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Convention pour la sixième République

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Convention pour la sixième
République (C6R)
Cadre
But « Rassembler les citoyens convaincus de la nécessité de fonder sans attendre une République nouvelle. »[1]
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 2001
Fondateur Arnaud Montebourg
Identité
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Président Paul Alliès
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Site web c6r.org

La Convention pour la 6e République (C6R) est un groupe de réflexion politique français fondé en avril 2001 par le socialiste Arnaud Montebourg dont l'objectif est un changement de République.

Présentation

L'association a été créée suite au succès de La machine à trahir, un réquisitoire publié en 2000 par Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire. Bastien François, universitaire à la Sorbonne, a élaboré avec Arnaud Montebourg et de nombreux conventionnels (c'est ainsi que se sont nommés les membres de la C6R) les Trente Propositions qui synthétisent les idées de l'association.

La C6R milite pour un changement de République. Elle considère qu'une des causes de l'abstention et de la dépolitisation réside dans les dysfonctionnements de la Ve République. Les conventionnels pointent l'absence de contrôle et donc de responsabilité politique pour tout ce qui concerne le Président de la République.

La Convention pour la 6e République prône donc un régime primo-ministériel, où les pouvoirs de contrôle du Parlement seraient accrus. Le président de la 6e République aurait un rôle d'arbitre, garant du bon fonctionnement des nouvelles institutions et serait élu au suffrage universel direct pour 7 ans non renouvelable (art 7 constitution 6e république).

La C6R a connu un afflux d'adhérents après le premier tour de l'élection présidentielle du 21 avril 2002. Pour favoriser la réflexion de ses 3 000 conventionnels, la C6R, initialement basée à Paris, s'est subdivisée en une fédération d'associations qui couvrent aujourd'hui plus de la moitié des départements français. La définition de la politique nationale de l'association incombe au bureau national, élu chaque année par les représentants des associations locales.

En février 2004, François Colcombet, ancien député de l'Allier, a succédé à Arnaud Montebourg à la présidence de l'association. François Colcombet, ancien magistrat, est un des fondateurs du Syndicat de la magistrature. Arnaud Montebourg demeure le président d'honneur de la C6R.

En 2009, Paul Alliès a été élu nouveau président de l'association. Arnaud Montebourg et François Colcombet sont présidents d'honneur.

Les objectifs de la C6R

Les objectifs de la C6R tels qu'ils sont définis dans ses statuts :

La fédération, et les membres qui la composent, ont pour objet commun de rassembler les citoyens convaincus de la nécessité de fonder sans attendre une République nouvelle.

La Convention pour la 6e République travaille à des institutions publiques réformées qui garantiront une séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire d'une part, des pouvoirs nationaux et locaux d'autre part, assurant ainsi à nos concitoyens, par des garanties de délibération, le libre exercice de leur souveraineté. Elle milite en faveur d'un accroissement significatif des droits des citoyens leur permettant de contrôler les décisions prises en leur nom, notamment par la constitution de contre-pouvoirs à l'exercice des fonctions administratives, judiciaires et électives.

L'action de la Convention pour la 6e République s'inscrit dans le cadre institutionnel de la République. La Convention emploie tous les moyens d'action et d'expression que mettent à sa disposition les lois et règlements en vigueur, et nécessaires à la poursuite de son objet social. Elle contribue ainsi à l'ouverture d'un grand débat national sur les voies et les moyens de rendre notre démocratie effectivement participative.

La Convention pour la 6e République n'est pas un parti politique. Elle ne peut présenter de candidat à quelque scrutin que ce soit.

Université d'été

Depuis août 2004, la Convention pour la sixième République tient une université d'été à Jarnac, dont le maire, Jérôme Royer, est membre de l'association :

  • L'édition 2004 avait commémoré les quarante ans du livre Le Coup d'État permanent, de François Mitterrand ;
  • L'édition 2005 avait célébré les cinquante ans de la première édition de Pour une République moderne, de Pierre Mendès France ;
  • L'édition 2006 avait pour thème le Front populaire, soixante-dix ans après son arrivée au pouvoir ;
  • L'édition 2007 a pour thème le bonapartisme, avec comme question « L'hyperprésidentialisme, horizon indépassable de la vie politique en France ? ». La question a notamment été l'occasion d'un débat entre les deux universitaires Paul Alliès et Dominique Rousseau.
  • En 2010, lors de la 6e édition, est posée la question suivante : « La 6° République peut-elle sauver la République ? Et comment ? »[2].

Notes et références

Voir aussi

Sources

Ouvrage :

Articles :

  • Didier Hassoux, « « C 6 R », mode d'emploi », Libération,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2014)
  • Didier Hassoux, « Montebourg et Hollande s'expliquent », Libération,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2014)
  • Didier Hassoux, « Montebourg interpelle les candidats à la présidentielle : Il leur demande de se positionner sur ses propositions », Libération,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2014)
  • Didier Hassoux, « Montebourg revient secouer la République : Il interpelle les candidats sur les institutions », Libération,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2014)
  • Gaïdz Minassian, « Bastien François : "Ce qui est atteint, c'est ce que l'on appelle la clef de voûte de la Constitution, l'élection du président, avec un affaiblissement très fort de celui-ci" », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2014)
  • Didier Hassoux, « Montebourg, agitateur d'idées à vendre : L'élu PS et son courant tentent de rallier les éléphants », Libération,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne (http://www.liberation.fr/politiques/2004/08/23/montebourg-agitateur-d-idees-a-vendre_489848), consulté le 20 janvier 2014)
  • Anne-Gaëlle Rico, « François Colcombet : "Les Français sont prêts pour une VIe République" », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le 20 janvier 2014)
  • Jean-Marc Gavanon, « C6R : trente propositions pour changer la France », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 20 janvier 2014)
  • Paul Alliès, « Refonder la République : le vrai débat », Libération,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne (http://www.liberation.fr/politiques/2012/02/23/refonder-la-republique-le-vrai-debat_798004), consulté le 20 janvier 2014)
  • Faut-il passer à la VIe République ?, L'Humanité, 6 avril 2013
  • Paul Alliès, « Une VIe République est possible et utile dès aujourd'hui », Libération,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne (http://www.liberation.fr/politiques/2013/05/02/une-vie-republique-est-possible-et-utile-des-aujourd-hui_900489), consulté le 20 janvier 2014)

Liens externes

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