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Criminalité des immigrants

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La criminalité des immigrants est une expression utilisée en sociologie et en politique[1], qui vise à comparer les crimes et délits commis par une partie variable de la population avec ceux commis par les natifs d'origine blanche en général[2]. Le terme immigrant est parfois pris au sens étroit de personne qui n'est pas née dans le pays où elle habite, mais il englobe souvent tous les étrangers, voire les nationaux descendants d'immigrés. On parle par exemple d'immigrés de la seconde génération.

Les immigrants, comme tout groupe social, sont susceptibles de commettre des infractions (classées en contravention, délit ou crime) dans leur pays d'accueil. On peut donc réaliser une étude statistique comparant la proportion nationale des infractions, délits et crimes connus pour avoir été commis par des immigrants à celle des infractions, délits et crimes connus pour avoir été commis par le reste de la population.

Cette étude peut aussi comparer la typologie des infractions, crimes ou délits commis par ces deux catégories de population. Les différences peuvent s'expliquer par des différences sociales (niveau d'instruction, taux de chômage) mais aussi politiques (situation dans le pays d'accueil). Ces questions sont souvent utilisées par des mouvements politiques hostiles à l'immigration, qui associent problèmes de délinquance et étranger. L'emploi de l'expression "surdélinquance des immigrés" fait courir le risque d'une stigmatisation des individus. Pour l'historien Nicolas Bancel et la juriste-criminologue Anastassia Tsoukala, « la perception de l'« immigré délinquant » repose, partout en Europe, sur des présupposés affirmés d'autant plus fortement que les données statistiques ne les confirment pas »[3]. La démographe Michèle Tribalat et le sociologue Sebastian Roché, eux, confirment la surreprésentation des jeunes d'origine maghrébine dans la délinquance en France[4]. Selon Michèle Tribalat[5], des pressions et l'entretien d'un climat de suspicion découragent la collecte et le traitement de données considérées comme « sensibles ».

Terminologie

Distinctions entre étrangers et immigrés
Nationaux Étrangers Immigrés (au sens strict actuel)
Naissance sur le territoire de résidence Pas obligatoire (droit du sang) Possibilité Non
Nationalité du territoire de résidence Oui Non Possibilité (naturalisation)

Un immigrant est selon la définition internationale des Nations unies une « personne née dans un autre pays que celui où elle réside », mais qui peut avoir la nationalité de son pays de résidence (naturalisation). Un étranger par contre, n'a pas la nationalité du pays mais peut être né dans celui-ci. On parle cependant aussi d'immigrés de la seconde ou de la troisième génération[6]. Il faut aussi remarquer que les migrations peuvent être internes au pays (régionales), mais cela n'est pas l'objet de l'article.

La criminalité est la transgression des normes juridiques d'un système social.

Europe

Au début du XXIe siècle est apparu dans certains pays européens, notamment les Pays-Bas, la Scandinavie et la Suisse, un mouvement "anti-immigration" qui se donne, entre autre, pour but de lutter la surdélinquance des populations immigrées[réf. nécessaire].

Le vote suisse met en évidence les tensions qui existent à travers l'Europe entre les autochtones et les immigrés en provenance d'Afrique et du Moyen-Orient. De nouveaux mouvements anti-immigration sont apparus dans les pays scandinaves, l'Autriche et les Pays-Bas, où l'homme politique opposé à l'islamisation Geert Wilders a obtenu un soutien considérable des électeurs. En Suisse, où plus d'un cinquième des 7,8 millions d'habitants sont des étrangers[Contradiction], l'UDC qui est un parti de droite, a dénoncé la flambée des taux de criminalité, la perte de la culture traditionnelle suisse et l'abus du système de protection sociale, trop généreux selon lui pour les immigré[7].

Allemagne

Les immigrés en Allemagne sont surreprésentés dans les statistiques de la criminalité. A Berlin, les jeunes immigrants de sexe masculin commettent trois fois de crimes violents que leurs homologues allemands [8]. Le taux de criminalité des immigrés est au premier coup d'œil environ 5 fois supérieur à celui des Allemands (ratio 4,9). Une analyse différenciée de la police bavaroise (Landeskriminalamt) montre que la relation de ratio 4,9 baisse à un ratio de 2,7 en considérant seulement les immigrés ayant un titre de séjour allemand. Il tombe encore à un ratio de 2,4 si les infractions qui ne peuvent être commises que par des Allemands sont enlevées. Si seulement 14-21 ans et les jeunes adultes sont considérées, le ratio est de 1,9[9].

