Encyclopédie Wikimonde

Christophe Millescamps

Aller à : navigation, rechercher

Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 115 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).

Christophe Millescamps, né le 9 septembre 1965 à Jouarre, est un directeur des services pénitentiaires français. Après plusieurs postes en établissements et en directions interrégionales (DISP et PJJ), il est directeur de l'École nationale d'administration pénitentiaire depuis le .

Biographie

Formation

Christophe Millescamps est titulaire d'un diplôme d'études approfondies en droit public et est diplômé de l'Institut national des hautes études de la Sécurité et de la Justice en 2016[1]. Il entre à l'École nationale d'administration pénitentiaire comme élève sous-directeur en 2000 et est titularisé en 2002.[réf. nécessaire]

Carrière

Après avoir passé dix ans au sein de l'Éducation nationale, notamment comme enseignant à l'université Paris-Val de Marne et à l'université de Cluj-Napoca (Roumanie) de 1993 à 1999[réf. nécessaire], Christophe Millescamps rejoint l'administration pénitentiaire en tant qu'adjoint au chef d’établissement du centre de détention de Toul en 2001.

Il est ensuite successivement nommé adjoint au chef d’établissement du centre pénitentiaire de Draguignan en 2005 puis chef d’établissement de l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Quiévrechain en 2007[2], où il signe une convention avec la Gendarmerie nationale afin que des gendarmes interviennent périodiquement auprès des mineurs détenus de l'établissement[3]. En cette qualité, il intègre le conseil d'administration de l'École nationale d'administration pénitentiaire le [4]. En 2011, il devient chef d'établissement de la maison centrale de Saint-Maur, où il met en place une unité de vie familiale, afin que les familles des détenus puissent passer quelques jours avec eux, ainsi qu'un atelier « sons », où les détenus numérisent les archives de l'Institut national de l'audiovisuel et peuvent être diplômés dans le domaine de la communication audiovisuelle[5].

En direction interrégionale

Le , il est nommé directeur interrégional adjoint, directeur des politiques pénitentiaires, à la direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon[6]. Christel Drouet lui succède à la tête de la maison centrale de Saint-Maur, qui est alors pour la première fois dirigée par quatre femmes[7]. En tant qu'adjoint au directeur interrégional, il gère une importante prise d'otage à Saint-Maur en 2015[8].

Le , il est nommé directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand Centre en détachement[9]. Les organisations syndicales lui reprochent alors plusieurs non-renouvellements de postes d'éducateurs partis à la retraite[10], qu'il justifie par une baisse d'activité de la justice des mineurs[11]. En 2018, il organise à Vesoul la première journée de sensibilisation à la prise en charge des mineurs de retour des zones irako-syriennes en réunissant de nombreux professionnels et spécialistes de la question[12].

Directeur de l'École nationale d'administration pénitentiaire

Le , Christophe Millescamps est nommé directeur de l'École nationale d'administration pénitentiaire (Énap)[13],[14], succédant à Sophie Bleuet[15]. Il est notamment chargé de coordonner les travaux de l'extension de l'école, prévue pour doubler sa capacité de formation en 2021[16].

Dans l'objectif de développer des partenariats avec d'autres établissements, il entreprend de créer un « un pôle d'excellence des sciences criminelles » en lien avec les filières juridiques de l'université de Bordeaux présentes sur le campus d'Agen[17] et renforce les liens de l'Énap avec l'École nationale de la magistrature autour de formations sur le droit de la peine destinées aux magistrats et aux personnels d'insertion et de probation[18].

Afin de répondre aux enjeux soulevés par la surpopulation carcérale, il met en place une formation spécifique sur la prise en charge de la violence en détention[19]. Interrogé à propos des violences exercées par le personnel pénitentiaire sur les personnes détenues, il insiste sur les questions de déontologie et précise que « nous devons défendre l'intégrité de la règle, quelle que soit l'urgence ou la situation »[20].

