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Frédéric Staniland

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Frédéric Staniland

Frédéric Staniland est un auteur français de romans né le 27 janvier 1967 à Saint-Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme. Venu à l'écriture via la poésie, il a publié deux romans : Aponi, paru en 2011 aux éditions Laura Mare, et Nummer, en 2014 aux éditions Scrinéo. Il exerce sous son vrai nom Frédéric Pupier le métier de monteur pour la télévision.

Son pseudonyme d'écrivain, Staniland, provient d'un film de Jacques Deray, On ne meurt que deux fois (1985) emprunté au personnage de Michel Serrault qui donne la réplique à Charlotte Rampling[réf. nécessaire].

Biographie

Frédéric Staniland est né en 1967 dans la Drôme[1].

Jusqu'à sa troisième année, la vie de Frédéric Staniland est ponctuée par l'activité de son père, Gérard Pupier, artisan chauffagiste industriel, dont les déplacements professionnels rythment un emploi du temps itinérant. Marié à Renée Beroud, le couple a également une fille, Isabelle, née en août 1972. En 1970, la famille s'établit à La Mulatière près de Lyon, puis huit ans plus tard à Saint-Martin-en-Haut dans l'ouest lyonnais.

À 14 ans, Frédéric découvre la littérature grâce à Marguerite Yourcenar[2].

L′année 1981 est marquée par la séparation de ses parents, moment charnière dans sa vie et dans la construction de sa personnalité. Entre éloignement professionnel du père et dépression de la mère, Frédéric Staniland se retrouve seul avec sa sœur, âgée de 9 ans. Le jeune adolescent doit alors faire des choix habituellement dévolus aux adultes. Avec sa mère et sa sœur, il quitte Saint-Martin-en-Haut et part s′installer à Saint-Genis-Laval, dans la proche banlieue lyonnaise. Le jeune Frédéric Staniland laisse alors tout ce qu′il possède, n′emportant aucun jouet ou souvenir de sa vie antérieure (épisode qui sera évoqué dans son deuxième roman Nummer).

Scolarisé en cours d'année au Collège Saint-Thomas d'Aquin de Saint-Genis-Laval, il redouble sa 3e. Passionné d'athlétisme, il intègre après le collège, la classe Sport Études[2] du lycée Frédéric Faÿs à Villeurbanne.

Côté études, Frédéric Staniland commence son année en 1re, qu'il ne termine pas. À 17 ans, il abandonne la section Sport-Études[2], il quitte le lycée en milieu d'année, et n'y reviendra plus.

En 1986 et 1987, il réalise deux stages d'écriture de scénario et de réalisation aux Studios du Scorpion[1], une entreprise de production lyonnaise, où il découvre plusieurs métiers du cinéma : scénariste, monteur, cameraman, décorateur, régisseur. Il prend part à cette époque au concours Rhône-Alpes de critiques de cinéma pour le Jury jeune du festival de Cannes en prenant le film Princess Bride de Rob Reiner comme exemple.

En 1988, il intègre le Service audiovisuel de la Fédération des Œuvres Laïques (FOL) du Rhône[1] en tant qu'objecteur de conscience, et commence à donner des cours de prise de vue et de montage dans cette structure mais également dans quelques écoles privées.

À partir de 1990, il intervient à la MJC Montplaisir (Lyon 8) où il va rester dix ans, comme monteur, réalisateur et formateur dans le service audiovisuel et multimédia. En parallèle, de 1992 à 1994, il devient Journaliste reporter d'images pigiste à TLM (Télé Lyon Métropole), ce qui lui permet de commencer à donner des cours dans les sections Image et Montage du BTS audiovisuel de Villefontaine. En 1996, il intègre en tant que monteur intermittent la chaine internationale Euronews installée à Ecully près de Lyon[1].

En 2000, il est embauché à France Télévision à la rédaction nationale d'Ecully[1]. Il travaille tout d'abord comme chef monteur à la chaîne Régions. Basée à Ecully, elle a cessé d'émettre le 2 février 2003 avant de devenir France 3 Sat puis France 3 Toutes Régions. Frédéric Staniland y est toujours chef monteur.

