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Frederic Fappani

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Frederic Fappani est cadre éducatif pour la protection de l'enfance et chercheur en sciences de l'éducation. Pronant une éducation au bonheur, il est l'un des fondateurs de l'archetypal pedagogy, fondée sur un travail sur soi, par l'étude des Archétype (psychologie analytique), visant à la réalisation de soi.Formé aux sciences de l'éducation et aux approches analytiques, Frédéric Fappani travaille dans des quartiers populaires. Il est désormais cadre au sein d'une oeuvre de protection de l'enfance[1].

Écrits

Les écrits :

  • d'une manière générale, Frederic Fappani s'exprime sur le bien être, le bonheur, l'amour, les femmes les hommes mais aussi aux relations homme/femme. Il s'inspire en cela très largement de ses questionnements issus de l'éducation spécialisée et de l'action sociale mais cependant ses écrits sont référés à la psychologie analytique et aux sciences de l'éducation.
  • d'un point de vue plus particuliers ses écrits s'intéressent aux activités de prévention spécialisée , où il questionne l'éducation des jeunes, dont celle des jeunes des quartiers populaires (identité, mal-être, suicide, éducation, délinquance juvénile,... ).
  • Il a par ailleurs développé l'idée que les jeunes soient «Les exclus du Banquet.», avec B majuscule; faisant ainsi allusion au texte du philosophe grec Platon. Ce texte fait référence a l'éros ( l'amour ) dont il estime qu'une partie de la jeunesse serait plus ou moins exclus ( logement, emplois, formation, sexualité, amour etc.).

Une pensée enracinée dans l'éducation jungienne

Article détaillé : archetypal pedagogy.

Bien qu'il soit tenu pour être l'un des fondateurs de l'archetypal pedagogy, Frederic Fappani [2] ne se réclame pas explicitement de Carl Gustav Jung. Il défend l'idée qu'il n'est pas besoin d'un système philosophique en éducation. [2]. Cependant, il indique l'importance d'une part de Carl Gustav Jung qui avait découvert des éléments majeurs en éducation et d'autre part du processus d'individuation dans l'accompagnement éducatif.[2]. Pour lui, la pédagogie des archétypes doit permettre de penser l'acte éducatif, de produire du sens sur l'acte éducatif, sur la relation, sur les activités entreprises, sur l'apprenant ou l'Educateur.

Comme pour tous les pédagogues jungiens, il est connaisseur du cadre de la psychologie analytique : "L'éducation commence par celle de l'éducateur, en particulier au travers d'un apprentissage de soi, une connaissance de soi.". Le présupposé, étant que si l'on se connait mieux, on peut mieux agir envers les autres, en particulier envers les enfants. Un travail sur soi, c'est aussi déconstruire ses préjugés et ses idées fausses.

Cependant, Frederic Fappani, amène cette question dans le cadre de l'éducation spécialisée. Par exemple autour de la situation des jeunes des quartiers populaires. Ses écrits de sciences de l'éducation sont à la croisée de la psychologie et de la pédagogie, une forme de psychopédagogie, très influencée par Carl Gustav Jung. Il pense que l'acte éducatif est un art, une science et une philosophie.

En ce sens il est prôche d'autres auteurs et pédagogues jungiens. Comme par exemple, René Barbier, qui pense lui, que l'éducateur est un passeur de finalités. On retrouve là aussi art, science et ce qu'il nomme spiritualité plutôt que philosophie :"Il nous faut distinguer trois types de finalités : en science, en art et dans la spiritualité." [3] Où encore, Patrick Estrade, qui selon ses propres mots, se situe " au carrefour de la psychologie , de la philosophie et de la spiritualité" et se définit comme " un passeur de valeurs"

Les exclus du Banquets

A l'origine, «Le Banquet», (en grec ancien Συμπόσιον, Sumpósion) est un texte de Platon écrit aux environs de 380 avant J.-C. Il est constitué principalement d'une longue série de discours portant sur la nature et les qualités de l'amour (eros). Tò sumpósion en grec est traduit traditionnellement par le Banquet ; ce terme désigne ce que l'on appelle aujourd'hui une « réception ».

La premier fois cette notion apparait dans le journal le monde dans un article de Josyane Savigneau nommé : «Les jeunes n'ont appris ni à s'aimer ni à aimer» puisqu'il s'agit là aussi d'amour. Par la suite un débat a lieu avec Philippe Meirieu qui utilisera alors à son tour cette notion en le citant et qui publiera un texte sous la forme d'un article :

Extrait Frederic Fappani : «  ... Les jeunes sont exclus, par deux fois, du Banquet : L'une consistant à ne pas leur permettre d'accéder au Banquet physiquement. Les jeunes sont donc ainsi freinés, bloqués dans leur individualisation ( socialisation ) : logement, travail, amour ... Et l'autre consistant d'être privé d'un développement de soi psychique (ce que l'on nomme l'individuation) car les adultes, ne le font même pas ou très peu pour eux-mêmes, puisqu'ils croient que seules comptent : l'action, la matérialité, et se livrant à une socialisation sans aucun sens supplémentaire pourtant nécessaire. Les jeunes sont ainsi alors bloqués aussi dans leur individuation : réalisation d'eux-mêmes, dépassement des conflits intra­psychiques, être en capacité de donner du sens aux douleurs, aux sentiments et aux sensations. L'individualisation et l'individuation ne s'opposent mais se complètent. On ne peut pas accéder (et garder longtemps) une place ou un objet que l'on ne soit pas advenue tant dans l'individualisation que dans l'individuation.» [4]