Danemark

Selon les chiffres de "Danmarks Statistik", le taux de criminalité parmi les réfugiés et de leurs descendants est 73% plus élevé que pour la population masculine globale, même en tenant compte de leur situation socio-économique.[réf. nécessaire] Un rapport de Teori-og Metodecentret de 2006 a révélé que sur dix jeunes placés dans les institutions de jeunesse sécurisés au Danemark, sept étaient des immigrants (dont 40% de refugiés)[10].

Espagne

Les taux de crimes commis par des immigrants sont nettement plus élevés que les taux des nationaux[Contradiction]. L'arrivée d'immigrants a entraîné une stagnation dans la réduction des infractions contre les biens et une légère augmentation du nombre d'infractions contre la sécurité collective (par exemple les médicaments et le trafic). Dans le cas de ressortissants[Quoi ?], leur contribution à l'augmentation du taux de criminalité est principalement concentrée dans les délits contre les personnes. Les résultats économétriques confirment le résultat même après contrôle de tous les facteurs socio-économiques et démographiques observées. Le rapport indique qu'une proportion plus élevée d'immigrants d'Amérique, de pays européens non membres de l'UE et d'Afrique ont tendance à augmenter la criminalité, l'effet étant plus important pour les derniers. Le document soutient que la situation du marché du travail semble être la cause principale de la relation entre la criminalité et l'immigration. Toutefois, étant donné les limites de l'ensemble de données et les statistiques disponibles de la criminalité en Espagne, l'analyse économétrique ne peut pas exclure d'autres explications ethniques tels que les activités connexes[Quoi ?] ou les idées fausses sur la loi. Les différences culturelles ont été statistiquement détectées, confirmant le point de vue que certaines communautés d'immigrés pourrait ne pas connaître et appréhender le droit pénal espagnol[11].

L'Institut national de statistique espagnol (INE) a publié une étude qui analyse les condamnations pour 2008. Tercera informacion indique qu'alors que les immigrants africains et sud-américains sont identifiés en Espagne comme responsables de l'augmentation de la délinquance, il n'est pas possible d'établir que ces populations commettent plus d'actes criminels que les autres, si l'on fait abstraction des délits de séjour irrégulier[12],[13].

France

Article connexe : Immigration en France.

Certaines personnes disent que, jusqu'aux années 2000, il était impossible d'associer immigration et délinquance, cela était un tabou dans la société française.[14] En 2010 encore, la sociologue Michèle Tribalat note que « le seul fait de s'intéresser aux concentrations ethniques ou plus généralement aux origines est, en soi, suspect ». Elle déplore qu'en raison de cette suspicion, la surreprésentation des jeunes d'origine[Contradiction] maghrébine dans la délinquance, mise en évidence par le sociologue Sebastian Roché[15], ne puisse pas être prise en compte dans certaines études sociologiques où elle devrait l'être[16]. Le Père Christian Delorme en 2001[17][18] et le président de SOS Racisme Malek Boutih en 2002[19][20] ont appelé à reconnaître une sur-délinquance des jeunes issus de l'immigration.

Sur le recensement de 1999, 90,4% de français de naissance, 4% de français par naturalisation ou acquisition, 5,6% d'étrangers (dont 35% de ressortissants du Maghreb). Cela[Quoi ?] représentait en 2000, 11% des personnes mises en cause[En quoi ?] d'origine étrangère[Contradiction].

1) environ un étranger mis en cause sur huit est poursuivi pour vol à l'étalage ; 2) environ un étranger mis en cause sur sept est poursuivi pour coups et blessures non mortels (autrement dit pour bagarres) ; 3) un peu plus d'un quart du total des personnes poursuivies pour trafics de drogues sont des étrangers (on verra les problèmes spécifiques qui se posent ici) ; 4) près de la moitié des mis en cause pour vol à la tire sont étrangers ; 5) les étrangers sont nettement surreprésentés en matière d'homicide et de tentative d'homicide, même s'il s'agit d'un petit nombre d'affaires ; 6) les étrangers sont nettement surreprésentés en matière de proxénétisme, mais il s'agit ici d'affaires très peu nombreuses.[Contradiction][21]

Une étude datant de 2006 a mis en évidence que la proportion d'immigrants avait un impact significatif sur le taux de criminalité, confirmant ainsi que plus la proportion d'immigrants est importante, plus le taux de criminalité est élevé. Les données impliquent, par ailleurs, que la cause peut être un taux de chômage élevé, qui aurait comme conséquence directe des conditions socio-économiques plus mauvaises parmi les immigrants. Cependant, les immigrants au chômage sont plus susceptibles de commettre des crimes, que les autochtones dans la même situation.[22]

En 2013 paraît en France La France Orange Mécanique, un tableau du niveau qu'a atteint la violence contre les personnes en France. Selon ce livre, cette « hyper-violence » provient peu des milieux autochtones. Pour Thomas Guénolé (politologue à Sciences Po), « La France orange mécanique » est un livre à thèses racistes[23].

