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Djamel Loiseau

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Djamel Loiseau est un djihadiste français.

Biographie

Il est né le 21 mars 1973 dans le XII e arrondissement de Paris d'un père kabyle et d'une mère française[1], non pratiquant, Saïd Belhadj, et d'une mère Française catholique Chantal Loiseau. Il y grandit, fréquentant l'école maternelle et primaire de la rue Vicq-d'Azir[2]. Hervé Djamel vit seul avec son père dès l'âge de 5 ans. Saïd le traîne dans les bars et, lorsqu'il a 12 ans, le confie à sa première femme en Algérie. Là, l'enseignement en arabe déroute ce bon élève[3]. A 17 ans, il rate sa dernière année de collège et abandonne l'école. Avec ses papiers français comme ticket d'entrée, le jeune homme repart pour la France, à Paris où il retrouve le quartier de son enfance, l'appartement de son père et un petit boulot dans une épicerie[4].

Pendant son service militaire, effectué à Colmar d'août 1995 à mai 1996, Hervé-Djamel fréquente la mosquée Tabligh locale. Entre 1996 et 1998, il est soumis à un véritable endoctrinement dans les mosquées Omar et Abou Bakr rue Jean-Pierre Timbaud à Belleville. Entre avril et mai 1998, un séjour à La Mecque en compagnie d'Omar Saïki. Les deux hommes sont hébergés par le cheikh Salman al-Awdah, un idéologue proche d'Oussama Ben Laden, et maître à penser des quinze Saoudiens kamikazes du 11 septembre 2001. Hervé-Djamel, qui a fini par se faire repérer des services français, est cependant arrêté, à son retour d'Arabie saoudite, le 26 mai 1998, dans un appartement de Noisy-le-Sec, dans la banlieue parisienne, lors de la vague d'arrestations dans les milieux islamistes affiliés au réseau GSPC en Europe. Remis ensuite en liberté provisoire, le 8 septembre 1998, et placé sous contrôle judiciaire, le jeune homme quitte la France pour Londres début 2000.

Le 11 mars, il s'envole pour Lahore en provenance de Londres[5]. Le 12 décembre, il ne se présente donc pas à son procès[6]. Il est retrouvé mort le 24 décembre 2001 en Afghanistan avec sur lui son billet de retour pour la France, son passeport, une carte d'identité, un Coran de poche, 30 roupies et deux cachets d'aspirine[7], près de Parachinar, à la frontière pakistanaise[8]

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

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