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Fabien Chalandon

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Fabien Chalandon

Fabien Chalandon, né le à Neuilly-sur-Seine, est un banquier d'affaires français.

En , il est mis en cause dans l'affaire Visionex.

Biographie

Famille

Fils aîné d'Albin Chalandon, banquier et homme politique, et de Salomé Murat, femme de lettres, il a deux frères.

Il épouse, le , Tohra Mahdavi — dont il a, en 1988, deux filles jumelles. En , il se remarie avec Emilia Delcheva-Georgieva, universitaire, spécialiste de la mythologie et de la littérature japonaises.

Formation

Diplômé de l'École des hautes études commerciales de Paris (H.1976), il se forme parallèlement à l'économie, à la science politique et au droit public, d'abord à travers l'institut de l'entreprise (1974-1975), où Henri Lepage l'introduit aux idées et auteurs libéraux comme Friedrich Hayek, puis dans le cadre d'une formation animée par Alain Minc, François Henrot et Bernard-Henri Lévy (1975-1977). Admis en 2e année à l'institut d'études politiques de Paris, il interrompt sa formation en 1977 pour entrer chez Lazard Frères et Cie.

Engagement public

Parallèlement, il participe au débat public économique et politique. Dès 1974, il collabore à la campagne présidentielle de Jacques Chaban-Delmas comme membre du bureau de l'Association nationale des jeunes le soutenant, avec Michel Vauzelle, Renaud Donnedieu de Vabres, Nicolas de Tavernost, Thierry Lefébure et Jean Chodron de Courcel. De 1994 à 1995, il anime un groupe de travail pour Jacques Chirac, candidat à l'élection présidentielle.

En 1996, il co-fonde avec Michel Rousseau, universitaire, Olivier Mousson, haut fonctionnaire, et Didier Salavert, industriel, la fondation Concorde, et la co-anime en tant que vice-président chargé des questions énergétiques jusqu'en 2005.

En 2003, il fait partie de la commission de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) présidée par Nathalie Kosciusko-Morizet qui réfléchit sur le bien-fondé de l'EPR [1] et [2].

Carrière professionnelle

Il commence sa carrière chez Lazard fin 1977, qu'il quitte en 1983 ; entretemps, un an durant, en 1979, il est attaché commercial à l'ambassade de France au Brésil dans le cadre d'un service militaire obligatoire. Entre 1983 et 1986, il co-dirige sa propre compagnie à Londres, qui allie les fusions-acquisitions transfrontières au conseil à l'investissement dans les pays émergents, puis, de 1986 à 1988, est l'un des principaux dirigeants de Parafrance. Il reprend le métier de banquier d'affaires en joignant la banque américaine Dillon Read (1987-1991), alors dirigée par Nicholas Brady.

Il rejoint ensuite la famille Mentzelopoulos, dont il est le banquier privé de 1992 à 1999.

Par la suite, il cofonde, avec d'anciens de Dillon Read, dont Nicholas Brady, la banque américaine The Chart Group, dont il devient président du comité exécutif (1999-2008). Il préside également Terraillon de 1999 à 2001, Sogeres de 1999 à 2002, puis est nommé à la tête du conseil d'administration d'Otor en 2005.

Il est membre du conseil d'administration de plusieurs fonds d'investissement en Europe et aux États-Unis, dont Banexi Ventures et Access Capital Partners (1999-2010), TCR Europe (1996-1999) et TCR USA (1995-1999). Il est administrateur, membre du comité d'audit et président du comité des rémunérations et de la gouvernance de Maurel & Prom (2004-2008).

Il est à l'origine du nom de domaine « .tel, licencié par l'ICANN à la société Telnic en 2006, qu'il a cofondée et préside depuis lors»[3].

Affaire Visionex

Le , alors banquier-conseil de la start-up Visionex, qui a mis sur le marché en 2007 des bornes d'accès Internet publiques payantes, il est mis en examen, pour infraction à la législation sur les jeux de hasard, et placé en détention provisoire dix jours[4],[5]. Visionex est accusée de concevoir et de commercialiser depuis 2007 des bornes d'accès Internet dissimulant des jeux interdits relevant de la loi de 1983, alors que l'entreprise soutient que son dispositif proposait un accès payant à l'internet doté d'une loterie publicitaire liée à un achat de biens conforme à l'article L-121-36 du code de consommation. Bien que simple conseil, depuis seulement Janvier 2009, Fabien Chalandon est accusé d'avoir exploité des machines à sous depuis mars 2008.

Fabien Chalandon, comme son père Albin, aussi mis en cause, n'auraient pas cherché à légaliser une borne illégale de jeux, mais à dénoncer une manipulation ayant consisté pour le Ministère de l’Intérieur à donner un accord verbal, tout en déclenchant une procédure judiciaire dans le dos de l’entreprise.

Seule Michèle Alliot-Marie, alors sans poste, actera finalement cette machination en précisant à l'AFP le 13 mai 2010: "Cet accord qui m'était confirmé (par les services du ministère de l'Intérieur, ndlr) avait été donné par oral et non par écrit, ce qui fait que cette personne en cause ne pouvait pas produire d'écrit pour prouver sa bonne foi", .... l'article précisant ensuite: elle souhaitait ainsi éviter "une sorte de silence de l'administration qui écrase le citoyen quel qu'il soit"[6].

Fabien Chalandon et sept autres personnes sont renvoyées en correctionnelle en janvier 2014[7].

Ce même mois, Fabien Chalandon dépose une plainte avec constitution de partie civile, contre personnes dénommées pour, entre autres, des faits de faux et usage de faux en écriture publique, d'entrave à la manifestation de la vérité, d'escroquerie au jugement, d'abus d'autorité, et de violation du secret de l'instruction. Cette plainte est depuis lors à l'instruction, Fabien Chalandon ayant été entendu deux fois.

Articles

  • Fabien Chalandon, « Le nouveau choc pétrolier sera-t-il durable? », La Revue des Deux-Mondes,‎ [8]
  • Fabien Chalandon, « De la responsabilité des élites dans la crise », L'Esprit libre,‎
  • Fabien Chalandon, « De la démission des mandarins », Le Figaro,‎
  • Fabien Chalandon, « Comment l'ISF va à l'encontre de l'intérêt général », Les Échos,‎
  • Fabien Chalandon, « La République des bureaucrates », Le Figaro,‎
  • Fabien Chalandon, « De l'Ancien Régime à la Révolution », Le Figaro,‎
  • Fabien Chalandon, « Quand l'Internet mine le téléphone », La Tribune,‎
  • Fabien Chalandon, « Internet, les Télécom et les médias », Les Échos,‎
  • Fabien Chalandon, « Le réacteur nucléaire EPR, un projet pharaonique de plus », Les Échos,‎
  • Fabien Chalandon, « Il faut supprimer l'ISF », Les Échos,‎
  • Fabien Chalandon, Le Japon affiche une croissance quasi nulle depuis 20 ans : est-ce un drame ou un faux problème ?, fondation iFRAP, 29 janvier 2015 [9]
  • (ja) Fabien Chalandon, « La problématique de la reconstruction d'une ville rasée, Oradour-sur-Glane " », Mahora,‎

Décoration

En , il est fait chevalier de la Légion d'honneur sur la réserve personnelle de Jacques Chirac, président de la République (Décret du 19 avril 2000 portant promotion et nomination, Légifrance, 23 avril 2000).

Références

Liens externes

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