Norvège

La probabilité globale qu'une personne vivant en Norvège serait condamné à une peine criminelle a augmenté d'environ 0,5 points de pourcentage pour les immigrants par rapport aux autochtones pour les crimes commis dans les années 2001-2004. L'incidence est particulièrement élevée chez les immigrants originaires du Kosovo, le Maroc, la Somalie, l'Irak, l'Iran et le Chili, et a atteint plus de 2% dans tous ces groupes. En comparaison, l'incidence dans la population non immigrante était d'environ 0,7%[24].

Les immigrants sont également surreprésentés dans les statistiques des crimes sexuels. Dans un rapport de 2010, un porte-parole du Département de police d'Oslo a déclaré que tous les cas de viols par violence à Oslo dans les années 2007, 2008 et 2009 ont été commis par un immigré non-occidental[25]. Cette image doit être nuancée, comme seuls auteurs dans les cas résolus ont été comptés[26]. Le rapport montre que, sur 131 personnes accusées de viols sur les 152 dont l'auteur pouvait être identifiés, 45,8% étaient d'Afrique, du Moyen-Orient ou d'origine asiatique tandis que 54,2% étaient d'origine caucasienne. Dans les cas de «viol par agression», à savoir le viol aggravé par la violence physique, une catégorie qui comprenait 6 des 152 cas et 5 des 131 personnes identifiées, les 5 individus identifiés étaient d'origine africaine, du Moyen-Orient ou d'origine asiatique. Dans les cas de viol par agression où la personne responsable n'a pas été identifié et la police s'est fondé sur la description fournie par la victime,« 8 auteurs étaient africains, 4 étaient caucasiens et 4 étaient asiatiques »[27].

Pays-Bas

Les jeunes {{néerlandais de souche non européenne[Contradiction] sont plus susceptibles d'avoir des contacts avec la police et être reconnus coupables d'un crime grave que leurs compatriotes blancs[Contradiction]. Plus de la moitié des jeunes maroco-néerlandais[C'est-à-dire ?] âgés de 18 à 24 ans à Rotterdam ont eu des démêlés avec la police pour soupçon de[pertinence contestée] crime. Les jeunes antillais et les Rotterdamois du Suriname[C'est-à-dire ?] sont fortement surreprésentés dans les statistiques de la criminalité. Parmi eux, 40 pour cent ont déjà été suspectés[En quoi ?]. Des jeunes autochtones âgés de 18 à 24 ans, seulement 18% ont déjà eut maille à partir avec la justice[28],[29]

Selon une étude de 2009 commandée par Ernst Hirsch Ballin, ministre de la Justice [30], sur 447 dossiers criminels impliquant des adolescents, 63% des condamnées pour crime grave sont des enfants de parents nés à l'étranger[Contradiction]. Dans la recherche, 447 dossiers de jeunes âgés de 12 à 17 ans ont été étudiés. Tous les fichiers impliqués dans les cas où l'auteur a été reconnu coupable d'un crime pour lequel la peine d'emprisonnement maximale est de 8 ans ou plus. Ceux-ci étaient assassinat, homicide, vol avec violence, extorsion, incendie criminel, les actes publics de violence et de crimes sexuels[incompréhensible]. L'étude n'a pas examiné si les tribunaux ou la police se livraient à des pratiques discriminatoires.

