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Crise américano-russe en Syrie

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Crise américano-russe en Syrie
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FA-18 McDonnell Douglas
Informations générales
Date
Lieu Près de Tabqa
Casus belli Bombardement de rebelles des Forces démocratiques syriennes par un chasseur Su-22 syrien.
Belligérants
Drapeau de la Russie Russie
Drapeau de la Syrie Syrie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau des Forces démocratiques syriennes Forces démocratiques syriennes
Pertes
Drapeau de la Syrie Syrie :
1 avion de chasse Su-22
1 drone de combat

Guerre civile syrienne

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Crise américano-russe en Syrie

La crise américano-russe en Syrie débute le 18 juin 2017, un avion militaire syrien ayant été abattu dans l'espace aérien de ce pays par un avion de chasse de l’armée de l'air américaine. Le Ministère russe de la défense déclare que les avions de la Coalition sont désormais considérés comme des cibles potentielles et interrompt sa coordination militaire aérienne avec les États-Unis. Le 20 juin, un drone de combat de fabrication iranienne est aussi abattu par l'USAF dans l'espace aérien syrien.

Dans les jours qui suivent, des menaces américaines contre le régime de Bashar el-Assad et des mises en garde de représailles russes sont formulées de part et d'autre.

Incidents précédents

Le 18 mai 2017, des avions de la Coalition arabo-occidentale en Irak et en Syrie bombardent un convoi de l’armée régulière syrienne qui s'approchait d'al-Tanaf, non loin des frontières irakiennes et jordaniennes. Cette région est l'emplacement choisi par la coalition pour entraîner des forces syriennes rebelles destinées à l'offensive contre l'État islamique[1].

Le 8 juin, un drone des forces liées à Damas, est abattu dans la région[1].

Le 15 juin, la Russie accuse Washington d'avoir déployé dans ce secteur des missiles pour menacer l'armée de l'État syrien[1].

Contexte militaire de la confrontation

Le 18 juin 2017, un chasseur américain F/A-18 ayant décollé du porte-avion USS George H. W. Bush abat un avion de combat syrien Su-22 après qu'il ait bombardé des forces rebelles syriennes soutenues par les États-Unis. Il s'agit de la première confrontation directe entre les armées américaines et syriennes depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011[2]. L'incident s'est déroulé a proximité d'un aéroport militaire au sud de la ville de Tabqa. La confrontation a débuté vers 16h30 heure locale, lorsque des rebelles des Forces démocratiques syriennes soutenus par les États-Unis, ont été attaqués par ce que le Pentagone dénomme comme des « forces pro-régime » L'attaque a fait plusieurs blessés parmi les rebelles encadrés par des instructeurs américains dans le cadre de l'assaut contre l'État islamique dans leur fief de Raqqa[2].

Les États-Unis ont déclaré « ne pas chercher une confrontation avec les forces du régime du leader syrien, les forces russes, iraniennes ou les milices chiites qui le soutiennent » mais ont ajouté « qu'ils défendront les combattants syriens engagés dans l’assaut contre l’État islamique »[2].

Le 20 juin, un avion F-15 de l’armée américaine abat un drone de combat armé « pro-régime » de fabrication iranienne qui selon elle était « dans une position menaçante »[3].

Mise en garde russe

Le 18 juin 2017, la Russie condamne la destruction de l'appareil syrien par l'armée américaine et suspendent l'utilisation d'une ligne téléphonique militaire que Washington et Moscou ont mis en place pour éviter des collisions entre leurs aviations dans l'espace aérien syrien et menace de « de cibler les avions américains et de ses alliés volant au dessus du territoire syrien »[4].

Le Ministère russe de la défense déclare dans un communiqué que «  tous les aéronefs y compris les avions et les drones de la coalition internationale qui seront détectés à l'ouest de l'Euphrate, seront suivis par les systèmes russes de défense aérienne en tant que cibles »[4].

Réactions militaires

Le 20 juin 2017, le ministère australien de la Défense a déclaré dans un communiqué que l’armée de l'air australienne interrompait « à titre préventif » ses raids en Syrie et que « ses opérations ont cessé temporairement »[5].

Réactions politiques

Le 18 juin 2017 Sana, l'agence de presse officielle syrienne publie un communiqué déclarant que « l'attaque met l'accent sur la coordination entre les États-Unis et l'Etat islamique et révèle les mauvaises intentions des États-Unis dans la gestion du terrorisme et son investissement pour faire passer le projet américain-sioniste dans la région »[6].

