Encyclopédie Wikimonde

Elise Sutton

Aller à : navigation, rechercher

Elise Sutton est une personnalité de la communauté BDSM[réf. nécessaire]. Aimant jouer(*) sur la mauvaise réputation du sexe masculin, elle commence, à la fin des années 1990, à promouvoir la domination féminine dans le couple en créant un site web. Sur son site, Sutton dit avoir étudié la psychologie[réf. nécessaire] comme matière principale et la sociologie[réf. nécessaire] comme matière secondaire dans « une université du Nord-Est » pendant trois années (1975-1978). Ensuite elle aurait fait des recherches dans le domaine de la sexualité humaine en joignant une organisation peu connue pansexuelle spécialisée dans les activités BDSM[réf. nécessaire] et en travaillant occasionnellement avec une prostituée pratiquant la domination [réf. nécessaire]. Elise Sutton se proclame libertaire, chrétienne et « féministe suprémaciste » ; elle est donc contre l'égalité des sexes et est surtout connue pour ce dernier aspect par le biais de son site web et de son livre Female Domination sur le sujet de la domination féminine.

Livres

Dans son livre Female Domination: an Exploration of the Male Desire for Loving Female Authority, Elise Sutton examine le désir de l'homme d'être dominé par une femme. Elle cherche sous une perspective psychologique pourquoi certains hommes ont ce type de désirs, d'où viennent ceux-ci, et comment ces fantasmes reflètent ou influencent des changements sociaux potentiels. Sutton soutient que la domination féminine est une importante tendance constituée de plusieurs formes, expressions et styles de vie, ce qui pour le moment n'est pas statistiquement vérifiable.

Elle a récemment sorti un autre livre intitulé The FemDom experience.

Internet

Elise Sutton crée en 1997 un site web, Elise Sutton's Female Supremacy Page (« Page d'Elise Sutton sur la suprématie féminine »). Au cours des ans, s'est développée une documentation de plus de 300 entrées couvrant une large variété d'activités BDSM et de pratiques sexuelles alternatives. En plus des sujets sexuels, Elise Sutton commente des questions concernant le féminisme, la politique et même la spiritualité.

En 1999, elle change le titre de son site pour Elise Sutton's Female Superiority Site (« Site d'Elise Sutton sur la supériorité féminine ») pour coïncider avec sa nouvelle URL, www.femalesuperiority.com. Il semblerait que ce site soit devenu populaire dans certains secteurs de la communauté BDSM[réf. nécessaire].

À l'automne 2003 quand son livre fut finalement publié, Elise Sutton changea encore le nom de son site, cette fois en Elise Sutton's Guide to Loving Female Authority. Le terme de Loving Female Authority émergea comme la dénomination préférée pour le style de vie de la domination féminine parmi les femmes qui fréquentaient son site.

Ses articles et des parties de son site principal ont été traduits en plusieurs langues. En France une petite communauté se retrouve dans son approche, et des cercles féminins se créent. Son site français tenu par Dana a plus de 1 000 visiteurs journaliers.

Critiques

Racisme

Elise Sutton est régulièrement accusée d'être raciste dans la mesure où elle affirme la supériorité d'un sexe sur l'autre, comme on pourrait affirmer la supériorité d'une race sur une autre. Ces accusations sont renforcées par le fait qu'elle se trouve faire partie du sexe qu'elle veut « supérieur ». Malgré de nombreuses dénonciations, son hébergeur refuse de censurer son site, le terme « supérieur » étant entendu dans un sens dominante à soumis.

Démarche

Sutton est connue pour encourager des relations dans lesquelles la femme est dominante mais néanmoins amoureuse et affectueuse et l'homme soumis. Elle recommande la Loving Female Authority (« autorité de la femme aimante ») où la femme gouverne son homme soumis avec amour et respect. Elle est souvent critiquée parce que ses arguments sont fondés sur une interprétation empirique et arbitraire des connaissances en psychologie et en biologie et des principes religieux. En outre, bien qu'elle peut donner l'illusion d'une approche scientifique, ce sont les fantasmes sexuels qu'elle a recueilli pendant des années qui dictent sa plume avec tout ce que cela peut avoir d'arbitraire.

La plupart des arguments cités par Sutton viennent de confidences qu'elle a recueillies comme conseillère de couples pratiquant le BDSM et de témoignages de ceux-ci à l'intérieur de la communauté BDSM. Son approche empirique, comme celle qu'a eue Freud à ses débuts peut être contestée, mais néanmoins touche beaucoup de couples qui s'y reconnaissent.

Existence contestée du personnage

La page d'Elise Sutton aux États-Unis a été supprimée sur Wikipedia et le nom d'Elise Sutton renvoyé vers l'éditeur Lulu. Le milieu BDSM américain a contesté le fait qu'Elise Sutton soit considérée comme un personnage existant vraiment. C'est Gloria Brame,- très proche du milieu BDSM, célèbre thérapeute ayant publié chez les éditeurs US les plus prestigieux,- qui s'en est inquiétée [1] [1]. [2]. Les idées d'Elise Sutton sont que l'épouse de l'homme doit, pour conserver son couple, dominer et humilier son époux contre sa volonté. Ce sont toujours des idées d'hommes masochistes qui veulent croire à la réalité d'une femme dominatrice naturelle, voire une vraie sadique, la dominatrice rêvée.

Elise Sutton ne serait pas le seul personnage qui, à l'image d'un gourou, tente de former des disciples. C'est aussi le cas de Marika Moreski pour la France dont personne n'a pu prouver l'existence en tant que réelle dominatrice. Leopold von Sacher-Masoch, lui, écrivait son programme et harcelait ses compagnes pour qu'elles incarnent la Venus à la fourrure. Mais il avait l'honnêteté de dire « Si une telle femme était dans ma vie, elle ne serait pas dans mes livres ».

Si Elise Sutton le personnage écrivain nous parle de la suprématie de la femme, selon Gilles Deleuze Sacher Masoch s'inspirait de Bachofen pour subvertir le patriarcat : "Passionnées, simplifiées et romancées, on reconnaît les thèses célèbres de Bachofen concernant trois états de l'humanité, l'hétaïrisme primitif, la gynécocratie et le patriarcat. L'influence de Bachofen est indéniable, et explique l'ambition de Masoch écrivant une histoire naturelle de l'humanité. Mais ce qui est proprement masochiste, c'est la fantaisie régressive par laquelle Masoch rêve de se servir du patriarcat lui-même pour restaurer la gynécocratie, et de la gynécocratie pour restaurer le communisme primitif.[3] Les disciples d'Elise Sutton se revendiquent « gynarchistes » et réfutent le terme « gynécocrate ». S'il est évident qu'Elise Sutton ne possède pas le talent de Sacher Masoch, il reste néanmoins des similitudes dans la démarche.

Notes et références

  1. Gloria Brame, Who is Elise Sutton and why does it Matter? Inside the mind of Gloria Brame (some mature content) Inside the mind of Gloria Brame,.

Voir aussi

Article connexe

Bibliographie

  • Elise Sutton, Female Domination, Lulu.press, 2003, ISBN 1-4116-0325-7
  • Elise Sutton, FemDom experience, Lulu.press, 2006

Liens externes

Cet article « Elise Sutton » est issu de Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 189 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).