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Contestation des scientifiques du rapport Sobeps

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Au cours de la vague belge d'ovnis de 1989-1990, où de nombreuses personnes ont cru voir des engins extra-terrestres sillonner le ciel belge, l'Institut d'astrophysique et de géophysique de l'université de Liège a dû répondre aux multiples questions d'une foule paniquée quant à une éventuelle invasion.

L'Institut d'astrophysique et de géophysique a conclu qu'il n'existait aucune preuve qu'un quelconque engin extra-terrestre ait sillonné les cieux belges.

Les chercheurs Pierre Magain et Marc Rémy[1] ont montré à la presse qu'il était très aisé de réaliser une photo truquée ressemblant à s'y méprendre à celle de Petit-Rechain. La technique utilisée est celle d'une découpe triangulaire collée sur une vitre et éclairée par l'arrière.

En analysant les témoignages, ils ont conclu que « l'analyse des bougés est en contradiction avec la description faite par les témoins ».

Un mathématicien a réalisé une simulation par calcul matriciel, tel que celui que l'on utilise pour les images de synthèse, et montré qu'il est impossible d'obtenir un mouvement tridimensionnel dont la projection (une photo est une projection à 2D d'un objet à 3D) reconstitue le flou de la photo. D'après le témoignage, la photo devrait représenter un flou de bougé et s'il est impossible de reconstituer un mouvement donnant ce prétendu flou de bougé, c'est qu'il s'agit d'un faux.

Le communiqué de presse des scientifiques

Dans un communiqué de presse, dix scientifiques belges[2] ont fait le commentaire suivant après étude des cas belges et du rapport Sobeps :

« La vague de sensationnalisme qui a déferlé ces derniers jours sur la Belgique, au travers d'une partie heureusement très limitée de la presse, a pu faire croire au public que la preuve d'une visite d'extra-terrestres était apportée ou sur le point d'être apportée par certains scientifiques belges » [3]. Il est loin d'en être ainsi » [4],[5],[6].

Les événements belges débutèrent le 29 novembre 1989, soit vingt jours après la chute du mur de Berlin. Pour les partisans de l'inexistence des ovnis, il ne fait aucun doute que le risque de conflit avec le bloc soviétique amena les armées de l'OTAN à tester sur un champ de bataille potentiel, de nouveaux appareils dont des drônes[7] et des appareils expérimentaux. L'appareil F-117A américain présente, lorsqu'il est vu sous certains angles, des analogies étonnantes avec ce que décrivent les témoins de la « vague belge » [8],[9].

L'Institut d'astrophysique, sous la plume de Pierre Magain et Marc Remy, fournit en 1993 les conclusions suivantes sur la prétendue « vague belge » [10] :

« Dans ce contexte, l'argument qui consiste à invoquer l'absence de crédits de recherche pour justifier l'absence de résultats tangibles est à la fois trompeur tout autant que révélateur. Révélateur parce qu'il constitue un aveu, de la part de ceux qui prônent le développement de moyens de recherche consacrés à l'ufologie, que cette discipline n'a pas encore fourni le moindre résultat objectif et tangible. Trompeur parce que faux, la Sobeps ayant à plusieurs reprises, disposé de moyens qui seraient considérés comme impressionnants par tout scientifique d'un petit pays comme le nôtre - moyens qui ont notamment été mis à sa disposition par les militaires. Et cela sans que le moindre résultat ait pu être engrangé. L'auteur fait référence notamment à une chasse à l'ovni en avril 1990 (vacances de Pâques) où d'impressionnants moyens militaires furent mis à la disposition de l'association ufologique belge et où le résultat fut une absence totale de détection d'ovnis » [11].

Conclusions ultérieures

Par la suite, l'hypothèse de l'avion furtif testé dans une période d'instabilité à la suite de la chute du mur de Berlin, sera ouvertement évoquée[12],[13].

Notes et références

  1. Pierre Magain et Marc Remy, Les OVNI : un sujet de recherche? , Physicalia Magazine, Vol. 15, n°4, pp. 311-318.
  2. Les dix scientifiques sont : Jaques Demaret, maître de conférences à l'Institut d'astrophysique de l'université de Liège ; Jacques Grevesse, chef de travaux à l'Institut d'astrophysique de l'université de Liège ; José Gridelet, docteur en médecine, neuro-physiologue ; André Koeckelenberg , astronome, chargé de cours à l'Université Libre de Bruxelles ; André Lausberg, chef de travaux à l'Institut d'astrophysique de l'université de Liège ; Jean Mainfroid , directeur de recherche au Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) ; Arlette Noels, chargée de cours à l'Institut d'astrophysique de l'université de Liège ; Alfred Quinet, chef de département à l'Institut royal météréologique (IRM) ; Jean Surdej, maître de recherches au FNRS ; Jean-Pierre Swings, agrégé de faculté à l'Institut d'astrophysique de l'université de liège
  3. À l'époque des faits, seuls deux professeurs d'université belge, MM. Auguste Meessen et Léon Brenig, étaient partisans de l'existence des ovnis. L'immense majorité des scientiques était soit contre, soit indifférente
  4. D'autres scientifiques belges face aux OVNI, La Meuse, 26-27 octobre 1991.
  5. Polémique intersidérale à la Sobeps » St., Le Soir, 30 octobre 1991.
  6. OVNI : dix scientifiques belges contestent les conclusions du rapport Sobeps, La Lanterne, 28 octobre 1991.
  7. Brigitte Lousberg, Drône de rapace belge : 23 ans à faire semblant, Le Soir, 4-5 septembre 1999.
  8. André demoulin, F-117A ; L'hypothèse de l'avion furtif, Ovni-Présence, n° 45, janvier 1991.
  9. O. Bn., Astronomie à Braine-l'Alleud : Peut-on parler sérieusement des ovnis? , Le Soir, page 26, 11 octobre 1996.
  10. Pierre Magain et Marc Remy, Les OVNI : un sujet de recherche?, Physicalia Magazine, vol. 15 n°4, pp. 311-318.
  11. Vague d'Ovni sur la Belgique , éd. Sobeps, 1991.
  12. André Demoulin, F-117A : L'hypothèse de l'avion furtif, Ovni-Présence, n°45, janvier1991.
  13. , Thierry Veit, L'ovni n'existe pas, c'est un mythe moderne,(rubrique Carte Blanche), Le Soir, 4-5 novembre 2000.

Voir aussi

Aticles connexes

Liens externes

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