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Elizabeth Waldon Bowen

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Elizabeth Waldon Bowen est née le 23 mars 1915 dans le quartier de Kensington, à Londres. Elle sera retrouvée mutilée le 8 avril 1937. Son meurtrier ne sera jamais retrouvé.

L'affaire Waldon Bowen scandalisera l'opinion publique au vu de l'inefficacité des services de Police de la corruption dans ce dossier.

Son enfance

Elizabeth Waldon Bowen, fille unique, est issue d'une famille noble. Son père, Alfred Waldon Bowen est un grand notaire londonien possédant plusieurs propriétés au sud de Londres. Très tôt, elle nourrit un lien conflictuel avec sa mère, Margaret Waldon Bowen. La jeune Elizabeth fera ses études dans la prestigieuse Université de l'Imperial College London. Elle y suivra les cours de sciences selon la volonté de son père. Ses professeurs la qualifient d'élève indisciplinée, peu concentrée et peu concernée.

Face à la rébellion constante de sa fille, Sir Waldon Bowen décide de la marier avec son associé afin "qu'elle s'assagisse en devenant une femme responsable". Elizabeth se marie à William E. McPhellen le 9 mai 1933 dans la célèbre chapelle Saint-Georges à Londres. Pour la jeune fille ce mariage de force est une attaque sans précédent. William est un mari violent, peu respectueux de sa femme, préférant la compagnie de ses amis en désertant le domicile conjugal pour les fumoirs du centre de Londres.

Sa rencontre avec Edgar Ginger

Elizabeth Waldon Bowen est passionnée de théâtre, de danse et de chant. À l'automne 1933, elle rencontre le jeune comédien, Edgar Ginger au Théâtre Royal situé à Stratford East engagé pour jouer sur scène le jeune effronté Matthew Bright dans la pièce 'The Lovers World". Un amour naît entre les deux jeunes gens. Edgar représente pour Elizabeth la liberté, loin de l'éducation stricte et conventionnelle qu'elle a reçu. Le jeune Edgar souhaite parfaire son art à Paris où les critiques semblent meilleures et les représentations plus nombreuses qu'en Angleterre. Sans en avertir personne, ni même ses parents, Elizabeth quitte le pays pour suivre son amant dans la capitale française...

Mais la vie semble moins idyllique que prévue. Le fort accent d'Edgar ne lui permet pas de décrocher de grands rôles et doit se contenter de maigres animations dans les rues et autres espaces mal fréquentés. Ses rêves de gloire s'effondrent littéralement. La tuberculose l'emportera le 21 septembre 1936. Elizabeth, seule à Paris et désemparée, écrit plusieurs courriers à ses parents afin de l'aider financièrement à regagner son pays natal. Ses parents, profondément humiliés par l'affront de leur fille en quittant Londres, ne donneront jamais suite aux lettres de leur fille. Son mari, William E. McPhellen demande le divorce qui sera prononcé le 1er octobre 1936.

Sa déchéance

Sans amis et ne parlant pas très bien le français, Elizabeth Waldon Bowen a beaucoup de mal à survivre dans le Paris d'avant-guerre. Elle décide de se présenter en tant que serveuse dans le quartier populaire de Saint-Germain, fréquenté alors par beaucoup d'Anglais en séjour dans la capitale. Après avoir essuyé le refus du propriétaire du tout jeune bar "Les Deux-Magots", Elizabeth fait la connaissance de l'énigmatique Marthe Bouvier.

Marthe Bouvier est tenancière d'une "maison de tolérance". Elle emploiera Elizabeth en prétextant pouvoir l'aider à s'en sortir. Elizabeth prend alors le nom d'emprunt de Ginger, par amour et en hommage à la détermination de son amant.

Marthe Bouvier est une femme à la personnalité double. Très sociable en apparence, elle sera décrite par plusieurs prostituées comme une femme calculatrice et peu scrupuleuse. Elle est soupçonnée de trafic d'humains, offrant, moyennant une certaine somme, des filles aux hommes les plus sadiques et les plus influents dans le monde des affaires parisien. Plusieurs filles de son établissement disparaissent dans des conditions mystérieuses. Leur profil de prostituées n'intéresse guère la police de l'époque.

Un meurtre innommable

Le 8 avril 1937, Marthe Bouvier envoie la jeune Ginger à un rendez-vous au cabaret du Bal Tabarin. Selon les témoignages de l'époque, Ginger devait passer le week-end avec un client dans l'hôtel Diane Berger, à deux pas de la salle de spectacle. C'est la dernière fois qu'on la verra vivante.

On la retrouvera morte et démembrée atteinte de 32 coups de couteau dans la vieille bâtisse abandonnée du 301, avenue d'Argenteuil. Selon l'autopsie, la jeune femme aurait été violentée dans un bois (au vu de la terre qui a été retrouvée sous ses ongles). Les enquêteurs pensent qu'il s'agit du bois se trouvant juste derrière la demeure de l'avenue d'Argenteuil.

Le buste sera retrouvé dans le salon et les jambes dans la baignoire de la salle de bain. Son corps est brûlé à plus de 70 %. Selon les experts ses mains et ses pieds ont été sectionnés alors qu'elle était encore vivante. Ils seront retrouvés aux quatre points cardinaux à l'extérieur de la maison. Son cuir chevelu a été ouvert au scalpel sur le centre du crane sur une longueur de 20 centimètres. En dessous du nombril, deux coups de scalpel profonds de 6 cm en forme de croix laissent penser à un rituel satanique.

La légende voudrait qu'en se cachant dans la maison, Elizabeth arrache un morceau de tapisserie, afin d'y laisser un message pour dénoncer son agresseur... Ce message ne serait visible qu'à 3h01, heure du crime. Plusieurs sites internet relatent cette affaire et les plus folles conclusions et rumeurs ont été relayées sans vraiment avancer de preuves.

Marthe Bouvier, fournissant les hauts commissaires en jeunes filles, ne sera jamais inquiétée et le meurtrier, jamais confondu.

L'affaire Waldon Bowen a été classée sans suite le 2 février 1942 mais reste toujours un mystère.

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