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Congrès UNEF-ID de Paris de 1994

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Congrès de UNEF-ID de Paris de 1993
Date 17 et 18 mai 1994
Lieu Paris
TAS 51 % (Gauche socialiste, LCR, CERES et fabiusiens)
CJS 33 % (jospinistes)
Reconstruire 15 % (rocardiens)
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Le 74e de congrès de l'UNEF Indépendante et Démocratique se tient les 17 et 18 décembre 1994 à Paris.

Le congrès

Au cours de l’année 1994, la majorité se fragilise et le président Philippe Campinchi annonce son intention de quitter son poste. Il décide également de convoquer un nouveau congrès pour le mois de décembre. Il se tient donc les 17 et 18 décembre à Paris.

Il se tient dans un contexte de déclin de l'organisation. Sortie renforcée de sa victoire contre le projet de loi Devaquet en 1986, son influence s'est érodée, le nombre de ses adhérents passant d'environ 50 000 à moins de 10 000 en 1994. De 37 % des voix aux élections CROUS en 1987, elle passe à 23 % l'année du congrès, alors que la FAGE la devance aux élections CNESER[1].

Pour ne pas tomber dans le piège des divisions et des coups de théâtre de Clermont-Ferrand, des accords ont été négociés avant le congrès. La TID qui a reçu le soutien des fabiusiens de DEMOS est devenue la Tendance avenir syndical (TAS). Celle-ci a signé avec Reconstruire un compris pour un « syndicat de contestation et de proposition », base d'une alliance entre les deux tendances. Dès lors, il ne fait plus de doute que la Tendance pour une confédération de la jeunesse scolarisée (TPCJS) n’est plus en mesure d’être majoritaire. Le décompte des votes, donne 51 % des mandats pour la TAS, 15 % pour leurs alliés de Reconstruire et 33 % pour la TPCJS, l’ancienne majorité[1]. Pouria Amirshahi est élu président de l’UNEF-ID. La coalisation qui l’a porté au pouvoir pour la première fois depuis longtemps ne correspond pas aux luttes de courants du Parti socialiste puisqu’elle regroupe à la fois la Gauche socialiste, majoritaire à la TAS, les rocardiens de Reconstruire, et d’autres, unis contre les jospinistes de la TPCJS. Cette alliance n’a été possible que parce que les différents groupes se sont autonomisés par rapport à leurs mentors respectifs, sans toutefois perde tout lien avec les écoles de pensée politique[2].

Deux nouvelles tendances

Au cours de l'année 1996, deux nouvelles tendances apparaissent à l'UNEF-ID. D'abord à l'occasion du Collectif national (CN) d'avril, la sensibilité luttes étudiantes action syndicale, proche de la LCR, quitte la majorité pour fonder la Tendance unité et démocratie (TUD). La TUD propose un syndicalisme plus contestataire, plus en lien avec l'aile radicale du mouvement de 1995. Puis au CN de juillet, c'est la création de la sensibilité Alternative syndicale à l'initiative de l'aile la plus réformiste de la Tendance reconstruire. La nouvelle sensibilité reproche aux dirigeants de Reconstruire une gauchisation de leur discours et espère pouvoir infléchir la ligne de la tendance. Mais ne pouvant le faire elle décide au CN de février 1997 de prendre son autonomie et de devenir la Tendance pour une alternative syndicale (TPAS).

Sources et références

  1. 1,0 et 1,1 « L'UNEF-ID a un nouveau président », humanite.fr, (consulté le 7 mars 2017)
  2. Voir par exemple ce qu’écrit l’IFEU, association proche de l’UNI, la droite universitaire, dans son historique de l’UNEF-ID : «Pouria Amirshahi est élu président. Allant jusqu’à jouer contre ses propres mentors, il maintient son influence à l’intérieur du syndicat en négociant avec les différentes tendances.» Consultable à l’adresse : http://www.ifeu-uni.com/article.php3?id_article=101

Archives de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, Fonds Alexis Corbière.

Presse écrite, notamment Le Monde et le journal de l’UNEF-ID, Étudiant de France dont les premiers numéros sont consultables sur le site du Conservatoire de la mémoire étudiante.

Souvenirs d’anciens militants, notamment, Olivier Rey et Pascal Cherki

Article publié sur Wikimonde Plus.

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