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Cinquième Internationale

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L'expression Cinquième Internationale fait références aux efforts de différents groupes socialistes et communistes de différents pays, dans les années qui ont suivis l'effondrement de l'URSS, pour créer une nouvelle association internationale de travailleurs.

Les Internationales précédentes

Depuis la Première Internationale, chaque Internationale qui lui ont succédé se réclame comme succédant à la précédente et construisant sur ses acquis.

Les précurseurs de la Cinquième Internationale

En novembre 1938, seulement deux mois après le congrès fondateur de la Quatrième Internationale, sept membres du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) en Espagne, alors en procès à Barcelone contre les autorités républicaines lors de la guerre civile espagnole, firent une déclaration appelant à la création d'une "Cinquième Internationale combattante"[1].

En Argentine, Justo, plus connu comme "Quebracho", a appelé à une Cinquième Internationale quand il a rompu avec le trotskisme en 1941[2]. Un autre appel pour la Cinquième Internationale a été fait par Lyndon LaRouche aux États-Unis après qu'il eut quitté l'Internationale communiste en 1965[3]. Plus tard, une 'Cinquième Internationale des communistes' fut fondée en 1994 par plusieurs petits groupes issus du trotskisme autour du Mouvement pour un futur socialiste.

Développement de la Cinquième Internationale

Pour Éric Toussaint, le Forum social mondial est un lieu de discussion et de débat, mais il n'est pas un instrument pour l'action. L'appel que Hugo Chávez a lancé fin novembre 2009 pour la création d'une Cinquième Internationale qui réunirait des mouvements sociaux et des partis de gauche est pour lui une opportunité pour créer "une Cinquième Internationale comme instrument de convergence pour l'action et pour l'élaboration d'un modèle alternatif" qui "ne constituerait pas une organisation comme les Internationales antérieures qui étaient – ou sont encore puisque la Quatrième Internationale existe toujours – des organisations de partis avec un niveau de centralisation assez élevé", mais serait "un front permanent de partis, de mouvements sociaux et de réseaux internationaux[4].

Ligue pour la Cinquième Internationale

Logo de la Ligue pour la Cinquième Internacionale.

En 2003, la Ligue pour une Internationale révolutionnaire communiste a lancé un appel pour la formation d'une Cinquième Internationale "aussi rapidement que possible, pas dans un lointain futur mais dans les mois ou années à venir"[5]. Cette ligue a changé son nom en Ligue pour la Cinquième Internationale (L5I), laquelle s'est agrandie de façon significative et compte en janvier 2014 des sections en Autriche, au Brésil, en Angleterre, en République tchèque, en France, en Allemagne, au Pakistan, au Sri Lanka, en Suède et aux États-Unis, ainsi que des sympathisants en Russie. La Ligue pour la Cinquième Internationale a fait des campagnes pour la formation d'une nouvelle internationale auprès du Forum social européen et du Mouvement ouvrier. Un mouvement qui s'est séparé de la Ligue avant qu'elle ne soit connue comme la L5I, le Communist Workers' Group de Nouvelle-Zélande, plaide également pour une Cinquième Internationale.

Venezuela

Hugo Chávez a annoncé en 2007 qu'il voulait commencer à créer une nouvelle internationale, ceci car en raison de sa taille, le Parti socialiste unifié du Venezuela pourrait devenir de fait une cinquième internationale contemporaine : « 2008 pourrait être le bon moment pour convoquer une réunion des partis de gauche d'Amérique latine afin d'organiser une nouvelle internationale, une organisation internationale qui regroupe les partis et les mouvements de la gauche en Amérique latine et dans les Caraïbes »[6][7]. Le 21 novembre 2009 à Caracas au Venezuela, pendant la Première rencontre internationale des partis des gauche, Chávez à lancé un appel pour convoquer la Première cinquième Internationale en avril 2010 au Venezuela[8]. Pour Chavez, face aux menaces de guerre et de destruction qu'entraîne la crise du capitalisme, la création de cette Internationale nouvelle est un besoin pour répondre aux attentes des peuples et sauver la « Terre-mère ».

Tirant les leçons de l'histoire des premières Internationales (qui ont joué un rôle si important pour le développement du mouvement ouvrier et révolutionnaire des XIXème et XXème siècles mais n'ont pas accompli le programme initial résumé dans la formule célèbre « prolétaires de tous les pays, unissez-vous »), il préconise une forme d'organisation « sans manuel et sans obligation où les différences seront les bienvenues », une Internationale qui permette l'échange d'informations, la coordination des luttes et des solidarités, et l'élaboration d'un « socialisme du XXIème siècle ».[9][10]

Il a été rapporté que le Movimiento al Socialismo (Bolivie), la Tendance marxiste internationale, le Front Farabundo Martí de libération nationale salvadorien, le Front sandiniste de libération nationale nicaraguayen, l'Alianza País équatorienne, la Proposition pour une société alternative chilienne, l'Alianza Nueva Nacion guatémaltèque, et l'Alliance socialiste australienne devrait rejoindre cette nouvelle internationale. Des représentants du Bloco de Esquerda portugais, du Die Linke allemand, ainsi que du Parti de gauche français ont exprimé leur intérêt tout en disant qu'il devaient consulter leur parti. Le Parti communiste de Cuba semblait en faveur de la proposition, mais beaucoup d'autres partis communistes y étaient fortement opposés[11]. La Ligue pour la Cinquième Internationale apporte son support de façon critique à cette proposition[12].

Notes et références

Articles connexes

Internationales

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