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Famille d'Hautefeuille

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La famille d'Hautefeuille serait celle de Ganelon[1] personnage littéraire de la Chanson de Roland qui aurait trahit Roland à bataille de Roncevaux en 778.

Il existe à Chaumont en Champagne une "Tour de Hautefeuille" dont l'origine est inconnue. On trouve dans les romans de chevalerie des seigneurs de Hautefeuille qui appartiendraient à la famille de Ganelon de Hautefeuille mais rien ne confirme cette opinion[2].

Une légende dit que Ganelon était seigneur d'Heilly (Somme), et que Charlemagne serait venu en personne à Heilly pour s'assurer que Ganelon ne l'avait pas trahi. Afin de savoir celui-ce jura par la tour de son château qu'il était innocent et, au même instant, la tour se fendit, Ganelon fut écartelé dans le potager du château et la terre de Hautefeuille fut donnée par Charlemagne à son cousin Karl d'Heilly. C'est à partir de cette époque que le village et la seigneurie portent le nom d'Heilly, mais les habitants sont restés des Hautefeuillois[3].

Une autre légende dit que le Mont Aimé en Champagne [4] fut appelé Mont d'Hautefeuille lorsque Griffon et Ganelon, Comtes de Hautefeuille et surnommés les Loups d'Hautefeuille, firent de ce mont un repaire.

Légende de la trahison de Ganelon d'Hautefeuille

Griffon d'Hautefeuille[5], père de Ganelon et beau-frère de Charlemagne dans La Chanson de Roland, vengea Lohier, fils de Charlemagne en tuant Beuves, duc d'Aigremont.

Charlemagne apprenant ces faits questionna Ganelon : Devant le roi, Ganelon se tient debout. Il a le corps gaillard, le visage bien coloré : s'il était loyal, on croirait voir un preux. Il regarde ceux de France, et tous les jugeurs, et trente de ses parents qui tiennent pour lui, puis il s'écrie à voix haute et forte : « Pour l'amour de Dieu, barons, entendez-moi ! Seigneurs, je fus à la conquête avec l'empereur. Je le servais en toute foi, en tout amour. Roland, son neveu, me prit en haine et me condamna à la mort et à la douleur. Je fus envoyé comme messager au roi Marsile : par mon adresse, je parvins à me sauver. Je défiai le preux Roland et Olivier , et tous leurs compagnons : Charles et ses nobles barons entendirent mon défi. Je me suis vengé, mais ce ne fut pas trahison. Honte sur moi, si j'en fais mystère ! Roland m'avait fait tort dans mon or, dans mes biens, et c'est pourquoi j'ai cherché sa mort et sa ruine. Mais qu'il y ait là la moindre trahison, je ne l'accorde pas. »[6] Celui-ci fut jugé par le Jugement de Dieu, Ganelon est représenté par le fier et vaillant Comte Pinabel de Sorence et feu Roland par Thierry duc d'Anjou. Pinabel perdant par sa mort, la sentence de Charlemagne est exécutée : trente chevaliers et barons du comte Ganelon qui s'étaient portés garants sont tués et Ganelon est écartelé sur place.

Notes et références

  1. Marguerite Rossi "Huon de Bordeaux, et l'évolution du genre épique au XIIIe siècle" 1975, page 29.
  2. Louis Paris « La Chronique de Champagne » 1838, volume 3 page 330.
  3. http://www.heilly.fr/histoire_036.htm
  4. http://books.google.fr/books?id=iU4VAAAAQAAJ&pg=PA186
  5. http://books.google.fr/books?hl=fr&id=WYIAAAAAcAAJ&q=hautefeuille#v=onepage&q=hautefeuille&f=false
  6. http://expositions.bnf.fr/livres/roland/index.htm

Bibliographie

  • Louis Paris, La Chronique de Rains,
  • Gaston Paris, Histoire poétique de Charlemagne, Paris, Franck, 1865

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