Encyclopédie Wikimonde

Charles Auguste Bonnet de Viller

Aller à : navigation, rechercher

Charles Auguste Bonnet de Viller (de Démouville)
Charles Auguste Bonnet de Viller

Naissance
Roisin (Jemmapes)
Décès (à 62 ans)
Argentan (Orne)
Origine Drapeau de la France France
Arme Hussard
Grade Chef d'escadron
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur - Chevalier de l'Empire

Origines familiales

Charles Auguste Bonnet est né le 8 janvier 1774 à Roisin, département de Jemmapes et décédé le 28 mai 1836 à Argentan.

Sa famille est issue de la vallée d'Auge, puis de Caen (Démouville).

Il est le fils de François Antoine Bonnet de Démouville et de Marguerite Joseph Liénard . Son père, ancien élève de l'école royale militaire et de l'école du génie de Mézières , sera Général de Brigade dans l'armée des Pyrénées orientales.

Ses grands-parents furent Jean Charles Auguste Alexandre Bonnet Esc, sieur de Démouville, Chevalier de Saint-Louis, Major des Garde-côtes, commandant la capitainerie de Caen et Suzanne Catherine de Lyée de Bellau.

Son arrière-grand-père, Jacques Bonnet Esc, seigneur de Sainte-Foix, maintenu noble en 1667, à l'âge de sept ans, (recherche de Marle), fut lieutenant des maréchaux de France du bailliage et siège présidial de Caen.

Il n'y a pas consensus sur les origines familiales de Charles Auguste Bonnet de Viller car Gustave Chaix d'Est-Ange écrit dans son ouvrage qui n'est pas un nobiliaire, mais un recensement des familles françaises anciennes ou notables (Philippe du Puy de Clinchamps, que sais je, page 99) que ce personnage est le premier auteur connu de cette famille[1] sans en mentionner l'origine paternelle ou régionale. La filiation a été établie devant la Commission des preuves de l'ANF (cf sources), "Régis Valette" a corrigé l'erreur dans son ouvrage dés 1989. Chaix d'Est-Ange s'est contenté pour la famille Bonnet de commenter la Chesnay des Bois sans apporter aucun élément nouveau (page 272 de son ouvrage), puis il coupe Charles Auguste (page 277) de son père François Antoine (qu'il cite page 273). La base LEONORE (Archives Nationales), grâce à la numérisation, permet aujourd'hui, au dossier "légion d'honneur" du nom, de consulter des documents précieux (actes de naissance, de mariage, de décès entre autres) établissant la filiation. Ce qui ne put être fait en 1906.

La base Léonore donne un acte de notoriété dressé devant notaire à la demande de la grande Chancellerie de la Légion d'honneur : " devant témoins certifiant qu'il (Charles Auguste) est né de parents français, les comparants affirmant avoir connu son père François Antoine Bonnet, né le 22 août 1749 à Démouville, canton de Troan, arrondissement de Caen, lequel est fils de Jean Charles Auguste Alexandre Bonnet, sieur de Démouville et de noble Dame Catherine Suzanne Liée de Belleau, ses père et mère de la même paroisse de Démouville.

L' extrait des registres de décès de la ville d' Argentan précise "fils de M. François Antoine Bonnet ... et de Mme Marguerite Liénard son épouse". François Antoine de Démouville a épousé en fait la veuve Françoise Le Normand le 9 mai 1787. L'acte de mariage riche en détails ne mentionne , pour François Antoine, aucun autre mariage précédent. Avant la Révolution divorces n'étant pas possible François Antoine n'a jamais épousé Marguerite Lienard (1752-1800). Voir aussi l'acte de décès De François Antoine Bonnet de Démouville cité ci-dessous en référence.

Charles Auguste Bonnet de viller, "fils de feu Monsieur François Antoine Bonnet, en son vivant Général de Brigade décédé à Caen, et de feue Dame Marguerite Josephe Liénard" épousera à Démouville, devant toute sa famille, sa cousine germaine "Armande Marie Charlotte Françoise Félicité Bonnet, née à Démouville, fille de François Auguste Bonnet de Saint Bonnet (frère de François Antoine et oncle du marié) ... et de Dame Marie Françoise Julie le Damoiselle de Bourgeanville, demeurant en ladite commune de Démouville." "Le consentement donné au présent mariage par la Dame Françoise Thérèse Pouplier (la grand-mère maternelle de Charles Auguste), veuve de Charles Joseph Liénard" . (Archives départementales du Calvados - acte de mariage).

NB: En prenant l'initiative de cet article destiné à retracer brièvement la carrière d' un soldat de Napoléon I, je n'ai pas pensé que ces lignes deviendraient le lieu de débat en dénaturant totalement sa finalité. Cet article devient illisible pour le lecteur en déviant sur des querelles généalogiques douteuses ! (je relève : "en fait", "en réalité" etc, venant s'appuyer sur la remise en question quasi systématique d'actes d' Etat civil ou de décision de justice). La création d'un autre site sur ce sujet serait plus appropriée .....

D'autre part je constate que les écrits de Monsieur Chaix (plus tard d' Estanges, puis d' Est-Ange) pourtant juriste à l'époque, n' ont en rien apporté le commencement d'une preuve, terminant la généalogie de la famille Bonnet au récit de La Chesnais des Bois (écrit au XVIII e) sans autre élément d'actualisation ....