La composition ethnique des fichiers dans l'étude était la suivante : blancs néerlandais : 37%; Marocains : 14%; origine inconnue : 14%; autres non-occidentaux : 9%; Turcs : 8%; Suriname : 7%; Antilles : 7%;. et autres Occidentaux : 4%[30]

Les données de la police pour 2002 ont montré que 37,5% de tous les suspects[non neutre] d'un crime enregistrés vivant aux Pays-Bas sont d'origine étrangère (y compris ceux de deuxième génération)[Contradiction]. La proportion de ces personnes dans la population suspectée est donc presque deux fois plus élevé que la proportion d'immigrants parmi la population néerlandaise. Les taux les plus élevés par habitant suspectés se trouvent parmi la première génération (4,9) et deuxième (7,1) d'hommes migrants d'origine non-occidentale. Tarifs pour soi-disant «occidentaux migrants sont très proches de celles du Néerlandais de souche.[incompréhensible] Dans tous les groupes, le taux[Quoi ?] des femmes sont nettement inférieurs à ceux des hommes, le plus élevé trouvé parmi les migrants non occidentaux (Blom et al 2005: 31.)[31].

Royaume Uni

Il a été rapporté en septembre 2007 par The Telegraph que plus d'un cinquième des crimes non élucidés à Londres ont été commis par des immigrants[32]. Environ un tiers des infractions sexuelles résolues et la moitié de l'ensemble des fraudes résolues dans la capitale ont été réalisées par des non-britanniques[33]. Une étude de 2008 a révélé que le taux de criminalité des immigrés d'Europe de l'Est était le même que celui de la population autochtone[34].

Suède

Les immigrants sont surreprésentés dans les statistiques sur la criminalité en Suède. Dans une étude réalisée par le Conseil national suédois pour la prévention du crime en 1997-2001, 25% des quelques 1.520.000 infractions ont été commis par des personnes nées à l'étranger, tandis que près de 20% ont été commis par des gens nés en Suède d'origine étrangère. Dans l'étude, les immigrants ont été trouvés à être quatre fois plus susceptibles d'être impliqués dans des violences meurtrières et des vols que des suédois de souche[Contradiction]. En outre, les immigrants étaient trois fois plus susceptibles d'être impliqués pour une agression violente, et cinq fois plus susceptibles d'être impliqués pour des crimes sexuels. Ceux d'Afrique du Nord et d'Asie occidentale étaient surreprésentés. Le rapport est basé sur les statistiques pour ceux qui sont soupçonnés d'infractions, mais Stina Holmberg du Conseil pour la prévention du crime a déclaré qu'il y avait "peu de différence" dans les statistiques de personnes soupçonnées de crimes et ceux qui sont effectivement condamnés. "Un peu moins de 60 pour cent des quelque 1.520.000 infractions [...] enregistrés au cours de la période couverte par l'étude peuvent être attribués à des personnes qui sont nées en Suède de deux parents nés suédois,"[35].

Suisse

En Suisse, 69,7% de la population carcérale n'a pas la nationalité suisse[Contradiction], comparativement à 22,1% de la population résidente totale (en 2008). Le chiffre d'arrestations par le statut de résident n'est généralement pas rendu public. En 1997, quand il y avait pour la première fois plus d'étrangers que de Suisses[Contradiction] condamnés par la justice (sur une fraction de 20,6% de la population totale à l'époque), un rapport spécial a été établi par le Département fédéral de justice et police (publié en 2001) qui, pour l'année 1998 a révélé un taux d'arrestation pour 1000 habitants adultes de 2,3 pour les citoyens suisses[Contradiction], 4,2 pour les étrangers qui résident légalement et 32 pour les demandeurs d'asile. 21% des arrestations effectuées concernait des personnes sans statut de résidence, qui sont soit des sans papiers ou des "touristes du crime" sans aucune résidence permanente en Suisse[36].

En 2010, une statistique qui a été publiée listait la délinquance par nationalité (basé sur les données de 2009). Pour éviter les distorsions dues à la structure démographique, seule la population masculine âgée entre 18 et 34 ans a été pris en considération pour chaque groupe. De cette étude, il est apparu clairement que le taux de criminalité est fortement corrélé sur le pays d'origine des divers groupes de migrants. Ainsi, les immigrants d' Allemagne , France et Autriche ont un taux de criminalité nettement inférieur à celui des Suisses (60% à 80%), tandis que les immigrants Angola , le Nigeria et Algérie a un taux de criminalité supérieur à 600% de celle de la population suisse. Entre ces deux extrêmes étaient des immigrants de l'ex-Yougoslavie , avec des taux de criminalité entre 210% et 300% par rapport aux suisses[style à revoir][37].

États-Unis

Article connexe : Immigration aux États-Unis.

Le Center for Immigration Studies, dans un rapport de 2009, fait valoir que « l'image globale des immigrants et la criminalité reste confuse en raison d'un manque de données fiables »[38].

Australie

Article connexe : Immigration en Australie.

