Encyclopédie Wikimonde

Claude Martin (diplomate)

Aller à : navigation, rechercher
Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).

Claude Martin, né le (72 ans) à Saint-Germain-en-Laye, est un diplomate français, élevé à la dignité d'Ambassadeur de France le 2 octobre 2006. Il a notamment dirigé les ambassades de France en Chine et en Allemagne.

Biographie

Claude Pierre Marcel Martin est né le à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), où il effectue une partie de sa scolarité, notamment à l'école Saint-Érembert puis au lycée Marcel-Roby. Il entre ensuite à l'Institut d'études politiques de Paris (dont il est diplômé en 1964 dans la section service public) et à l'École nationale des langues orientales vivantes où il suit des cours de chinois, de russe et de birman[1]. Il est admis en 1964 à l'École nationale d'administration (promotion « Turgot » sortie en 1968). Durant sa scolarité à l'ÉNA, interrompue par son service militaire en Algérie, il séjourne quelque temps à Pékin où il assiste au déclenchement de la Révolution culturelle[1].

Il choisit après cette expérience d'entrer au Quai d'Orsay, d'abord affecté au service en charge des questions européennes. De 1968 à 1969, il est chargé des négociations internationales sur le développement. Il est l'adjoint, puis le successeur de Lionel Jospin, et participe à diverses conférences à Genève, New-York, Bangkok, Manille, et Tokyo.

En décembre 1969, au lendemain du Sommet européen de La Haye, il entre au cabinet du ministre Maurice Schumann où il est chargé particulièrement de suivre les négociations avec la Grande-Bretagne, conclues par le Traité d'adhésion du 13 juillet 1972.

En avril 1973, il participe, sous la direction du nouveau ministre Michel Jobert, aux côtés de Thierry de Montbrial et Jean-Louis Gergorin, à la création du Centre d'analyse et de prévision (CAP), depuis 2013 Centre d'analyse, de prévision et de stratégie (un temps direction de la prospective).

En septembre 1973, il est nommé conseiller technique au cabinet de Michel Jobert pour les questions européennes et asiatiques. Il exerce les mêmes fonctions auprès des ministres suivants, Jean Sauvagnargues (1974-1976), Louis de Guiringaud (1976-1977), et Jean François-Poncet (1978).

En décembre 1978, il est nommé ministre-conseiller à l'Ambassade de France à Pékin, où il restera six ans. En qualité d'adjoint des ambassadeurs Claude Arnaud, Claude Chayet, et Charles Malo, dont il exerce à plusieurs reprises l'intérim en qualité de chargé d'affaires, il observe l'ouverture de la Chine, le développement de sa politique de réforme, et contribue au lancement des premiers grands projets de coopération franco-chinoise, dans le domaine nucléaire, pétrolier, ferroviaire, ou aéronautique.

En septembre 1984, il revient en Europe. Représentant permanent adjoint de la France auprès des Communautés européennes, il est notamment en charge des négociations budgétaires et agricoles, et de la création de grand marché intérieur européen.

En septembre 1986, il est nommé directeur d'Asie-Océanie.

Claude Martin suit avec attention, pendant les quatre années qu'il passe à la direction d'Asie, les affaires chinoises. Il effectue de fréquents déplacements à Pékin et se trouve présent sur la Place Tian'anmen, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989.

En novembre 1990, il est nommé ambassadeur à Pékin[2]. Il s'emploie à reconstruire une relation stable avec la Chine. Celle-ci sera marquée cependant par de fortes turbulences. La décision de la France de vendre à Taïwan des frégates (1991)[3] puis des Mirage (1992) amène les deux pays au bord de la rupture. L'Ambassadeur s'emploie à maintenir le dialogue, et à convaincre le gouvernement français de revenir sur ses errements[non neutre]. Le changement de majorité en France permet le retour à une relation pacifiée entre les deux pays. Claude Martin rentre à Paris en novembre 1993.

Il est nommé par Alain Juppé secrétaire général adjoint du ministère et directeur général des affaires européennes et économiques. Dans ces fonctions, il dirige les travaux préparatoires au « grand élargissement » de l'Union européenne en direction des pays de l'Est. Il négocie avec ces pays des accords d'association qui permettront de les préparer à l'adhésion, et fait des propositions pour une réforme des institutions. Il négocie parallèlement plusieurs accords avec la Russie, et notamment l'arrangement qui met fin au contentieux sur les emprunts russes.

En avril 1999, il est nommé ambassadeur en Allemagne. Il installe la nouvelle ambassade de France sur la Pariser Platz à Berlin, inaugurée par Jacques Chirac le 23 janvier 2003. En 2006, Il se voit conférer la dignité d'Ambassadeur de France[4].

Au terme d'un séjour d'une durée remarquable de neuf ans[5],[6], il quitte l'Allemagne, le 24 septembre 2007, pour être nommé conseiller-maître à la Cour des Comptes.

Parallèlement, il conserve une mission de réflexion au Quai d'Orsay. Il siège en 2008 dans la commission instituée par Bernard Kouchner, co-présidée par Alain Juppé et Louis Schweitzer qui publie le rapport La France et l'Europe dans le monde - Livre blanc sur la politique étrangère et européenne de la France 2008-2020[7]. Il préside, de 2009 à 2012, le Conseil des affaires étrangères avant de prendre sa retraite.

Vie privée

L'épouse de Claude Martin, Feifei, est chinoise[8],[1]

Bibliographie

  • Abendland und Morgenland : der Dialog der Kulturen in Geschichte und Gegenwart (Claude Martin, avec Helwig Schmidt-Glintzer et Dominik von König), Harrassowitz, 2008 (ISBN 978-3-4470-5681-6)
  • Pierre-Jean Remy, La Chine : Journal de Pékin (1963-2008), Odile Jacob, 2008 (ISBN 978-2-7381-2195-0) (Claude Martin est un des personnages récurrents de cet ouvrage)

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Éléonore Sas, Alix Lafaye, Léa Lautrette, Caroline Robin, Claude Martin : Les Ors de la République et le Petit Livre rouge, 2013-11-24
  2. Liste des ambassadeurs de France en Chine
  3. Alexandra Schwartzbrod et Karl Laske, Un feuilleton diplomatico-financier entre France et Chine. À l'origine de l'affaire, la vente d'armes françaises à Taiwan. Récit des négociations en coulisses., 1998-1-28
  4. Décret du 2 octobre 2006 élevant à la dignité d'ambassadeur de France un ministre plénipotentiaire hors classe
  5. Botschafter feiern ihren Abschied, 2007-9-26
  6. Eva Dorothée Schmid, Claude Martin feiert Abschied, 2007-09-25
  7. La France et l'Europe dans le monde - Livre blanc sur la politique étrangère et européenne de la France 2008 - 2020, Juillet 2008
  8. Extrait de l'ouvrage de Pierre-Jean Remy, Villa Médicis : Journal de Rome, 2008 : « En fin de soirée, Claude Martin débarque avec son épouse, Feifei. Ils étaient fiancés depuis des siècles, c'est cette belle et longue Chinoise qu'il a fait sortir... »

Liens externes

  • Erreur Lua dans Module:Autorité à la ligne 342 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 175 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).