Encyclopédie Wikimonde

Francesco Frangialli

Aller à : navigation, rechercher

Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 118 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).

Francesco Frangialli, né le , est un haut-fonctionnaire français et international, spécialiste des questions de tourisme.

Formation

Francesco Frangialli est licencié en sciences économiques et lauréat en économie politique de la Faculté de droit et de sciences économiques de Paris ; il est titulaire de deux diplômes d'études supérieures en sciences économiques et en droit public. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, et ancien élève de l'École du commissariat de la Marine et de l'École nationale d'administration[1] .

Administration française

Francesco Frangialli rejoint la Cour des comptes comme auditeur en 1972 ; il y devient conseiller référendaire (1978), puis conseiller maître (1991)[2]. Il a été rapporteur auprès de la Cour de discipline budgétaire et financière (1977-1986). Il a appartenu à plusieurs cabinets ministériels : secrétaire d'État aux Universités (1974-1976), ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs (1978-1980), secrétaire d'État au Tourisme (1986)[1]. Il a été chargé de mission auprès du président du conseil régional de Basse-Normandie, avec la responsabilité des problèmes agricoles et d'aménagement du territoire.

Francesco Frangialli a été membre du Haut-Comité de la jeunesse, des sports et des loisirs et du Conseil national du tourisme. Il a appartenu aux conseils d'administration de l'Office national de la navigation, d'Air France, de l'Établissements publics d'aménagement de Marne-la-Vallée, de l'Agence nationale pour le chèque-vacances, et de l'ACTIM. Entre 1986 et 1989, il est directeur de l'Industrie touristique au ministère de l'équipement et des transports et placé auprès du ministre de l'industrie[3]. Il a enseigné aux universités de Paris 2 et de université de Savoie[4], à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'Institut international d'administration publique. De 2008 à 2012, il a été professeur associé à l'université Panthéon-Sorbonne [5] .

Organisation mondiale du tourisme

Francesco Frangialli rejoint en 1990 comme secrétaire général adjoint l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), organisation intergouvernementale mais également ouverte aux autorités locales et aux entreprises de l'industrie touristique, dont le siège est à Madrid ; il y exerce cette fonction auprès d'Antonio Enriquez Savignac, ancien ministre du Tourisme du Mexique[6] . Entre 1996 et 1997, il assure par intérim la fonction de secrétaire général ; il est élu à ce poste en 1997[7], puis réélu en 2001 et en 2005 ; il le quitte en 2009, et est réintégré à la Cour des comptes. Durant ses trois mandats de secrétaire général, il prend successivement pour adjoints Dawie de Villiers[8], ancien ministre de l'Environnement et du Tourisme de Nelson Mandela, et Taleb Rifai (en)[9], ancien ministre du Tourisme et des Antiquités de Jordanie, qui prend sa suite comme secrétaire général de l'OMT[10].

Pendant les vingt années passées à l'Organisation mondiale du tourisme, Francesco Frangialli initie et mène à bien les travaux sur la mesure du poids économique du tourisme, au travers du compte satellite du tourisme, qui aboutiront à la reconnaissance de cet instrument méthodologique par la commission nationale de la statistique des Nations unies en 2000, et à l'adoption par celle-ci des Recommandations sur les statistiques internationales du tourisme en 2008[11][12].

En 1999, Francesco Frangialli fait adopter par l'assemblée générale de l'OMT le code mondial d'éthique du tourisme[13], qui reçoit l'appui des Nations unies au travers d'une résolution de sa propre assemblée générale, le 21 décembre 2001 [14]. Il engage en 2002, à l'occasion de l'année internationale de l'écotourisme et du sommet des Nations unies de Johannesburg, l'OMT dans la mobilisation internationale en faveur des objectifs du Millénaire pour le développement[15]. Persuadé que le tourisme peut contribuer en particulier à la réalisation du premier de ses objectifs – la diminution de moitié de la pauvreté mondiale entre 1990 et 2015 - il lance l'initiative STEP (Sustainable Tourism for the Elimination of Poverty), et devient par la suite président de la Fondation STEP, qui se consacre à cette mission avec l'appui du gouvernement de la République de Corée[16],[17]. À partir de 2003, il inscrit le tourisme dans la problématique de la lutte contre le changement climatique[18] et fait prendre en compte l'interaction entre tourisme et réchauffement par les Nations unies lors de la conférence de Bali en 2007[19].