L'acte éducatif : un art

Et il invite d'abord à se questionner sur soi même, puis a s'investir dans la relation pédagogique. Il parle même, en la matiére d'"art". «  ... Un art car au-delà des valeurs qui nous animent, de la connaissance que nous avons et produisons et des qualités techniques dont nous faisons preuve, il y a la manière dont nous travaillons. Le principal outil de notre action réside dans notre propre personne ses qualités sensibles, ses facultés d'inventions et d'imagination, ses intuitions entretenues par la connaissance, que nous allons exister les uns auprès des autres, nos modes d'approches différenciés allant dans le même sens, mais par des chemins diversifiés qui peuvent conduire chacun de ceux dont nous nous occupons à rencontrer le déclic qui lui donnera des raisons d'aller de l'avant.»[5]

L'acte éducatif : une philosophie

«  ...Peut-on apprendre aux autres à vivre sans avoir sur la vie un certain nombre d'idées ? Peut-on aider les jeunes à progresser sans avoir sur le sens de leur marche, de leur démarche, un certain nombre de repères ? Cela nous apparaît impossible ! L'éducation demande d'être pleinement nous-mêmes tout en respectant les autres. Tout ce que nous faisons, nos gestes les plus simples comme nos attitudes les plus complexes sont habités par ce que nous pensons. Nous avons la chance, le plus souvent, de travailler au sein d'une équipe où le débat peut être permanent. Ce qui nous empêche de tourner en rond autour de nos seules préoccupations personnelles. Quand le travail que l'on fait a un sens, il est moteur, il enrichit, il épanouit, il engage aussi..»[5]

L'acte éducatif : une science

«...Une science car notre travail nous permet de constater, d'expérimenter, de déduire. Il met en œuvre, d'une manière permanente, le sens de l'observation, à travers le partage de vie et l'écoute attentive des autres, la capacité de proposition à travers leurs intérêts et leurs désirs, l'habitude d'évaluation qui n'est après tout que la réflexion sur les résultats que nous constatons les uns avec les autres, à partir des objectifs que nous nous sommes donnés. Chaque jour nous amène sa moisson de découvertes… .»[5]

Références

Notes

  1. Ivan Levaï, 28 avril 2009, France Inter.
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Jacques Louys & Bernard Robinet, «L'accompagnement éducatif & Carl Gustav Jung.» : Frederic Fappani, éd.Psy désir du 27.04.2009. Article en ligne à [1]
  3. René Barbier, Communication au Congrès International " Quelle Université pour demain ? Vers une évolution transdisciplinaire de l'Université " (Locarno, Suisse, 30 avril - 2 mai 1997).
  4. Philippe Meirieu, «Les exclus du banquet» : Frederic Fappani, éd. Philippe Meirieu, Avril 2009 . Article en pdf en ligne à [2]
  5. 5,0, 5,1 et 5,2 Fappani Frederic, L'acte éducatif pour quoi et pour qui ?, éd. Lien social, Numéro 572, 12 avril 2001

Bibliographie

Livres

  • Frederic Fappani, La cabane aux paysages, «voyage en archetypal pedagogy», Paris, 2009.
  • Frederic Fappani, La musicothérapie : De la vibration du cosmos au souffle venu d'ailleurs, éd. Cursus, 2007
  • Frederic Fappani, Les dossiers de l'éducation, Violence à l'école, Les objets sociomédiatiques ", éd. Cursus, 2002

Articles

  • Guy Benloulou, « Les effets de la crise sur les jeunes des quartiers ?», Frederic Fappani, éd.Lien social., Numéro 955, 7 janvier 2010
  • Romain Gouloumes, «On a peur des jeunes, on les stigmatise» : Frederic Fappani, éd.20 minutes du 27.05.09 . Article en ligne à [3]
  • Jacques Louys & Bernard Robinet, «L'accompagnement éducatif & Carl Gustav Jung.» : Frederic Fappani, éd.Psy désir du 27.04.2009. Article en ligne à [4]
  • Artworks and us, «La question de l'expérience de la rencontre avec une oeuvre d'art» : Frederic Fappani, éd.ARTWORKS AND US - LES OEUVRES ET NOUS, 15.04.2009 Article en ligne à [5]
  • Philippe Meirieu, «Les exclus du banquet» : Frederic Fappani, éd. Philippe Meirieu, Avril 2009 . Article en pdf en ligne à [6]
  • Josyane Savigneau, «Les jeunes n'ont appris ni à s'aimer ni à aimer», Frederic Fappani, éd. Journal Le Monde du 27.03.2009 . Article en ligne à [7]
  • Guy Benloulou, « L'acte éducatif pour quoi et pour qui ?», Frederic Fappani, éd.Lien social., Numéro 572, 12 avril 2001
  • Frederic Fappani, Les travailleurs sociaux et Internet: " Aujourd'hui les Nouvelles technologies de l'information et de la Communication (NTIC) débarquent sur l'Europe donc chez nous", éd. Lien social., Numéro 485, 6 mai 1999.

Articles internes, connexes

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