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Famille du Puy de La Riverolle

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Dupuy, Dupuy de La Riverolle
Blasonnement D’argent à un pin de sinople
Branches du Puy du Tour, du Puy de la Riverolle, du Puy-Montbrun, du Puy-Melgueil
Période XVIIe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Languedoc
Fiefs tenus La Bousquetié, La Riverolle
Charges Gentilhomme de la Chambre du roi
Fonctions ecclésiastiques Pasteur
Récompenses militaires Ordre royal et militaire de Saint-Louis
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour Honneurs de la cour

La famille du Puy de La Riverolle, olim Dupuy, devenue par la suite du Puy-Melgueil et du Puy-Montbrun, est une famille protestante originaire de Castres.

Les viscissitudes qu'a subi la famille Dupuy à la suite de la Révocation de l'édit de Nantes ont été restituées et relatées par deux historiens, Géraud Dumons dans: Les réfugiés du pays castrais[1] et en 1934 Gaston Tournier (1872-1945) dans Deux compagnons d'infortune: Jérémy Dupuy et Jean Mascarenc, victimes de la Révocation de l'édit de Nantes dans le pays castrais (1685-1688)[2].

Une famille protestante persécutée

Branche réfugiée à Londres

Ceux qui tiennent tête

Accession à la Noblesse

Condamnation pour usurpation

Deux membres de la famille ont été condamnés pour usurpation de noblesse.

Admission aux honneurs de la Cour

Le représentant de cette famille a été admis en 1789 aux honneurs de la Cour.

Vraies et fausses généalogies

Cette famille a longtemps été considéré après 1815 comme une branche cadette de la famille Delpech de Cagnac, connue ensuite comme del Puech de La Bastide, et depuis 1825 sous le nom du Puy-Montbrun[3],[4], avait un membre sans descendance, Antoine-Louis du Puy de la Riverolle, lieutenant-colonel, titré vicomte en 1827 et autorisé par ordonnance du 6 avril 1828 à substituer au nom Riverole celui de Melgueil[5] et qui a porté « les mêmes armes que la maison du Puy-Monbrun [du Dauphiné] qui lui furent reconnues en 1827[4],[3] ».

La thèse selon laquelle les familles du Puy de la Riverolle et du Puy du Tour seraient une branche cadette est contredite au XXe siècle par deux auteurs et ouvrages indiquant pour origine un simple notaire protestant de Castres, consul et syndic des habitants[1],[2].

Selon le mémoire établi vers 1788 par l'Abbé Dupuy dans lequel il expose à Chérin ses prétentions généalogiques pour obtenir que son frère Marc-Antoine-Guillaume Dupuy, sieur de la Goussonie, soit admis aux Honneurs de la Cour[6], cette famille actuellement éteinte se revendiquait comme une branche de la famille précédente, ainsi que de la famille du Puy-Montbrun, avec une filiation remontant à 1090. Des recherches plus récentes ont reconstitué sa filiation à partir de Pierre Dupuy, notaire à Castres, consul en 1586 et 1593, longtemps syndic des habitants[1],[2],[7].

Généalogie simplifiée

Leur ascendance, que plusieurs auteurs continuent à faire commencer avec un Pierre Del Puech, sieur de Cagnac, écuyer, capitaine de Figeac, marié en 1556 avec Paule de Durfort, a été reconstituée au XXe siècle[8], elle commence avec Pierre Dupuy, notaire à Castres, consul en 1586 et 1593, et longtemps syndic de cette ville, marié à une demoiselle Terson qui lui donne six enfants: Samuel, Judith, David, Olympe, Jérémie et Esther.

Son descendant Jean Dupuy, docteur ès-droits, conseiller du roi, juge de Villelongue au siège de Puylaurens (de 1608 à 1642), épouse en 1603 Marie de Rotolp, fille d'Abel et d'Isabeau Terson, qui lui donne deux fils qui sont la souche des deux branches de la famille:

  • Samuel Dupuy, sieur de la Bousquetié, auteur de la branche qui sera successivement réfugiée, condamnée pour usurpation de noblesse, admis aux honneurs de la Cour ;
  • David Dupuy, sieur de Beauvais, auteur de la branche du Puy du Tour.

Principales personnalités

  • Jérémy Dupuy, protestant qui fut emprisonné car il refusait d'abjurer
  • David du Puy du Tour (1610-1678), gentilhomme de la Chambre du roi (1661)
  • Marc-Antoine du Puy de La Riverolle (1745-1813), admis en 1789 aux honneurs de la cour,
  • Paul-Jacques du Puy du Tour (1788), dit le baron du Puy-Montbrun,
  • Antoine-Louis Dupuy de la Rivérolle (1776-1852), chevalier de Saint-Louis, titré en 1828 vicomte du Puy-Melgueil, participe en 1830 à l'Expédition d'Alger, sans postérité.

Armes, blasons, devises

Blason à dessiner.svg

« D’argent à un pin de sinople »

Armes enregistrées en 1696 dans l’Armorial général de France par «  Jean Dupuy, sieur du Tour, habitant de Puylaurens[15] ».