Le 19 juin 2017, la Russie qualifie l'incident de « grave violation du droit international »[7]. La Maison Blanche déclare que « les forces de la coalition qui luttent contre les militants de l'Etat islamique en Syrie conserveront leur droit à la légitime défense » ajoutant que « les États-Unis s'efforceront de maintenir ouvertes les lignes de communication avec la Russie »[8].

Le 20 juin, le sénateur américain Chris Murphy, membre du Parti démocrate, estime dans une interview sur CNN que « les États-Unis se rapprochent d'un conflit militaire ouvert avec la Russie et l'Iran en Syrie »[9].

L'Onu a mis en garde contre « un risque d'escalade » [10].

L'un des vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a déclaré que « la présence des forces américaines en Syrie est absolument illégale » Il a ajouté, « il n'y a eu ni de décision du Conseil de sécurité, ni une demande la part des autorités syriennes ». Le second, Sergueï Riabkov (en), a dit après la destruction du drone de l'une des milices soutenant le régime que « ce genre de frappes s'apparente à une complicité de terrorisme »[10].

Sputnik, le service d'information multimédia du gouvernement russe déclare que « Ces actions de la coalition ont été vivement critiquées par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov » et que « selon lui, les États-Unis doivent respecter la souveraineté du pays et coordonner leurs opérations avec Damas »[11].

Le 22 juin, le Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis a officiellement demandé une justification juridique des incidents ayant visé un avion syrien alors que la mission confiée aux militaires américains est centrée sur l'État islamique [12].

Le 27 juin, L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, déclare lundi que « toute nouvelle attaque commise sur le peuple syrien sera attribuée à Assad, mais aussi à la Russie et à l’Iran qui soutiennent le massacre de son propre peuple. »[13].

Le 28 juin, en réaction aux avertissements américains de prendre des mesures militaires pour empêcher ce qui pourrait être des préparatifs d'une attaque chimique des forces gouvernementales syriennes, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que « la Russie réagira proportionnellement et avec dignité » à une telle éventualité [14].

Analyses

Dans un article publié le 22 juin 2017 dans le New York Times, Helene Cooper (en) cite Derek Chollet (en), assistant du Secrétaire à la Défense des États-Unis durant l'administration Obama pour les affaires internationales, qui déclare que «  le risque d'escalade avec la Russie a été un facteur constant dans la planification et la gestion de l'intervention militaire » américaine en Syrie. Selon lui, la débâcle de L'Etat islamique « augmentera les chances d'autres épisodes comme ceux du mois écoulé ». Ce qui, selon Cooper, « pourrait susciter un conflit plus important, d'autant plus que la Russie n'a jamais été timide quant aux escalades et que Donald Trump est largement considéré comme plus réactif que son prédécesseur »[15].

Références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 « Syrie: la position américaine depuis 2011 », sur sur L'Orient le Jour avec AFP,
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 (en) « U.S. Fighter Jet Shoots Down Syrian Warplane », sur New York Times,
  3. (en) « US fighter jet shoots down Iran-made Syrian drone », sur The Sun,
  4. 4,0 et 4,1 (en) « Russia Warns U.S. After Downing of Syrian Warplane », sur New York Times,
  5. (en) « Australia halts Syria air strikes after Russia warning », sur Al Jazeera,
  6. (en) « Army general command: international coalition air force targets an army’s warplane in Raqqa countryside », sur Sana,
  7. (en) « U.S. risks further battles as it steps deeper into Syrian quagmire », sur Washington Post,
  8. (en) « By keeping U.S. focus on Islamic State, Trump risks wider Syria war », sur Reuters,
  9. (en) « Senator: We're moving toward Middle East war », sur CNN,
  10. 10,0 et 10,1 « Un avion américain abat un drone en Syrie, Moscou s'insurge », sur Nouvel Obs,
  11. « La Syrie s’apprête à renvoyer l'ascenseur pour l’avion abattu », sur Sputnik,
  12. « Senate panel demands Trump's legal rationale for shooting Syrian jet », sur The Hill,
  13. « Les Etats-Unis mettent en garde la Syrie contre un nouveau recours aux armes chimiques », sur Le Monde,
  14. « Russia says will respond 'with dignity' if U.S. mounts Syria strike », sur Reuters,
  15. « Critics Say U.S. Is ‘Sleepwalking’ Into Wider Role in Syria », sur New York Times,

Voir aussi

Article connexe

Liens externes


Article publié sur Wikimonde Plus.

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