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Florence Rault

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Issue d’une famille d’origine bretonne installée en Normandie Florence Rault est la fille d’un instituteur devenu directeur d’école primaire aux Loges-Marchis dans la Manche où elle passera son enfance.

Formation et carrière

Après des études secondaires au lycée Littré d’Avranches, Florence Rault s’installe à Paris et obtient une maitrise de droit à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Ayant réussi l’examen d’entrée à l’école du barreau, elle prête serment à la cour d'appel de Paris en 1984. Après avoir effectué ses stages après de Jean-Yves Leborgne puis au Cabinet de Castelnau elle s’associe à Françoise Davideau elle fonde son propre cabinet d’avocats en se spécialisant en droit pénal et droit civil.

Dès 1993, elle rejoint à nouveau le Cabinet de Castelnau avec le statut d’associé chargée de la direction du département droit privé. Au sein duquel elle s’occupe particulièrement du droit pénal.

Elle intervient dans une série de dossiers particulièrement médiatiques de « tueurs en série » et notamment les affaires Guy GEORGES dit « le tueur de l’Est parisien », STRANIERI et divers autres dossiers de violeurs en série. Elle se spécialise dans deux domaines particuliers du droit pénal : la responsabilité personnelle des décideurs publics élus et fonctionnaires.

Auteur de nombreux articles sur le sujet, elle publie un ouvrage qui connaîtra plusieurs éditions : « Le fonctionnaire et juge pénal » co-écrit avec Régis de Castelnau et « La responsabilité pénale des élus et des agents publics » édité chez Dexia.

A la fin des années 90 tombent de nombreuses mises en cause des personnels d’encadrement et d’enseignement dans des affaires de pédophilie. Mesurant très tôt les dérives possibles elle prend en charge un nombre très important de dossiers de fausses allégations d’abus sexuel. Souvent sollicitée par la presse nationale et les médias audiovisuels elle y multiplie les interventions dans le courant des années 2000 .

Elle va publier un livre remarqué intitulé : « la dictature de l’émotion. Les dérives de la protection de l’enfance » rédigée avec l’expert psychiatre Paul Bensussan et publié aux éditions Belfond. Vont suivre la publication de nombreux articles et participation à des ouvrages collectifs.

Considérant que les fausses allégations sont très majoritairement le fait de femmes, elle se penche sur la problématique de ce qu’elle qualifie : « la violence des femmes » dont elle dira à plusieurs reprises que celle-ci privilégie la violence sociale par rapport à la violence physique. Cela lui vaut d’être vivement critiquée par la partie du mouvement féministe auquel ses positions l’opposent. Proche de la juriste Marcela Iacub, elle traite fréquemment des dossiers de « paternité forcée » dont certains particulièrement spectaculaires.

Avec son équipe elle assure depuis de nombreuses années l’assistance des Conseils Départementaux dans l’exercice de leur compétence « protection de l’enfance ». Elle prend en charge personnellement les dossiers d’abus sexuels et de violences physiques en assistant les mineurs placés plaignants et parties civiles devant les juridictions pénales.

A son activité d’avocat, elle a ajouté des actions de formation pour adultes et donné un certain nombre de conférences à la demande d’organisation spécialisées.

Son associé Régis de Castelnau ayant demandé à être omis du tableau de l'ordre des avocats 6 la forme de leur cabinet commun a été transformé et Florence Rault en assure aujourd’hui seule la direction, son ancien associé vivant une activité de consultant.

Publications et écrits

Parallèlement à une forte activité doctrinale qui verra la publication de plusieurs ouvrages dont Le Fonctionnaire et le Juge pénal en 1997 (deuxième édition en 2000), « La dictature de l’émotion », « Affaire Dutroux penser l’émotion », elle a écrit de nombreux articles dans la presse spécialisée et généraliste.

« Enfants, sexe innocent ? » (éditions Autrement), « L’aliénation parentale » (éditions Labor), Enfances et Psy (Erès) n°60 « L’enfant en danger : qui le protège ? », « Procès Dutroux penser l’émotion » édité par le Ministère de la Communauté française de Bruxelles.

Prise de position

Florence Rault qui s’est toujours déclarée « féministe d’action » a trouvé à s’opposer fréquemment au féminisme associatif qu’elle qualifie de « victimaire ». De la même façon elle a aussi été confrontée aux associations de protection de l’enfance à qui elle reproche d’être devenue des structures de lobbying au détriment de l’indispensable activité de terrain. Elle s’est de nouveau mobilisée à l’occasion des campagnes déclenchées par l’affaire Weinstein. Développant une approche critique de ce qu’elle qualifie de « néo féminisme », elle en dénonce le triptyque : « interdire, censurer, punir ». Cette activité s’est manifestée par la publication de plusieurs articles dans la presse nationale et la participation à des émissions de télévision ou de radio.

Vie privée

Mère de deux enfants, Florence Rault est mariée à l’avocat Régis de Castelnau.

Distinction

Florence Rault est titulaire du grade de Chevalier de l’Ordre national du mérite et de Chevalier de la Légion d’honneur Article publié sur Wikimonde Plus.