Selon un mémoire anonyme de 52 pages rédigé vers 1810, ajouté au Fonds Chérin[16] et repris par Nicolas Viton de saint-Allais pour rédiger une notice généalogique en 1815, la famille a revendiqué vers 1785 les armes suivantes :

Blason à dessiner.svg

«  Un écu, échancré à huit pas, et chargé du lion rampant, surmonté d'une couronne fleuronnée; tenu par un ange issant derrière l'écu et déployant au-dessus un lisson où sont, en caractères du temps, ces lettres: C.E.I.S.E.E.E. »

Armes mentionnées pour la première fois par Nicolas Vitton de Saint-Allais comme ayant été revendiquées collectivement en 1785 par Jean-Pierre Dupuy du Tour, Marc-Antoine Dupuy, seigneur de la Riverolle, et Alexandre-Victor Delpuech, seigneur du Colombier, après que Jean-Pierre du Puy, sieur du Tour, leur ait fait constater conjointement le 7 avril 1785 qu'il existait, «  sculptés sur la façade des châteaux du Sonal et du Gué, un écu, échancré à huit pas, et chargé du lion rampant, surmonté d'une couronne fleuronnée; tenu par un ange issant derrière l'écu et déployant au-dessus un lisson où sont, en caractères du temps, ces lettres: C.E.I.S.E.E.E. », interprétés par ces mots: Certando Enixe. Inimicos. Sanctae. Ecclesiae. Eluctet., lesquels font en abrégé l'histoire et l'apothéose de Raymond du Puy, premier grand-maître de l'Ordre de saint-Jean-de-Jérusalem »[17]

Un des derniers représentants de la famille, mort en 1856 sans postérité, obtint par règlement d'armoiries de 1827 la reconnaissance des armes suivantes :

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« D’or au lion de gueules armé et lampassé d’azur »

Armes de Antoine-Louis Dupuy de La Riverolle, vicomte de la Riverolle par lettres patentes de 1827, avec règlement d'armoiries correspondant à celles de la famille du Puy, des seigneurs de Montbrun, en Dauphiné[12],[13].

Alliances

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Géraud Dumons, « Les réfugiés du pays castrais », Revue historique, scientifique et littéraire du département du Tarn, vol. 39,‎ , p. 176 (lire en ligne)
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Jeremy Dupuy, Deux compagnons d'infortune: Jérémy Dupuy, de Caraman, Jean Mascarenc, de Castres, victimes de la révocation de l'Édit de Nantes dans le Pays castrais (1685-1688), Publications du Musée du Désert en Cévennes, [lire en ligne] 
  3. 3,0 et 3,1 Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830, Honoré Champion, [lire en ligne], p. 484 
  4. 4,0 et 4,1 Raoul de Warren, Grand armorial de France. Catalogue général des armoiries des familles nobles de France, comprenant les blasons des familles ayant possédé des charges dans le royaume et de celles ayant fait enregistrer leurs armoiries en 1696, de la noblesse de l'Empire, des anoblissements de la Restauration, donnant les tableaux généalogiques de familles confirmées dans leur noblesse entre 1660 et 1830, t. V, Édition héraldique, [lire en ligne], p. 395 
  5. Bulletin des lois de la Republique Francaise, vol. 8, Imprimerie nationale, [lire en ligne], p. 392 
  6. du Puy en Albigeois. Vu Chérin (ca 1788), Fonds Chérin, Bibliothèque Nationale, Chérin 165, dossier 3341 MF2201
  7. sudoc.abes.fr
  8. Descendance de Pierre Dupuy, notaire à Castres dans Revue historique, scientifique et littéraire du département du Tarn, Société des sciences, arts et belles-lettres du Tarn, Albi 1912, page 176.
  9. Compte général de la recepte des amendes payées par les faux nobles, en exécution des jugemens de Mr de Bezons, intendant en Languedoc.
  10. D'après Saint-Allais qui le présente faussement comme le père (+1640) de Jean Dupuy alors qu'il est son oncle, « David [...] fit enregistrer le 4 mai 1661 les lettres de gentilhomme ordinaire de la chambre que S.M. lui avait fait accorder le 22 décembre 1657 [...]; il passa deux procurations pour, en son nom, se présenter devant le sieur de Bezons, commissaire départi par le roi pour la recherche des faux nobles en Languedoc, et lui demander un délai pour la représentation des titres de sa noblesse, attendu qu'il était à Grenoble, à la suite d'un procès considérable au parlement et à la Chambre de l'édit; il [...] mourut avant le 20 mai 1678... » Nobiliaire universel, tome V, page 49.
  11. Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel, V, pages 51-53.
  12. 12,0 et 12,1 Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome V, page 395
  13. 13,0 et 13,1 Albert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830, Volume 2, 1902, page 484.
  14. >Bulletin des lois de la République française, 1828.
  15. Armorial général de France, dressé, en vertu de l'édit de 1696, par Charles d'Hozier (1697-1709), volume XIV, Languedoc, II, page 1961. (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1114681/f728.item.zoom)
  16. [ Extraits des titres produits au cabinet des ordres du roi par Marc-Antoine-Guillaume du Puy, appelé vicomte du Puy-Melgueil, pour être admis à l'honneur de monter dans les carrosses de sa Majesté et de la suivre à la chasse (ca1810) Fonds Chérin, Bibliothèque Nationale, Chérin 165, dossier 3341]
  17. Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel, V, pages 51-53.

Bibliographie

  • [1]
  • <ref name="Regard">Jeremy Dupuy, Deux compagnons d'infortune: Jérémy Dupuy, de Caraman, Jean Mascarenc, de Castres, victimes de la révocation de l'Édit de Nantes dans le Pays castrais (1685-1688), Publications du Musée du Désert en Cévennes, [lire en ligne] .

Articles connexes

Liens externes

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