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Génération Maurras

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Génération Maurras désigne le renouveau militant, intellectuel et pamphlétaire[1] que connait l'Action française à travers le mouvement Restauration nationale de la fin des années 1980 jusqu’en 1992.

Cette croissance est favorisée par des dates clés telle que le millénaire capétien de 1987, le bicentenaire de la Révolution française en 1989 et le bicentenaire de la mort du roi Louis XVI en 1993[2].

La genèse

Le nom de Génération Maurras vient d'un campagne menée en 1987 par l'Action française en clin d’œil à la campagne « Génération Mitterrand » menée par la gauche à l’occasion des élections présidentielles[3].

Les militants

La génération Maurras marque un tournant culturel majeur dans l'histoire du royalisme français[4]. En effet, les années 1986-1992 ont été marquées par un regain d’intérêt pour les idées et l’activisme d’Action Française[5]. Les nouveaux militants ne proviennent pas de familles de traditions royalistes et une part importante est même issue d’un premier engagement politique à l’extrême-gauche (LCR, PCI, PAC, UEC…). La génération Maurras tire alors un trait sur les anciennes divisions royalistes et forge un appareil militant inspiré en efficacité et en intensité de ceux des mouvances trotskistes[4].

L'action politique

Dans les lycées, un mouvement de Coordination autonome des lycées aux initiales rappelant celles du mouvement post-soixante-huitard de Michel Recanati et Romain Goupil est créé afin de s'introduire dans des établissements scolaires très hostiles pour y susciter des noyaux sympathisants, puis de transformer ces noyaux en groupes Action Française Lycéenne (AFL). Cette tactique connait des succès dans plusieurs lycées de banlieue Nord et Est[4].

Dans les universités, le syndicat Renouveau universitaire est lancé pour relayer les activités de l'Action française et servir de « sas militant » à des sympathisants potentiels, non encore décidés à franchir le pas de l’adhésion. D'importants succès électoraux seront notamment obtenus dans la fac du Mans où les scores de 25 % feront du RU le premier syndicat étudiant du campus manceau[4].

Face à l’hostilité des groupes d’extrême-gauche un Service d’ordre central (SOC) est créé pour infiltrer les rangs adverses et anticiper les menaces. Le SOC est constitué d'une vingtaine de militants pouvant mobiliser au besoin une seconde ligne d'une centaine de militants, ainsi qu'une troisième ligne constituée de 130 militants supplémentaires. Une cellule médicale composée d'un interne en médecine et de 3 étudiants infirmiers accompagne le SOC[4].

Bibliographie

  • Jean-Paul Gautier, La Restauration nationale : un mouvement royaliste sous la Ve République, Syllepse, 2002
  • Jacques Prévotat, L'Action française, Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », (ISBN 2-13-052073-1)
  • Que reste-t-il de Charles Maurras ? Collectif, dossier édité par Christian Bouchet. Paris, "Flash", n°71, juillet 2011
  • L'Action Française. Une école de pensée. Maurras pas mort !, l'Action Française 2000, n° spécial, printemps 2017. 40 pages.

Articles connexes

Notes et références

  1. « Maurras pas mort ! », sur causeur.fr (consulté le 10 mars 2018).
  2. Stéphane Blanchonnet, Petit dictionnaire maurrassien, Lyon, Nouvelle Marge, (ISBN 9782955620021)
  3. « Maurras pas mort ! », sur causeur.fr (consulté le 10 mars 2018).
  4. 4,0, 4,1, 4,2, 4,3 et 4,4 Christian Bouchet et Sylvain Roussillon, « Nous avons « bolchévisé » l’appareil militant maurrassien »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur oragesdacier.info reprenant huffingtonpost.fr, (consulté le 3 septembre 2017)
  5. Jacques Prévotat, L'Action française, Paris, PUF, 2007


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