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Donnons des elles au vélo J-1

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Donnons des elles au vélo J-1 est un projet associatif porté par le Club Omnisport de Courcouronnes section Cyclisme Féminin (COCCF), dans le but de militer[1] pour le retour d'un tour de France féminin et de promouvoir le développement du cyclisme féminin en France.

Historique

Le projet est né en Juillet 2015 sous le nom de « Donnons des Elle au Tour ». Il consiste à réaliser l'intégralité des étapes du Tour de France, un jour avant les hommes, en rassemblant un maximum de femmes.

Le Tour de France féminin en lever de rideau des hommes, apparu en 1984 pour 6 éditions, se verra rapidement remplacé en 1992 par « la grande boucle féminine internationale», comptant moins d'étapes, avant de s'éteindre totalement en 2009. Alors que le cyclisme féminin se développe dans de nombreux pays, avec notamment la création de grandes courses telles que le Giro féminin, il reste largement à développer en France puisque la Fédération Française de Cyclisme (FFC) compte aujourd'hui 10 % de femmes dans ses rangs.

L'inspiration de ce projet naît du film « La belle échappée »[2] d'Eric Fottorino, dans lequel des jeunes issus de la diversité réalisent à J-1 chacune des étapes du tour de France dans le cadre de leur Tour de Fête. Souhaitant agir pour le développement du cyclisme féminin et pour le retour d'une des plus belles courses au monde, Claire Floret, accompagnée de deux autres femmes, décident en Juillet 2015 de réaliser le Tour de France un jour avant les équipes professionnelles, afin de bénéficier de la médiatisation du spectacle masculin pour véhiculer leur message.

La Fédération Française de Cyclisme fera partie des premiers partenaires à les soutenir dès 2015, rapidement suivis par la Française des Jeux en 2016.

Composition

L’équipe initiale (Claire Floret[3], Marie Istil et Marion Betizeau) est suivie dès 2015 par la communauté du cyclisme, car elles représentent l'espoir d'une reconnaissance du sport au féminin, la détermination et le dépassement de soi. Elles cassent les stéréotypes qui voudraient que le cyclisme soit un sport uniquement masculin.

C'est à sept (Claire Floret, Marie Istil, Tétiana Kalachova, Alexia Buzzi, Amandine Martin, Julie Coteels, Gaelle Caccia) qu'elles repartent à l'aventure en Juillet 2016 avec Valérie Fignon pour marraine. Le projet grandi encore, et c'est à onze (Claire Floret, Alexia Buzzi, Julie Cottels, Tétiana Kalachova, Marine Thiebaut, Laure Dewitte, Barbara Fonseca, Solène Le Douairon, Pilar Vidal, Anna Barrero, Celine Harand) qu'elles s'élancent de Dusseldorf en Juillet 2017, leur marraine Pauline Ferrand-Prévot[4] soutenant leur action.

Evolution du nom

Baptisé « Donnons des ELLE au Tour » à sa création, pour des raisons de propriété intellectuelle, il leur est demandé en 2016 de changer le nom du projet et de ne pas utiliser le mot « Tour », celui-ci étant déposé. Le projet devient ainsi « Donnons des ELLE au Vélo J-1 » pour sa deuxième édition. C’est en 2017 que le nom évolue encore avec la perte du singulier au mot ELLE : l’action s’appellera désormais « Donnons des elles au vélo J-1 ».

Medias

Si en 2015, elles bouclent les 21 étapes dans un anonymat quasi-total, la ferveur de ces jeunes femmes n'en est pas pour le moins éteinte. Elles se font d’abord connaître au travers des réseaux sociaux. En 2016, leur détermination paye, et elles bénéficient d'un premier reportage dans le Vélo club de Gérard Holtz sur France Télévisions à une heure de grande audience.

Cette fois, les médias s’intéressent au projet, avec notamment la diffusion d'une pastille quotidienne[5] sur France Télévisions pendant le direct du Tour de France, et la réalisation d'un documentaire titré « Les Elles du vélo »[6] que France 3 retransmettra le 5 aout 2017. Elles sont suivies par plus de 655 000 téléspectateurs, dont une partie se déplacent spécialement pour voir passer du cyclisme féminin depuis le bord des routes. Elles sont attendues, reconnues, encouragées, et soutenues par la communauté féminine, mais aussi masculine, du simple amateur[7] au professionnel.

Elles bénéficient en effet de la reconnaissance du peloton masculin du tour de France, du soutien de championnes olympiques, de cyclistes professionnel(les) (Julie Bresset, Audrey Cordon-Ragot, Anais Bescond[8], Pierre Luc Périchon, les équipes Wiggle High 5, FDJ et FDJ Nouvelle-Aquitaine Futuroscope…). Au fil des étapes le succès du projet grandi, et sa reconduite semble attendue par le public. Ainsi, « Donnons des elles au vélo J-1 » arpentera encore les routes du Tour de France 2018 cet été, avec l'espoir qu'un jour, ce soit un peloton de femmes professionnelles qui se dispute chacune des étapes.

Notes et références

  1. « Donnons des ELLE au vélo », Secrétariat d'Etat chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2017)
  2. « La belle échappée - Albums hors série - GALLIMARD LOISIRS - Site Gallimard », sur www.gallimard.fr (consulté le 20 novembre 2017)
  3. « Les femmes en selle », France Inter,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2017)
  4. « Pauline Ferrand-Prevot – Pauline est Marraine ! », sur paulineferrandprevot.com (consulté le 20 novembre 2017)
  5. « Les Elles du Vélo - YouTube », sur YouTube (consulté le 20 novembre 2017)
  6. « Les Elles du Vélo : Intégrale », sur YouTube (consulté le 20 novembre 2017)
  7. « Les Elles du vélo : un Tour de France au féminin », MidiLibre.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2017)
  8. « Tour de France : Anaïs Bescond et Célia Aymonier en reconnaissance aux Rousses », Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 20 novembre 2017)

Liens externes

Donnons des elles au vélo Site officiel du projet

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