Les seules données publiées fiables sur la criminalité australienne des immigrants est basée sur les taux d'incarcération par lieu de naissance. Ces données ne montrent que les immigrants par lieux de naissance - certains Néo-Zélandais, libanais et vietnamien - sont surreprésentés dans le système de justice pénale, alors que d'autres groupes d'immigrants - ceux qui sont nés en Italie, en Grèce et au Royaume-Uni - sont en fait sous-représentés par rapport à un citoyen né en australie[style à revoir] [39]

Afrique

Côte d'Ivoire

Au sein de la population délinquante en Côte d'Ivoire, il y a une certaine sur-représentation des étrangers, généralement dans les grandes villes ou des zones d'immigration ancienne. En effet, la nationalité ivoirienne ne s'acquiert pas par le droit du sol[40]. Le déracinement socio-culturel est certainement l'un des facteurs de la délinquance juvénile[41].

Gabon

Afin de réduire une perception grandissante de l'insécurité, les autorités gabonaises envisageraient d'expulser les étrangers vivant au Gabon et responsables d'actes délictueux ou criminels, une fois leur peine purgée. Il s'agirait notamment de personnes ayant récemment immigré par la mer, des pays limitrophes, grâce à l'aide de "passeurs", en échange de quelques centaines d'euros[42]. Il semblerait de plus qu'une part de l'immigration clandestine s'appuie sur la corruption de policiers[43].

Asie

Thaïlande

Le général de police Panu Kerdlappol, chef du Bureau de l'Immigration, explique en 2013 que de nombreux bandits utilisent la Thaïlande comme une base de repli.

La corruption, la facilité de se mêler aux touristes et l'existence de réseaux communautaires offrent la discrétion à des délinquants de plusieurs nationalités chacune ayant sa spécialisation comme les vols dans les hôtels, le proxénétisme, le trafic de drogue, les crimes informatiques[44].

Japon

La mafia japonaise est soumise à concurrence de la part de la pègre venue récemment de Chine[45]. Par ailleurs, il semblerait qu'il y a depuis les années 1990 un emballement des attentes aux personnes et aux biens, dû à la stagnation de l'économie, dont se retrouvent victimes les travailleurs étrangers[46].

