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Famille de Bouillanne

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Les descendants des Richaud et des Bouillanne issus de la Vallée de Quint en Dauphiné (France)
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Cadre
Forme juridique Association Loi 1901
But « Protéger notre très ancienne histoire, veiller à préserver l’intégrité de ce que nous savons de l’origine historique de nos familles. »
Zone d’influence Drapeau de la France France Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau du Canada Canada Drapeau de l'Allemagne Allemagne Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau de la Russie Russie
Fondation
Fondation 18 novembre 1987
Identité
Siège 112 boulevard Paul Vaillant-Couturier, 94240 L’Haÿ-les-Roses, France.
Personnages clés Ulysse Richaud, Maurice Bérard (président d’honneur)
Président Jean-Noël de Bouillane de Lacoste
Vice-président François de Richaud
Secrétaire général Aline Bouillanne
Trésorier Jacques Albert-Brunet
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La famille de Bouillanne est originaire du Dauphiné, en France. Selon les mémoires d'Antoine Barnave en 1787, elle ferait partie des plus anciennes familles nobles de la province[1]

Légende

D’après la légende adoptée par Guy Allard, Albert du Boys, la Mosaïque du Midi, l’Armoriai du Dauphiné et l’Annuaire de la noblesse, deux bûcherons de la vallée de Quint, François Bouillane et Michel Richaud, sauvèrent d’une mort certaine un des princes souverains de Dauphiné, à la chasse dans la forêt de Malatra, sur les pentes d’Ambel. Les uns l’appellent simplement un Dauphin et les autres Louis, fils de Charles VII, plus tard, Louis XI. Quoi qu’il en soit de l’identité du chasseur, il se trouva soudain séparé de sa suite et poursuivi par un ours énorme.

« L’animal, blessé dans le flanc, cherchait à grimper le long d’une cheminée de rochers et il n’était plus qu’à une faible distance de son agresseur, en face d’un gouffre béant, quand les deux charbonniers arrivèrent, armés de leurs grandes haches. Bouillane frappa l’ours par derrière et lui coupa la jambe; puis il n’eut, ainsi que Richaud, que le temps de se mettre par côté, et l’animal féroce, ne pouvant plus se soutenir, descendit en roulant le long du rocher. Mais, arrivé en bas, il se débattait encore, en mugissant, quand Richaud s’approcha courageusement et lui asséna sur la tête un coup si violent qu’il l’étendit mort à ses pieds. »

Le Dauphin, plein de reconnaissance, offrit de l’or à ses libérateurs; mais ils refusèrent avec fierté, en déclarant que le dévouement ne se payait pas. Le prince, ému, les embrassa, les fit chevaliers et leur donna pour armes d’azur à une patte d’ours d’or, mise en bande[2] (le récit fut repris et amplifié de telle façon que celui-ci fit le tour du Dauphiné et, bien sûr, transposé dans d'autres lieux, mais le fait semble bien être survenu entre Villard, Die et Saint-Jean-en-Royans).

Acte de 1554 par François de Lorraine duc de Guise, grand chambellan de France, reconnaissant la noblesse des Bouillanne et Richaud.

Histoire

Selon les dernières hypothèses en cours, il est possible que les Bouillanne soient originaires du village de Bouillargues, situé à quelques kilomètres au sud de Nîmes, dont la dénomination en 916 était Bulianicus. Peu après, ce sont les noms de Bolianicus, Bollanicae, Bollanicis, Bolhanicis, puis Bolhargues qui s’imposent. Par la suite apparaît le nom moderne de Bouillargues[3].

Nous retrouvons un dénommé Pierre Bernard Cantarella, seigneur de Bollanicis, de Marcellaco et de Villare, dans une charte datée de 1125, ainsi que Raymond Cantarella et son père Bernard Pons, seigneurs de Bollanicis dans une autre charte de 1138.[4] Rien n’exclut que les seigneurs de Bollanicis se soient transportés un peu plus au nord et qu’ils se soient implantés sur le territoire qui deviendra plus tard le Dauphiné. Leur présence dans le Vaucluse est confirmée dans le Cartulaire de la Commanderie de Richerenches[5] , dans lequel trois membres sont nommés à la date du 17 octobre 1168 lors d’une donation à l’Ordre du Temple. Il s’agit de Villelmus Bollana, de Petrus Bollana et de Stephanus Boliana.

Nous savons que la famille Bouillanne était très anciennement établie dans la vallée de Quint. Le Cartulaire de Léoncel[6] mentionne Umberto de Bollana (Humbert de Bouillane) à la date du 21 septembre 1245, et le Recueil d’hommages relatif au Valentinois qualifie de nobles plusieurs membres de cette famille dans des actes de 1394 et de 1431, ce qui semble établir que le prétendu anoblissement qu’aurait fait Louis XI n’est qu’une légende.[7]

Jean-Marc de Bouillanne (1716-1796), dit le Suisse, fils de Etienne de Bouillanne et de Jeanne Faucon, est l'ancêtre commun de tous les Bouillanne en Amérique du Nord. Son arrière-petit-fils, Louis-Joseph Boulianne, fut l’un des 21 membres de la Société des vingt-et-un, qui fondèrent le Saguenay–Lac-Saint-Jean, au Québec.

Assemblée au Château de Vizille, le 21 juillet 1788.

L'association des descendants des Richaud et des Bouillanne issus de la Vallée de Quint en Dauphiné a été fondée le 18 novembre 1987 en France.

Patronymes

Classement par ordre alphabétique du prénom

Boulianne

Bouliane

Bouillanne [de]

Bouillane [de]

Notes et références

  1. Antoine Barnave, dans ses Mémoires de 1787 : « Les preuves multipliées de leur noblesse, consignées dans les registres de la chambre des comptes, et le peu de monuments qui leur restent par devers eux, la présentent comme si ancienne, qu’il n’y a pas beaucoup de maisons dans la province qui puissent prouver au-delà ». Cité par André Lacroix : Bulletin de la société d’archéologie et de statistique de la Drôme, Tome XII. Valence, 1878, p. 291.
  2. Bulletin de la société d’archéologie et de statistique de la Drôme, Tome XII. Valence, 1878, p. 288.
  3. Eugène Germer-Durand : Dictionnaire typographique du département du Gard, comprenant les nom de lieu anciens et modernes. Imprimerie Impériale. Sous les auspices de l’Académie du Gard. Paris 1868, p. 31.
  4. Alexandre Teulet : Layettes du Trésor des Chartes, Volume 1. Henri Plon, Imprimeur-Éditeur, Paris 1863.
  5. Cartulaire de la Commanderie de Richerenches de l'Ordre du Temple (1136-1214), publié et annoté par le marquis de Ripert-Monclar. Avignon-Paris 1907, p. 95.
  6. Cartulaire de l'abbaye de Notre-Dame de Léoncel, Ordre de Citeaux. Publié d'après les documents originaux conservés aux archives de la Préfecture de la Drôme, par l'abbé Chevalier. Montélimar 1869, p. 141.
  7. Baron Adolphe de Coston : Histoire de Montélimar et des principales familles qui ont habité cette ville, Vol. 4. Bourron, imprimeur et éditeur. Montélimar 1886.

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