de la psychologie des foules, Paris, éditions Terramare, coll. « Les classiques », février 2012, 320 p. (ISBN 978-2918677178)

Notes et références

  1. « Un manifeste en faveur de la messe tridentine », sur lefigaro.fr, le site du Figaro. Consulté le 13 mai 2012.
  2. 2,0 et 2,1 « Et le candidat du Front national est... », La Voix du Nord, 12 mai 2012. Consulté le 14 mai 2012.
  3. 3,0 et 3,1 Martine Kaczmarek, « Le Front national se veut au moins poil à gratter de Borloo et Bocquet », La Voix du Nord, 14 mai 2012.
  4. 4,0, 4,1 et 4,2 « Carnet de campagne », La Voix du Nord, 30 mai 2012. Consulté le 30 mai 2012.
  5. Communiqué de Paul Marie Coûteaux - Tous unis contre le naufrage, sur siel-souverainete.fr, le site officiel de SIEL, 23 mars 2012. Consulté le 13 mai 2012.
  6. « Conférence de presse « spéciale législatives » à Valenciennes », sur fn-hainaut.over-blog.com, le site officiel de la fédération du Front national du Nord-Hainaut, 12 mai 2012. Consulté le 13 mai 2012.
  7. « Législatives : le FN joue la carte féminine dans le sud du département », sur lavoixdunord.fr, le site de La Voix du Nord, 11 mai 2012. Consulté le 13 mai 2012.
  8. « Résultats des élections législatives 2012 - Nord (59) - 19e circonscription », sur http://www.interieur.gouv.fr/, site du ministère de l'Intérieur (consulté le 18 avril 2013)
  9. Communiqué du SIEL, sur siel-souverainete.fr, le site officiel de Souveraineté, indépendance et libertés. 15 juillet 2012. Consulté le 27 juillet 2012.
  10. 10,0 et 10,1 Alexandra Ducamp, « Aix : le FN se remet en ordre de bataille pour la municipale », La Provence,‎ (lire en ligne)
  11. Aliette de Broqua, « Marine Le Pen lance la campagne municipale », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

Liens externes

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