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Immigration and crime » (voir la liste des auteurs).
  1. En droit, la criminalité ne concerne que les crimes
  2. « La stigmatisation des immigrés et des minorités créent peu à peu des frontières invisibles entre les Français d'origine française ou européenne (les “Blancs”pour le dire crûment) et les autres » Philippe Dewitte, Danger, stigmatisations, introduction au dossier Incriminés, discriminés…
  3. Erreur Lua dans Module:Outils à la ligne 73 : attempt to index local 'frame' (a nil value).
  4. Sebastian Roché, La Délinquance des jeunes. Les 13-19 ans racontent leurs délits, Paris, Seuil, 2001, p. 219. Cité par Michèle Tribalat, Les Yeux grands fermés, L'immigration en France, Denoël, 2010, p. 182.
  5. Michèle Tribalat, Les Yeux grands fermés, L'immigration en France, Denoël, 2010, p. 149-150, 181-182, 209, 211.
  6. C'est le cas par exemple de Thomas Guénolé, politologue à Sciences Po, dans son article « 'La France orange mécanique' : un tissu d'âneries qui sert le FN », 13 mars 2013, leplus.nouvelobs. Voir aussi un document en ligne de Solidarité laïque et de la Ligue de l'enseignement, Fédération de Paris.
  7. "UPI Europe 30 November 2010
  8. http://www.dw.de/dw/article/0,,1953916,00.html
  9. http://www.rsf.uni-greifswald.de/fileadmin/mediapool/lehrstuehle/duenkel/Germany_youngMig.pdf
  10. http://www.information.dk/189994
  11. http://www.fedea.es/report2008/pdf/dt2008-34.pdf
  12. « Del total de delitos cometidos poco más del 15% son llevados a cabo por ciudadanos de origen latinoamericano y africanos juntos, teniendo en cuenta que su mera estancia en España, con la complicada consecución de conseguir regulairzar su situación, constituye delito, no puede establecerse que esos sectores lleven a cabo más acciones delictivas que otros. »
  13. http://www.tercerainformacion.es/spip.php?article10906
  14. Laurent Mucchielli], Criminologie, p.29 vol. 36 Délinquance et immigration en France : un regard sociologique]
  15. Sebastian Roché, La Délinquance des jeunes. Les 13-19 ans racontent leurs délits, Paris, Seuil, 2001, p. 219. Cité par Michèle Tribalat, Les Yeux grands fermés, L'immigration en France, Denoël, 2010, p. 182.
  16. Michèle Tribalat, Les Yeux grands fermés, L'immigration en France, Denoël, 2010, p. 181.
  17. Délinquance des mineurs : la République en quête de respect
  18. Le Monde, 3 décembre 2001.
  19. Statistiques ethniques : un éternel et hypocrite débat
  20. Le Figaro, 25 avril 2002.
  21. Laurent Mucchielli], Criminologie, vol. 36 Délinquance et immigration en France : un regard sociologique]
  22. http://park.itc.u-tokyo.ac.jp/yastodo/immigrants.pdf
  23. Thomas Guénolé, "La France orange mécanique" : un tissu d'âneries qui sert le FN, 13 mars 2013, leplus.nouvelobs.
  24. http://www.ssb.no/emner/03/05/rapp_201121/rapp_201121.pdf
  25. Rekordmange overfallsvoldtekter Rekordmange overfallsvoldtekter, Norsk Rikskringkasting, January 13, 2010
  26. Tanveer Hussain, Myten om ikke-vestlige voldtektsmenn sprekker, May 2, 2012
  27. https://www.politi.no/vedlegg/lokale_vedlegg/oslo/Vedlegg_1309.pdf
  28. http://www.rijnmond.nl/nieuws/04-06-2009/veel-jonge-criminele-allochtonen-rotterdam
  29. http://www.elsevier.nl/web/Nieuws/Nederland/236094/Schokkende-cijfers-criminaliteit-Marokkanen-Rotterdam.htm
  30. 30,0 et 30,1 http://www.nisnews.nl/public/180309_1.htm
  31. https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/handle/1887/16374/Leun%20van%20der.pdf?sequence=2
  32. Foreigners 'commit fifth of crime in London'
  33. Harper, Tom; Leapman, Ben. "Foreigners 'commit fifth of crime in London'". The Daily Telegraph. 23 September 2007. Accessed 21 September 2011.
  34. Johnston, Phillip. "Immigration and crime: the real results". The Daily Telegraph. 16 April 2008. Accessed 21 September 2011.
  35. People with a foreign background behind 25% of Swedish crime
  36. Ausländerkriminalität in der Schweiz
  37. Neue Statistik: Tamilen sind krimineller als Ex-Jugoslawen, Tages-Anzeiger 12 September 2010.
  38. Immigration and Crime Assessing a Conflicted Issue, Steven A. Camarota and Jessica M. Vaughan, November 2009, http://www.cis.org/articles/2009/crime.pdf
  39. http://www.omi.wa.gov.au/resources/clearinghouse/Ethnic_Minorities_and_Crime.pdf
  40. Code de la nationalité et loi sur l'identification des personnes (http://cndj.ci/Nationalite.htm)
  41. LES JEUNES DÉLINQUANTS D'ABIDJAN, Une première approche quantitative, Yves MARGUERAT (http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_4/sci_hum/36886.pdf)
  42. Le Gabon veut chasser ses étrangers (http://www.afrik.com/article5815.html)
  43. Immigration Sud-Sud : clandestins ouest-africains indésirables au Gabon (http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=5156)
  44. Thaïlande : haro sur les criminels étrangers (http://www.francethai.fm/actualite/thalande-haro-sur-les-criminels-trangers.html)
  45. La mafia chinoise fait trembler les yakuzas (http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/29/la-mafia-chinoise-fait-trembler-les-yakuzas)
  46. Seizelet Éric, Husson Laurence, Charbit Yves. La criminalisation de l'étranger au Japon. Le nouveau visage de la discrimination à l'ère de l'internationalisation. In: Revue européenne de migrations internationales. Vol. 16 N°1. Dynamiques migratoires en Asie orientale. pp. 65-95. (http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/remi_0765-0752_2000_num_16_1_1709)

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

  • Martínez, Ramiro; Valenzuela, Abel. (eds) (2006). Immigration and Crime: Race, Ethnicity, and Violence (http://books.google.co.uk/books?id=8dkzXo0nW_4C&printsec=frontcover). New York University Press.
  • Rubén G. Rumbaut; Walter A. Ewing, The Myth of Immigrant Criminality (http://borderbattles.ssrc.org/Rumbault_Ewing/) special report for the Immigration Policy Center, 2007.

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