Cette activité de monteur et de formateur a éloigné durant quelques années Frédéric Staniland de l'écriture. Sa vie familiale a aussi pris une grande place : marié dans les années 1990, il a trois filles de cette première union : Julie, Charlotte et Pauline. Divorcé, il se remarie en 2008. Un second mariage marqué par la naissance d'une quatrième fille en 2007, Gaïa.

C'est sa rencontre avec Yannick, sa deuxième épouse, qui va relancer son envie d'écrire[1]. Inspiré par sa nouvelle compagne, il va écrire des textes, qui de fil en aiguille, vont devenir Les Instants, sortes d'instantanés de vie déclinés chaque jour en œuvre poétique. Au bout du compte, ce sont 400 instants qui vont voir le jour, diffusés et partagés via un blog entre 2006 et 2008.

À partir de là, Frédéric Staniland prend conscience qu'il est capable, en termes d'engagement et de motivation, d'aller plus loin dans l'écriture et de se lancer dans celle d'un roman.

Deux choses vont l'aider à passer à l'acte[réf. nécessaire] :

  • un stage d'écriture à Montpellier autour de l'ennéagramme. Utilisé en psychologie, cet outil permet de délimiter les caractéristiques des personnages
  • la participation à un camp amérindien en Aveyron en 2008. L'auteur va y vivre une expérience personnelle très troublante qui donnera naissance à son premier roman, Aponi, publié en janvier 2011 aux éditions Laura Mare (basée à Saint-Étienne, cette maison a fermé ses portes en 2013).

Avec ce premier roman, il participe en mars 2011 au Salon du livre de Paris.

Encouragé par cette publication, l'auteur a enchaîné sur un deuxième roman, Nummer, publié le 2 octobre 2014 aux éditions Scrinéo dans la catégorie Jeunesse. L'histoire de Nummer relate un épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale, les Kindertransport[3].

Frédéric Staniland est membre de l'Arald (Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation).

Œuvres littéraires

Aponi

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En 2008, Fred Staniland participe pour la première fois à un camp amérindien en Aveyron. Au cours d'une quête spirituelle qui le conduit à passer une nuit seul dans la montagne, sans boire et sans manger, Fred Staniland va vivre un épisode déterminant : en pleine nuit, il entend des coups de feu et des cris de femmes et d'enfants. Pensant sa famille et ses amis en danger, il redescend au camp où tout est calme. Les cris continuant, il va partir à leur recherche, sans succès…

Dans Aponi, c'est à un dénommé Marcel que Fred Staniland va faire vivre cette histoire de quête initiatique pleine de rites et de mystères. Le roman met également en scène Jean-Paul Nerlin, journaliste à Worldnews. Chargé d'une enquête autour de la prophétie Maya qui annonce la fin du monde au 21 décembre 2012, il va aller de découvertes en rencontres, parfois drôles, toujours enrichissantes. Chaque chapitre est consacré alternativement à la quête des deux hommes qui ne se connaissent pas mais qu'un lien secret unit. Lequel ? La réponse arrive à la fin du livre[4].

Nummer

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L'idée de ce nouveau roman est née de la découverte dans la maison des grands-parents de Frédéric Staniland d'un livre manuscrit, illisible tant par l'écriture en patte de mouche que par la langue utilisée, de l'allemand gothique aussi appelé Fraktur. Frédéric ne sait rien de son auteur mais comprend que le livre parle de la Seconde Guerre mondiale et de faits qui se sont déroulés entre 1936 et 1943[5].

Nummer commence le 1er septembre 1939, deux jours avant la déclaration de guerre. Toni, un adolescent autrichien a dû quitter sa famille pour fuir le danger nazi. Il saute d'un train à la frontière française et se retrouve à Algolsheim, dans une Alsace en pleine évacuation générale[5]. L'adolescent qui veut se rendre à Lyon pour retrouver sa mère va faire en chemin de nombreuses rencontres avec des personnages, qui pour certains, vont devenir sa seconde famille : Auguste, un paysan alsacien et sa fille Cathel, François, jeune journaliste venu suivre l'évacuation des populations, mais aussi Aimé un sympathique tirailleur sénégalais. Mais Toni se sait poursuivi. Par qui et pourquoi ? Un mystère entoure le jeune homme.

