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Famille Veillet Lavallée

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Famille Veillet-Lavallée
Image illustrative de l’article Famille Veillet Lavallée
Armes

Blasonnement De sable à trois oies d'argent et une veilleuse antique en son centre allumée de gueules
Devise Custodiet dominii
(Veille sur la seigneurie/le domaine)
Branches Dufrêche
Lavallée
Haut-Champ
Période XVe – XXIe siècle
Pays ou province d’origine Bretagne
Fiefs tenus La Vallée, Lépine, Haut-champ, La Hâterie, La Pignonnaye

La famille Veillet-Lavallée est une famille française originaire de Moncontour, dans les Côtes-d'Armor.

Cette famille a pris une part importante dans l'essor du commerce du cuir en Bretagne au XVIe siècle et détenait les manufactures et tanneries de Moncontour, carrefour commercial d'où les cuirs étaient exportés dans toute l'Europe. Elle possédait également les terres nobles de La Vallée, d'où elle tire son nom, de Haut-Champ et de L'Épine.

Patronyme

Cette famille porte aujourd'hui le nom "Veillet-Lavallée", dont on trouve des variantes comme par exemple Amateur-René Veillet-La-Vallée[1], domicilié à Saint-Brieuc, comme ayant armé le Veillet-La-Vallée, navire de la Marine marchande. On trouve des représentants de la famille depuis la Révolution sous les patronymes Veillet de La Vallée, Veillet-La-Vallée[2], Veillet-Lavallée, Veillet Lavallée.

Le commerce du cuir en Bretagne

Moncontour est aussi célèbre pour être devenu un lieu majeur en Bretagne de la fabrication du cuir dès le XVIe siècle. Une activité de tannerie dense amena les industriels de la branche à exporter dans toute l'Europe. Cette épopée industrielle sera d'ailleurs très observée par le pouvoir central et le Directeur général des finances du royaume, Jacques Necker, ordonnera ainsi une enquête en 1777 reprenant celle du ministre Turgot de 1775, tombé en disgrâce. Cette enquête sur la situation des manufactures de cuir bretonnes[3] avait essentiellement un rôle d'information sur la capacité productive du secteur selon les mots du gouvernement mais reflète aussi un intérêt du pouvoir en place pour les revenus financiers générés et jalousement gardés par les Bretons, précurseurs du développement de cette activité économique. Cette enquête visant un secteur particulier est à l'époque unique en son genre.

La famille Veillet-Lavallée possède les tanneries de Moncontour[4] qui produisent et transforment les cuirs. La fabrication des cuirs dans les manufactures de Moncontour est prouvée par traces écrites à partir du XVe siècle mais était certainement en activité avant. Les manufactures exportent, signe d'un commerce hautement structuré et d'une envergure importante. On retrouve des cuirs estampillés VEILLET -LA-VALLEE et frappés des armoiries commerciales (Veilleuse en chef au-dessus des trois oies) jusqu'à Cadix en Espagne.

Branches

La famille est composée de 3 branches :

  • Veillet-Dufrêche, branche ainée, ils habitent la ville de Moncontour dès le XVe siècle et habitent successivement l'ancien l'Hôtel Veillet du Frêche et le nouveau Hôtel Veillet-Dufrêche datant du XVIIIe siècle et classé aux monuments historiques ainsi que différents châteaux. Cette lignée donnera de nombreux hommes politiques, maires de la ville de Moncontour et députés monarchistes tel que Jean-Baptiste Veillet-Dufrêche, maire de la Ville de Moncontour puis député conservateur pendant la 3e république. Elle a donné également le diplomate Paul Mathurin Veillet-Dufrêche, Ministre plénipotentiaire.
  • Veillet-Lavallée, branche historiquement propriétaire des manufactures de cuir de Moncontour ayant prit un rôle important dans l'essor de l'industrie du cuir et de son commerce en Bretagne. Elle est propriétaire au XVe siècle de la première seigneurie de La Vallée proche de Plumaudan puis au XVIe siècle de la seigneurie du même nom à Moncontour. C'est la dernière branche subsistante. Elle donnera à la France des industriels bretons, des capitaines de navires[5], armateurs, officiers de Marine, des diplomates et universitaires, de nombreux religieux et religieuses dont deux Saintes[6], la Révérende Mère Marie-Jeanne-Françoise Veillet Lavallée et la Sœur Marie-Jeanne Veillet Lavallée[7], fondatrice de l'Institut religieux des Sœurs de L'Immaculée à Chateaubriand puis à Sainte Marie-sur-Mer, devenu laïc en 1979 et dénommé dès lors "Les Cèdres Bleus".
  • Veillet de Haut-Champ, lignée éteinte à la Révolution française.