Carrière militaire

Charles Auguste s'engage à 17 ans et demi comme canonnier auxiliaire à Landrecy du 13 juillet 1791 au 12 janvier 1793.

Le 13 janvier 1793, âgé de 19 ans, il devint hussard au 10e régiment. Il sera sous les ordres du futur Général de Lasalle lors de son commandement et gardera pour lui un fidèle attachement.

Grades

  • Brevet de sous-lieutenant le 15 fructidor an IV (juillet 1795),
  • Brevet de Capitaine le 5 germinal an XII (mars 1804),
  • Nommé Chef d'escadron le 10 avril 1807,
  • Lieutenant-Colonel retraité, du fait de ses blessures.

Distinctions

Campagnes

Armées du Nord et des Ardennes, de Sambre et Meuse, des Alpes, d'Italie, d'Espagne, et à la Grande Armée de 1805 à 1809.

Blessures

  • "Le 26 juin 1807 à l'affaire de Tycokehin en Pologne, cet officier supérieur reçut un coup de feu à la jambe gauche, à la suite duquel s'est formé un ulcère incurable et qui prive cet officier de pouvoir servir et de marcher sans appui. Et s'il a fait depuis la campagne de 1809, cela a été par excès de zèle et de dévouement, mais son mal s'en est considérablement aggravé." (mémoire du chirurgien destiné à la retraite).
    nb: le 10e hussards qui comptait, au début de la campagne de 1805, 509 hommes et 480 chevaux est réduit à 296 hommes et 298 chevaux après Austerlitz.

États de services

  • "Au combat de Vertingen le 16 Vendémiaire an 14, ce capitaine du plus grand mérite tant par sa bravoure que par son physique chargea les cuirassiers autrichiens à la tête du 2e escadron, les enfonça, et fit plusieurs prisonniers, prit deux caissons chargés de poudre ce qui contribua beaucoup au succès de cette journée."
  • "Le 24 du même mois devant Ulm, à la tête du 2e escadron. Il chargea et enfonça six pelotons de hussards autrichiens, pris ou tua 20 lances. En blessa un grand nombre et fit leur chef prisonnier."
  • "Le 14 brumaire même année au combat d'Amstetten. Il s'opposa à la charge des hussards russes. Enfonça leur rang et en sabra plusieurs."

Murat lui donna sa montre lors d'une charge.

Il se retire au château de Démouville, puis partage sa vie entre Aunou-le-Faucon dont il sera maire, et Argentan où il décède le 28 mai 1836.

Armoiries

Armes anciennes: "d'argent à la fasce de gueules chargée de trois besants du champ accompagnée de trois bonnets à l'antique d'azur, posés deux en chef et un en pointe"

Figure Blasonnement
Biret chevalier.png
Blason famille fr Charles Auguste Bonnet de Viller (chevalier).svg
Armes du Chevalier Charles Auguste Bonnet de Viller et de l'Empire

d'azur à la bande de gueules du tiers de l'écu au signe des chevaliers légionnaires, accompagnée en chef d'un lion armé d'un sabre d'argent et en pointe d'une tête de cheval du même bridée de gueules. Pour livrée les couleurs de l'écu.

Sources


  • Archives du Ministère de la Défense (Vincennes) : dossier au nom.
  • Archives Nationales (notamment la base Leonore).
  • Régis Valette, Catalogue de la Noblesse française, Paris, éditions de 1989, 2002 et 2007.
  • Armorial de l'Association de la Noblesse Française (recueil des preuves d'admission).
  • Dominique Labarre, dit Labarre de Raillicourt. Les Chevaliers de l'Empire et de la Restauration à lettres patentes : essai. Paris, 1968.
  • Albert Révérend et autres, Armorial du Permier Empire. Paris, 2001.
  • Gaëtan d'Aviau de Ternay, Les lieutenants des maréchaux de France : dictionnaire généalogique. Paris, 2012.
  • Bibliothèque nationale de France (Dépt. des Manuscrits) - Français 32064 (25). Sur Gallica.
  • H.M. de Langle, J.L. de Tréourret de Kerstrat. Les ordres de Saint-Lazare de Jérusalem et de Notre-Dame du Mont-Carmel aux XVIIe et XVIIIe siècles. Paris, 1992.
  • René Bonnet de la Tour, Philippe de Bonnet de Viller. Histoire de la famille Bonnet .
  • Des Nobles à Démouville. Histoire de la famille Bonnet. CDRE 2013.
  • Archives paroissiales . Roisin, canton de Dour, Belgique, 1774.
  • Archives en ligne, Etat civil. Landrecies, Nord.
  • Relevé du Tabellion de Landrecies 1741-1753. Daniel BEYS
  • Tabellion de Landrecies 1656-1793. Claude Moreau.
  • Archives paroissiales. Philippeville, Belgique.
  • Archives du Calvados 1801-1802, Acte de décès (50) de François Antoine Bonnet de Démouville.

Article publié sur Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 197 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).

  1. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 5, page 277 Bonnet de Viller. Régis Valette, Editions 1989 et suivantes, Armorial de l' ANF.