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Divination mathématique

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La divination mathématique se sert « des calculs, des nombres, des quantités élémentaires et des noms »[réf. souhaitée] pour prévoir des événements à venir.

Cette activité était notamment pratiquée par les astrologues, qui ont longtemps porté le nom de « mathématiciens »[réf. souhaitée]. Cependant, cette pratique va se différencier progressivement de l'astrologie en utilisant des méthodes spécifiques[Lesquelles ?].

Description

Méthode

Certains attribuaient une puissance mystérieuse aux chiffres 3, 7 et 9.

Comme toute mantique, elle reposait sur l'attribution des propriétés spéciales des nombres pairs et impairs principalement importées d'Égypte en Grèce par Pythagore.

Chaque chiffre d'une puissance mystérieuse a une signification :

  • « 3 » renferme à la fois l'unité et la dualité, le plus petit nombre impair et le plus petit pair ;
  • « 7 » correspond aux 7 planètes ;
  • « 9 » est tout simplement 3 élevé au carré.

Application à la mesure de la vie humaine

Selon les mathématiciens, la vie humaine est menée par ces chiffres. On pensait déterminer à l'avance la durée de vie.

Distinction entre période septénaire et novénaire

Grace aux nombres 3, 7 et 9 on pouvait déterminer la durée de la vie pour chaque individu ou des évènements de l'existence considérés comme des années de crise appelées "climatériques". La division en période septénaire était la plus appréciée et la plus utilisée.

Les années climatériques étaient celles correspondant à 7 et aux multiples de 7.

On distinguait des années de transition ou de crises, plus ou moins périlleuses. Certains croyants pensaient que la 49e année ( 7²) était la seule année de crise .

Pour les partisans des périodes novénaires, le terme de la vie normale était 81 (9²).

Platon, Xénocrate, Dénys d'Héraclée, Diogène le Cynique, Erastothène ont atteint ce terme.

Pour ceux qui conciliaient les deux systèmes, le nombre 49 était critique si l'on était issu d'une conception nocturne, mais si l'on était issu d'une conception diurne c'était le nombre 81. Le premier nombre marquait une crise pour le corps tandis que le second pour l'âme.

Une année nommée «  Androdos », doublement critique, était obtenue en combinant ces deux nombres fatidiques. On disait qu'elle «  domptait les hommes ».

Arithmétique

Cette divination est fondée sur la valeur numérique. Un nom était alors représenté par un chiffre équivalent (arithmomancie) « obtenu en additionnant les valeurs numériques des lettres, et à pratiquer sur ce chiffre comme tout à l'heure sur la vie humaine, la division par un nombre fatidique, 7 ou 9. Si la quantité ainsi traitée est exactement divisible, on arrête l'opération au moment où le reste est égal au diviseur : sinon, on obtient un reste plus petit que le diviseur. En tout cas, c'est à ce reste que s'applique l'interprétation des mathématiciens »[1].

Par exemple, lorsque deux valeurs inégales exprimées par des nombres impairs s'affrontent, la victoire est à la plus faible : ainsi Patrocle valant 9 a été tué par Hector (Ektwp) valant 19.

Autre exemple: E+K+T+Ω+R= 5+20+300+800+100 que l'on simplifie par: 5+2+3+8+1=19.

La divination mathématique était aussi utilisée en complément de l'astrologie pour enrichir l'horoscope d'un individu en indiquant la position de la planète maîtresse lors de la naissance.

Notes et références

  1. Auguste Bouché-Leclercq, Histoire de la divination dans l'antiquité, E. Leroux 1882, p. 201

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Auguste Bouché-Leclerq, Histoire de la Divination dans l'Antiquité, divination hellénique et divintation italique, E.Leroux,1882.

Liens externes

Auguste Bouché-Leclercq, Histoire de la divination dans l'antiquité, divination hellénique et divination italique

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