Prenant en considération la croissance ininterrompue des flux touristiques internationaux, leur impact de plus en plus marqué, et les interrelations sans cesse plus étroites entre cette activité, l'environnement et la société mondiale, Francesco Frangialli conduit à partir de 2001 la transformation de l'OMT en institution spécialisée, c'est-à-dire en organisation de premier rang de la famille des Nations unies[1]. Cette transformation est acquise au travers d'une résolution de l'assemblée générale des Nations unies en date du 23 décembre 2003[20]. Comme conséquence, le secrétaire général de l'OMT devient membre du chief executives board, l'instance suprême chargée sous la présidence du secrétaire général (successivement Kofi Annan et Ban Ki-moon) de la coordination des agences et programmes du Système[21].

Francesco Frangialli est ou a été professeur extérieur, invité ou honoraire dans différentes universités étrangères (Canada, Chine, Hong Kong, Serbie, Ukraine, Seychelles, Mexique) ; il a délivré dans plusieurs d'entre elles des enseignements ou des conférences fondés sur sa connaissance vécue du tourisme international.

Bibliographie

  • La France dans le tourisme mondialÉditions Economica (1991)
  • Contribution à l'ouvrage collectif Tourisme et loisirs – une question sociale - Éditions Bayard (1997)
  • Considérations sur le tourisme international (1997 – 1999 et 1999 – 2000), et Tourisme international : le grand tournant (2001 – 2003) – Publications de l'OMT, Le nouvel état touristique – Publications de l'OMT

Références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 http://www.uqam.ca/nouvelles/2006/06-282-FF.htm
  2. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000719868
  3. http://www.lalettrediplomatique.fr/detail.php?id=24&idrub=95&idrubprod=
  4. https://www.univ-smb.fr/fileadmin/Communication/fichiers_2014_2015/Communique-de-presse-MasterClass.pdf
  5. https://www.univ-paris1.fr/fileadmin/IREST/Rechauffement_climatique_et_tourisme.pdf
  6. http://cancunmio.com/099939-padre-de-cancun-recibe-reconocimiento-postumo-linea-del-metro-se-llamara-antonio-enriquez-savignac/
  7. http://www2.unwto.org/content/history-0
  8. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/369-381.pdf
  9. http://www.leconomiste.com/article/lessor-touristique-mondial-n-est-pas-pret-ralentir
  10. http://www.eturbonews.com/3125/frangialli-finally-step-down-un-tourism-chief
  11. http://unstats.un.org/unsd/publication/SeriesF/SeriesF_80F.pdf
  12. http://unstats.un.org/unsd/publication/SeriesM/seriesm_83rev1f.pdf
  13. http://www.tourism http://unstats.un.org/unsd/publication/SeriesF/SeriesF_80F.pdf e-durable.org/le-tourisme-durable/certifications/1002-le-code-mondial-dethique-du-tourisme.html
  14. http://ethics.unwto.org/fr/content/le-code-mondial-d-ethique-du-tourisme
  15. http://www.un.org/press/en/2002/envdev607.doc.htm
  16. http://www.europarl.europa.eu/intcoop/acp/92_01/pdf/tourism_en.pdf
  17. http://www.unwtostep.org/news/news1.asp?year1=2007
  18. http://sdt.unwto.org/sites/all/files/docpdf/docurealitycheck.pdf
  19. http://www.toinitiative.org/index.php?id=94&tx_ttnews%5Bpointer%5D=4&tx_ttnews%5Btt_news%5D=20&tx_ttnews%5BbackPid%5D=65&cHash=11896cd510
  20. http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/58/232
  21. http://hotelexecutive.com/newswire/24809/unwto-to-host-the-un-chief-executive-board-meeting-in-madrid

Cet article « Francesco Frangialli » est issu de Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 189 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).