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Claude Adam

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Claude Adam

Claude Adam (Saint-Georges-d'Oléron 14 décembre 1918 - Lannion 1er septembre 2007) est un intellectuel français, engagé pour la défense de l'expression de tous les courants nationaux issus de la droite traditionnelle ou de la gauche anti-communiste , qui défendit la liberté de pensée en France dans le cadre de l'Union des Intellectuels Indépendants dont il fut secrétaire général puis président et enfin président d'honneur. Il est le fils d’un directeur de la Banque d'Alsace et de Lorraine[1] et d’une pianiste, organiste à l'église Saint-Pierre de Prades.

Biographie

Séduit par la synthèse intellectuelle de la pensée de Charles Maurras, il adhère d’abord à l’Action française et devient camelot du Roi.

Après avoir été mobilisé en 1939-1940, il est distingué par Georges Lamirand secrétaire général à la Jeunesse et entre en 1941 au secrétariat d'État à la Jeunesse, où il participe à la création des Chantiers de jeunesse .

En 1942, il est nommé chef des Equipes Nationales de la Meuse, puis en 1944 du Centre à Orléans en bordure de la zone occupée. Il y organise l'action des nouvelles Equipes nationales[2] régionales, matrice de la Sécurité Civile, notamment pour faire face aux destructions des ""bombardements alliés"". À la Libération, en désaccord avec la politique d’épuration, il démissionne de l'administration en 1944.

Union des intellectuels indépendants

En avril 1950, il prend part avec Charles de Jonquières, Jean Montigny, Jacques Isorni, François Cathala à la fondation de l'Union des intellectuels indépendants, « ayant pour but de grouper tous ceux et toutes celles qui exercent professionnellement ou non une activité intellectuelle et n'acceptent aucune limitation dans leur liberté de pensée ou d'expression »[3].

Elle réunit, au-delà des différences politiques, écrivains, professeurs, hommes de sciences, journalistes, hommes politiques issus de la gauche ou de la droite de la Troisième République, de la Résistance comme de l'État français en leur apportant une « tribune libre de la liberté ». Le Comité des droits de l'homme de l'UII qui valide ses orientations est présidé par des personnalités courageuses issues de la Résistance comme Jean Ebstein-Langevin fondateur des Résistants du 11 novembre 1940, le Colonel Rémy, Edmond Michelet , Hélène de Suzannet. Le premier combat de l'association fut de lutter contre les excès de l’épuration et d'obtenir des lois d’amnistie, qui furent votées à son instigation par l'Assemblée nationale en 1951 et 1952. Claude Adam en fut secrétaire général de 1959 à 1974 puis président de 1974[4] à 1995. Sous son impulsion, l’UII s’engagea par la suite malgré les protestations de ses sympathisants du Gaullisme[5] dans l’opposition à l'élection à la présidence de la République au suffrage universel du Général de Gaulle, puis à sa politique algérienne . Il permit de s'exprimer à tous les courants d’opinion engagés pour la défense de ce que fut l'Empire français fondé par la IIIe République et pour l'Algérie française, quelles que soient leurs origines, par l'organisation de conférences, de publications, de tables rondes, de signatures de livres et de dîners débats.

Du point de vue religieux, il apporte son soutien à Marcel Lefebvre, François Ducaud-Bourget, et l’abbé Georges de Nantes, qui discutent les orientations de ce qu’ils appellent l’Église conciliaire. Il intervient dans ce sens à l'association Credo en 1975-1976.

L'UII participa à la reconstruction du tombeau d'Honoré de Balzac au Père Lachaise profané par des vandales, et prit part à la restauration et à l'entretien de la maison natale de Charles Maurras à Martigues, transformée en demeure historique.

Prix des Intellectuels indépendants

Il crée en 1977 le prix des Intellectuels Indépendants destiné à couronner chaque année un livre et son auteur « pour leur part prise à la lutte contre le mensonge et l'imposture et, d'une manière générale, contre le conformisme actuel. » Le prix fut décerné à des auteurs aussi différents que Raymond Abellio, Vladimir Volkoff, Ginette Guitard-Auviste, René Sédillot, A. D. G., Dominique Venner, Hélie de Saint Marc, Jacques de Launay, Jean-François Chiappe, Brigitte Bardot, Jean Bourdier, Michel Mohrt, Edith Huyghe et François-Bernard Huyghe, Anne Brassié, Ivan Gobry, Henri Servien, Henri-Christian Giraud, Jean Raspail, etc. Le prix était accompagné d'une prime de 5000 francs financée par les cotisations des 400 adhérents réguliers de l'UII.

Autres activités

Claude Adam s’associa étroitement avec le Club de la culture française qu'il cofonda avec Michel de Saint Pierre et Michel Aumônier, sur le modèle de l'Association des amis d'Albert Camus, ainsi qu'avec le Cercle renaissance, dont il était administrateur, fondé par Michel de Rostolan, Si Hamza Boubakeur, Mgr Virgil Gheorghiu, et Pierre Chaunu . Il était membre du comité directeur des Hommes Libres, l'Association des anciens élus de la IIIème République fondée par le Chanoine Jean-Marie Desgranges. Il participa également à l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain créée par les généraux Maxime Weygand et Pierre Héring, dont il devient aussi vice-président et en 1998 président intérimaire, puis président d'honneur . Dans ce cadre, il s’opposa radicalement à ceux qui tentèrent de se réclamer après la guerre à titre politique du « pétainisme », pour appeler à se concentrer désormais au contraire sur l’étude objective historique de l’ensemble de la vie et de l'œuvre du personnage de Pétain comme contribution à l’histoire scientifique des deux guerres mondiales[réf. nécessaire]. C’est à ce titre qu’il participe avec le Général Jacques Le Groignec à la fondation de l’Institut Philippe-Pétain dont il devient président.

Publications

Dans ses articles et tribunes dans Écrits de Paris, Rivarol, Le Bulletin d'André Noël, et dans le Bulletin de l’UII, il a toujours mis en valeur ce qu'il estimait être les fondamentaux de toute société : « l'amour de la patrie dans son intérêt bien compris, l'illustration de la famille, le respect de la vie, la dignité du travail, la défense de sa culture et de son histoire »[6].

Notes et références

  1. Banque d'Alsace et de Lorraine, sur bnf.fr
  2. Équipes nationales sur j.champault.pagesperso-orange.fr
  3. statuts de l'association déposés à la Préfecture de Police de Paris (avril 1950).
  4. Le Nouvel observateur, 6 janvier 1984, Lettre de Claude Adam
  5. Claude Adam le dira plus tard : « Notre 'non' nous coûta cher puisque nous perdîmes plus de la moitié de nos adhérents. »(Rivarol, 20 décembre 2002)
  6. Renaissance des hommes et des idées n°90 octobre 1990

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