Terres, châteaux et constructions diverses

  • La seigneurie de La Vallée sur la commune de Plumaudan certainement avant l'établissement à Moncontour.
  • La seigneurie de la Haterie
  • La seigneurie de la Pignonnaye
  • Le village et terres nobles de La Vallée à Moncontour qui prirent le nom de la famille entre le XVe et XVIe siècle
  • La seigneurie de L'Epine proche de Moncontour et Lamballe.
  • La seigneurie de Haut-Champ à Moncontour.
  • La chapelle de La Vallée[8] dédiée à Saint Meleuc du XIVe siècle reconstruite au XVIIe siècle.
  • La croix de La Vallée du XVe siècle et le moulin-à-eau de la Vallée.
  • Le manoir ancien de La Vallée[9] du XIVe siècle sur la commune de Quintenic.
  • Le château de la Vallée[9] du XIXe siècle sur la commune de Quintenic occupé aujourd'hui par la chambre d'agriculture.
  • Hôtel Veillet-Dufrêche à Moncontour situé rue Veillet Dufrêche, possession de la branche aînée des Veillet du Frêche.
  • L'ancien fort de la Vallée, motte castrale détruite.
  • Le château de Lorge

Armes

Famille Veillet de La Vallée

De sable à trois oies d'argent et une veilleuse antique d'argent en son centre allumée de gueules[10]

Correspondance des couleurs: Sable = Noir, argent = blanc, gueules = rouge.

Origine des Armes : Ces armes sont dites parlantes car elles font référence aux oies du Capitole qui donnèrent l'alerte au Romains de l'invasion nocturne par les Gaulois en -390 av. J.-C et qui sauvèrent Rome temporairement. "Les Gaulois s'étaient dissimulés dans la nuit, trompèrent même l'ouïe des chiens, mais ne purent tromper la vigilance des oies qui avaient été épargnées malgré la disette." Les oies sont célèbres en effet pour être de redoutables animaux de garde. En souvenir de cet évènement, des oies consacrées à Junon sont toujours entretenues par l'État au Capitole.

NB : L'oie dans la mythologie est devenue le symbole de la garde fidèle. En France un grand nombre de châteaux étaient gardés par des oies pour leurs sensibilité au bruit et pour leurs hurlements en cas d'intrusion.

Notes et références

  1. Bulletin des lois de la République franc̜aise, Imprimerie nationale, [rené veillet la vallée lire en ligne (page consultée le 2019-05-05)] 
  2. France, [Bulletin des lois de la République Française / 2 / 2 ] ; Bulletin des lois du Royaume de France. Partie II. Section 2, na, [rené&pg=RA9-PA28 lire en ligne] 
  3. Dominique Derrien, « L’œil sur la lunette. L’industrie du cuir en Bretagne à la fin de l’Ancien Régime d’après l’enquête Necker de 1778 », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest. Anjou. Maine. Poitou-Charente. Touraine, nos 114-1,‎ , p. 131–153 (ISSN 0399-0826, DOI 10.4000/abpo.597, lire en ligne, consulté le 5 mai 2019)
  4. « Henri Frotier de La Messelière (1876-1965) », sur data.bnf.fr (consulté le 6 mai 2019)
  5. Annales maritimes et coloniales, Impr. Royale, [la vall%C3%A9e annales maritimes et coloniales lire en ligne (page consultée le 2019-05-05)] 
  6. « Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, page 116 »
  7. « L'association », sur lescedresbleus.fr (consulté le 6 mai 2019)
  8. « Plumaudan : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Caulnes) », sur www.infobretagne.com (consulté le 6 mai 2019)
  9. 9,0 et 9,1 « chateaux et manoirs de bretagne : q », sur BretagneWeb (consulté le 5 mai 2019)
  10. Armorial général de France de Charles René d'Hozier

Bibliographie

  • Henri Frotier de La Messelière, « Filiations bretonnes », dans Recueil des filiations directes des représentants actuels des familles nobles, de bourgeoisie armoriée ou le plus fréquemment alliées à la noblesse - 1650-1912, vol. 4, Imprimerie René Prud'Homme, (lire en ligne).
  • Famille Veillet de La Vallée, Editions généalogiques de la Voûte.
  • Mémoires Pour Servir De Preuves A L'Histoire Ecclésiastique Et Civile de Bretagne, Tome II, par Dom Hyacinthe Morice.
  • Annales maritimes et coloniales, Impr. Royale, [la vallée annales maritimes et coloniales lire en ligne] 

Études

  • Dominique Derrien, « L’œil sur la lunette. L’industrie du cuir en Bretagne à la fin de l’Ancien Régime d’après l’enquête Necker de 1778 », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest. Anjou. Maine. Poitou-Charente. Touraine, nos 114-1,‎ , p. 131–153 (ISSN 0399-0826, DOI 10.4000/abpo.597, lire en ligne, consulté le 5 mai 2019)

Voir aussi

Liens externes

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