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Communalisme libertaire

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Le communalisme libertaire est une position politique d'anarchistes communistes considérant que la commune pourrait être un moyen administratif permettant de gérer les problèmes de la cité, en y recensant les besoins et de trouver par cette association autogestionnaire et par le mandatement impératif, les moyens pour y répondre.

Ce moyen se veut révolutionnaire par le fait qu'il existe au sein du système capitaliste, et serait le moyen permettant de faire la transition révolutionnaire afin d'arriver à une société communiste libertaire.

Des expériences de ce type d'organisation ont eu lieu à divers moments : lors de la Commune de Paris, lors de la Révolution russe (ex: avec la commune libre de Goulaï Polié, ou de Cronstadt), lors de la guerre d'Espagne (1936), les collectivités faisant office d'associations de diverses communes, etc.

Les principaux théoriciens sont Kropotkine, Élisée Reclus, etc.

Origines

Le mouvement, dont les principes se développent au sortir de la Commune, témoigne, au sein de la grande mouvance socialiste, d'une divergence idéologique et tactique différenciant les approches de Marx et de Bakounine. Alors que Marx tire comme enseignement de l'échec de la Commune la nécessité réaffirmée de la dictature du prolétariat, Bakounine est renforcé dans sa vision fédéraliste, s'opposant à l'autorité de l'État. Les thèses de Bakounine trouvent un large écho auprès d'adeptes suisses, italiens, mais aussi auprès d'internationalistes français, d'autant plus que le centralisme prôné par Marx est proche du système jacobin. Le clivage entre ces deux positions, centralisme pour la tendance marxiste, fédéralisme pour les partisans de Bakounine, va se cristalliser au sein de l'Association internationale des travailleurs, « et en précipiter la scission finale ».

Aussitôt exclus le 2 septembre 1972 par la majorité marxiste de l'AIT, qui renforce les prérogatives du Conseil général, les partisans de Bakounine se réunissent lors du Congrès de Saint-Imier, et fustigent l'idée même qui a prévalu dans les communismes d'un « pouvoir politique soit-disant provisoire et révolutionnaire », dénoncé comme "une tromperie de plus". Ils posent comme principe la « destruction de tout pouvoir politique », « premier devoir du prolétariat ». Ce congrès fondateur marque la naissance du mouvement anarchiste[1][réf. à confirmer].

Bibliographie

  • La Commune : suivie de la Commune de ParisPierre KROPOTKINE, Collection Flash-Back, L'Altiplano, 2008, 68 p,ISBN : 978-2-353-46023-6
  • (en)Communalism : from its origins to the twentieth century, Kenneth Rexroth, New York, Continuum Press - 1974 [2]
  • (en) Anarchy after leftismBob BLACK ; Murray BOOKCHIN (1921-2006), Hakim BEY, John CLARK, Paul GOODMAN (1911-1972), Pierre KROPOTKINE, John ZERZAN ; Columbia (USA), CAL Press, 1997, 176 p., ISBN : 9781890532000
  • (es) Avelino G. Mallada : alcalde anarquista Ramón Alvaez et Avelino Gonzalez Mallada, Barcelone, Historia Libertaria de Asturias, 1987 . - 339 p.
  • (es) Clases populares y movimiento obrero en Málaga. Del clamor revolucionario a la Primera Internacional Manuel MORALES MUÑOZ . - Málaga (España) : Universidad, Depto de história contemporánea, 1988, ISBN : 9788474963144
  • Élisée Reclus / Guy HENOCQUE ; Paul BOINO ; Olivier CLAIRAT ; Paul RECLUS ; Élisée RECLUS (1830-1905), 2ème édition, Les Editions Libertaires, 2008 , 65p, ISBN : 978-2-914980-43-2
  • L'idée libertaire dans la Commune de 1871, Gustave LEFRANÇAIS, Contre-Courant, 1958, 19 p., Supplément à Contre Courant n° 88

Références

  1. [La chanson anarchiste en France des origines à 1914, Gaetano Manfredonia Editions L'Harmattan, 1998 - 448 pages, ISBN 9782296353473
  2. [1]

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