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Convivialisme

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Le convivialisme est le terme lancé par le « Manifeste convivialiste » , petit livre de 48 pages paru à la mi-juin 2013[1]. Selon les auteurs, la notion doit définir une réponse satisfaisante à la question posée par l'ethnologue Marcel Mauss : « Comment vivre ensemble en s'opposant, sans se massacrer ? ». Elle se base sur la théorie que le projet démocratique ne peut reposer sur une perspective de croissance économique infinie[2].

Histoire

À l'origine de ce texte se trouve la volonté d'Alain Caillé sociologue et fondateur du Mauss (Mouvement anti-utilitariste dans le Sciences sociales) et de sa collaboration -lors d'un colloque organisé en juillet 2011 à Tokyo autour de l'héritage d'Ivan Illich- avec notamment deux autres intellectuels français : Serge Latouche promoteur de la notion de décroissance et de Patrick Viveret qui travaille sur les nouveaux indicateurs de richesse.

Un nouveau terme à usage fédérateur

Dérivé de “convivialité”, avec ajout du suffixe «-isme», le terme de «convivialisme» est revendiqué par Alain Caillé pour une raison centrale : « Nous avons 36.000 solutions de politiques économiques, financières, écologiques à proposer , mais ce qui nous manque à tous aujourd'hui c'est un fonds doctrinal de philosophie politique commune. Et pour représenter tout cela, nous avons besoin d'un mot fédérateur »[réf. nécessaire].

Le constat d'une impasse pratique et théorique

Le constat initial des convivialistes décrit un tableau pessimiste de la situation globale présente[Quand ?] et dénonce des dynamiques mortifères. Le philosophe Jean-Pierre Dupuy, signataire du Manifeste, affirme que cette prise de conscience est nécessaire : « Le seul moyen d'éviter la catastrophe, c'est d'être sûr qu'elle adviendra ».

Le manifeste évoque quatre crises majeures : crise morale, crise politique, crise économique, crise écologique.

La proposition d'une refonte de la philosophie politique

Une multitude d'initiatives se présentent en ordre dispersé, sans dénominateur commun qui prétendent résoudre la question d'un avenir possible ensemble. L'hypothèse centrale du « manifeste convivialiste » est qu'il ne sera pas possible d'inverser le rapport de forces avec l'actuel néo-libéralisme considéré comme rentier et spéculateur si une forme de cohérence et d'unité n'est pas trouvée[réf. nécessaire]

Notes et références

  1. Collectif, Manifeste convivialiste : déclaration d'interdépendance, Éditions Le Bord de l'eau, , 48 p. (ISBN 978-2356872517)
  2. La Vie Catholique, n° 3543, 25-31 juillet 2013

Bibliographie

Liens externes

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