Un mystère qui va traverser les années pour nous amener à l'époque actuelle, quand un octogénaire dénommé Séraphin cherche à résoudre l'énigme de Nummer, livre indéchiffrable découvert dans la maison d'un ami, collectionneur passionné d'objets liés à la Seconde guerre mondiale. Aidé de Pauline et Gabriel, deux jeunes voisins, et de son fils Jean-Paul (qui n'est autre que Jean-Paul Nerlin, le journaliste de Worldnews, personnage créé dans Aponi), Séraphin va mener l'enquête sur les traces de son propre passé, de celui de Toni, jusqu'à découvrir, enfin, une incroyable Histoire.

Ce roman permet à Fred Staniland de revenir sur un épisode peu connu de la Seconde guerre mondiale : celui du kindertransport. Après la Nuit de cristal durant laquelle plus de 2000 juifs furent tués en novembre 1938, le gouvernement anglais et son premier ministre Chamberlain acceptèrent de recueillir de jeunes juifs allemands, autrichiens, ou polonais. Ils furent 10 000, âgés de moins 17 ans, à émigrer ainsi en Angleterre de décembre 1938 à mai 1940. Leur éducation et les frais liés à leur vie quotidienne étaient pris en charge par des particuliers et/ou des organisations juives.

Comme pour Aponi, Nummer est bâti autour de deux récits parallèles qui mêlent plusieurs époques, l'une consacrée au périple de Toni en 1939, l'autre à l'enquête de Séraphin autour du manuscrit Nummer. Les chapitres se succèdent en alternant ces deux récits.

Poèmes

Les Instants

L'écriture des Instants a commencé le 17 septembre 2006. Un an auparavant, Frédéric Staniland a rencontré celle qui allait devenir son épouse. Dès le début de leur histoire, il lui envoie chaque jour un proverbe de son invention. De fil en aiguille, le proverbe est devenu poème qui est devenu un Instant. À partir de là, pendant cent jours, l'auteur s'est inspiré d'un moment de sa vie (de couple, de père, d'ami) pour écrire. Puis il a fait une pause de cent jours au bout de laquelle il a écrit à nouveau cent Instants[travail inédit ?]. Finalement, ce sont 400 instantanés de vie qui ont vu le jour, publiés via le blogue de Frédéric Staniland.

« Ils sont passés devant nous. Les deux acrobates.

La fin de journée livrait sa fraîcheur. La proximité des bois et des bosquets permettaient toutes les surprises.

Ils sont venus de nulle part, ce jour d'automne. Danser devant nous leur ballet. Nous ont caressé et ont gagné le ciel. Comme deux aimants qui s'attirent, se rejettent. Comme deux amants. Les deux partenaires ont volé leur chorégraphie. Séduisante. Délicate. Légère. Au dessus de nous.

Le reste du monde s'est tut.

Les collisions mélancoliques et raffinées ont duré quelques secondes, une éternité de lépidoptères et ils ont disparu dans les couleurs d'automne, mélangés aux feuillages écarlates.

Ce jour là, nous avons cru à un signe. Nous avons cru en nous-mêmes. Nous avons cru en tout.

Ce jour là nous n'avons vu qu'une chose : deux papillons s'aimer. »

— Frédéric Staniland, Les Instants 62/100. Samedi 18 novembre 2006

Projets d'écriture

Un troisième roman est en préparation. Il aura pour cadre l'univers de la botanique. Un thème qui a poussé Fred Staniland à entreprendre une formation en herboristerie en partenariat avec l'École des plantes de Lyon.

Références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4 et 1,5 Jérôme Blain, « Dans ses romans, Frédéric Staniland a trouvé le bon scénario », Le Progrès,‎
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Frédéric Staniland : interview pour Aponi, 16 mai 2011
  3. "Nummer", une quête haletante entre passé et présent signée Frédéric Staniland, 27 octobre 2014
  4. http://manuelruiz.canalblog.com/archives/2011/07/18/21632648.html
  5. 5,0 et 5,1 En 1939, à Algolsheim, 12 novembre 2014

Liens externes

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