En 2019, il contribue à l'élaboration d'un rapport demandé par le Premier ministre au Conseil économique, social et environnemental intitulé « La réinsertion des personnes détenues : l’affaire de tous et toutes »[21].

Décorations

Notes et références

  1. Arrêté du 11 juillet 2016 portant désignation des auditeurs diplômés de la vingt-septième session nationale « sécurité et justice » (2015-2016) de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice
  2. Ministère de la Justice, « Nomination de Christophe Millescamps », sur justice.gouv.fr, (consulté le 13 mai 2020)
  3. Genepi, « Les gendarmes dialoguent avec les mineurs détenus », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne)
  4. Arrêté du 29 janvier 2010 portant nomination au conseil d'administration de l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire
  5. « Un jour, la porte s'ouvrira » (interview de Christophe Millescamps), La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne)
  6. Arrêté du 22 juillet 2013 portant nomination de M. Christophe MILLESCAMPS en qualité de directeur interrégional adjoint des services pénitentiaires Centre-Est – Dijon, directeur des politiques pénitentiaires
  7. Jean-Luc Pavot, « Pénitentiaire : un univers d'hommes dirigé par des femmes », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne)
  8. Eloïse Bruzat, « Indre : les deux détenus auteurs de la prise d'otage à Saint-Maur se sont rendus », France 3 Centre-Val de Loire,‎ (lire en ligne)
  9. Arrêté du 30 novembre 2016 portant nomination dans l'emploi de directeur fonctionnel de la protection judiciaire de la jeunesse
  10. Nathan Boumadjer, « Deux postes d’éducateur supprimés à la Justice des mineurs de Dijon et Chalon-sur-Saône », France 3 Bourgogne-Franche-Comté,‎ (lire en ligne)
  11. Christophe Tourné, « Bourgogne : la justice des mineurs "sinistrée" ? », France Bleu Bourgogne,‎ (lire en ligne)
  12. Catherine Henry, « La Haute-Saône se prépare au retour des enfants du djihad », L'Est républicain,‎ (lire en ligne)
  13. Décret du 30 janvier 2019 portant nomination du directeur de l'Ecole nationale d'administration pénitentiaire - M. MILLESCAMPS (Christophe)
  14. Émilie Coste, « L’École nationale d’administration pénitentiaire change de directeur », Acteurs publics,‎ (lire en ligne)
  15. Philippe Poisson, « Christophe Millescamps, succède à Sophie Bleuet à la direction de l’École nationale d’administration pénitentiaire (Enap) d’Agen », Criminocorpus,‎ (lire en ligne)
  16. 16,0 et 16,1 S. Bo., « Légion d'honneur : dans la traditionnelle promotion du 1er janvier... », Le Petit Bleu d'Agen,‎ (lire en ligne)
  17. S. Bersauter, « Agen. Christophe Millescamps : « L'Enap est un lieu ouvert » », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  18. École nationale de la magistrature, « L'ENM et l'ENAP face aux évolutions du droit de la peine », sur enm.justice.fr, (consulté le 13 mai 2020)
  19. Mathilde Curien, « Agen : le directeur prend ses quartiers à l’Enap », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  20. Nicolas Bastuck, « « Deux surveillants me tenaient, j'ai pris une méchante gifle » », Le Point,‎ (lire en ligne)
  21. Antoine Dulin, Conseil économique, social et environnemental, « La réinsertion des personnes détenues : l’affaire de tous et toutes », sur lecese.fr, (consulté le 13 mai 2020)
  22. Décret du 31 décembre 2019 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur (https://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=PRER1928589D)
  23. « La médaille d’honneur de l’administration pénitentiaire décernée à Christophe Millescamps », Le Bien public,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mai 2020)
  24. « Christophe Millescamps à l’honneur », Le Bien public,‎ (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

Article publié sur Wikimonde Plus

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 197 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).